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Foi

Foi, cosmogonie et anthropologie catholiques

« Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4, 10)

Les règles du jeu de la Vie

La foi, la cosmogonie et l’anthropologie catholiques imprégnèrent nos ancêtres et modelèrent la France pendant près de 1500 ans. Mais elles se sont étiolées dans l’oubli, les spéculations humaines et le vacarme du modernisme.

Je vous propose ici une synthèse solide du catholicisme basées sur des sources théologales (révélées par Dieu), issues des Écritures Saintes, de la Tradition de l’Église, de l’enseignement du Magistère et des principales révélations privées. Une part importante de ces sources provient de grands mystiques catholiques – à l’instar de Maria Valtorta qui reçut des centaines de visions et de dictées sur la vie de Jésus, la foi et l’Église.

Note : Les références renvoyant à l’oeuvre de Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé (éd. CEV, 2016), seront indiquées comme ceci : (Valtorta, 95.4) ; où « 95 » = 95ème vision selon le classement de l’éditeur, et « 4′ » = 4ème passage au sein de cette vision.

Jésus : « Une seule chose est nécessaire : connaître Dieu. » (Valtorta, 136.5)

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TABLE

La Vérité

Nous, êtres humains, nous pouvons observer les merveilles de la Création. Nous constatons aussi que nous ne pouvons parvenir à produire, par nous-mêmes, une telle Création. Par ces deux observations, nous pouvons en déduire que la Création a un Créateur qui nous surpasse infiniment et nous mettre en quête de ce Créateur, de son essence et de sa volonté.

Catholique veut dire universel en grec et en latin. Ce terme renvoie au fait qu’il existe une Vérité, absolue, identique pour tous, intemporelle. Parce que les prophètes furent inspirés de Dieu et que Jésus Christ, Vrai Dieu et Vrai Homme, s’est incarné pour nous révéler la Vérité, elle nous est accessible dès aujourd’hui ; même si ce n’est qu’après notre existence terrestre, qu’elle nous apparaîtra en plénitude.

Cette Vérité fut transmise à travers les âges dans les sources théologales.

Une connaissance théologale est une connaissance n’étant pas produite par des hommes, mais venant directement de Dieu.

On peut se dire que les paroles de Dieu datant d’il y a plusieurs millénaires furent prononcées pour les hommes d’un temps révolu, d’une circonstance passée ; ou se créer un Dieu et des logiques divines à notre convenance. Il s’agit de tentations d’hommes. Mais, Dieu est intemporel et sa Loi immuable. Sa Parole n’est pas d’un temps et il ne ment pas. Cela est affirmé par Jésus et confirmé par les révélations privées faites à ses mystiques.

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » (Mt 24, 35)

« Sous la métaphore des histoires anciennes se cachent les vérités-clés de tous les mystères de l’univers. » (Valtorta, Les Cahiers, 30 décembre 1946)

La plupart des non croyants occidentaux ou occidentalisés rangeront le résumé ci-dessus parmi les différentes mythologies ayant fleuri sur terre depuis des millénaires. Ils verront en Jésus un sage philosophe de la trempe d’un Bouddha ou d’un Lao Tseu, s’ils ne doutent pas tout bonnement de son existence.

D’autres y verront des distorsions ou des manquements qu’ils rempliront avec créativité : « Jésus fut probablement initié en Inde », « Jésus aurait été marié à Marie-Madeleine et ils ont eu une descendance », « Jésus ne parle pas ouvertement de la réincarnation, mais sait qu’elle existe », etc.

Sauf qu’au milieu du XXème siècle, Maria Valtorta, une mystique catholique, a reçu pendant des années des centaines de visions et de dictées de Jésus, de Marie, l’Apôtre Saint Jean, de Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus, de Sainte Lucie. Les deux tiers d’entre elles concernent la vie terrestre de Jésus. Elle les transcrit manuellement, sans rature, sur 15 000 pages que nous pouvons lire dans un livre en dix tomes : L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. Ces textes sont, selon les chercheurs qui les ont étudiés, remplis de détails biologiques, géologiques, astronomiques, topographiques, culturels concordants avec la réalité d’il y a 2000 ans. Détails impossibles à connaître par Maria Valtorta, peu instruite, paralysée et alitée les deux tiers de sa vie. Ces textes contiennent les paroles de Jésus, quasiment au jour le jour, et ses toutes paroles confirment les enseignements résumés sur cette page. Ce n’est donc pas un mythe. Lire la page dédiée.

Partant de là, nous pouvons poser 2 postulats :

1. Jésus ne ment pas. Donc quand il dit « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6), il dit vrai et ses paroles sont réelles. Cela est attesté par sa vie exemplaire et ses œuvres inégalées en Sagesse et en Amour.

2. Les écrits bibliques n’ont pas été modifiés à travers les siècles. S’il fallait le démontrer, les textes de Maria Valtorta en donnent une preuve éclatante.

Partant de ces 2 postulats, on peut considérer la Bible et les paroles de Jésus Christ comme formant la base la plus solide au monde pour approcher le mystère de la vie et conduire la sienne.

Très humblement, cette page vise à partager le trésor du catholicisme, sa parfaite cohérence et la Vie qu’il contient.

Un Dieu-Amour Parfait

Dieu est Incréé et Éternel, Un et Trine, tout esprit, Amour parfait, Créateur de tout, Infini, « Être incorporel » (Valtorta, 244.7), le « Père universel » (Valtorta, 277.3).

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le Principe et la Fin. » (Ap 22, 13)

« – Simon Le Zélote : Qui donc est Dieu ?
– Jésus : Dieu est la Perfection qu’on ne peut atteindre, Dieu est la Beauté parfaite, Dieu est la Puissance infinie, Dieu est l’Essence incompréhensible, Dieu est la Bonté insurpassable, Dieu est la Compassion indestructible, Dieu est la Sagesse incommensurable, Dieu est l’Amour devenu Dieu. Il est l’Amour ! Il est l’Amour ! Tu dis que, plus tu connais Dieu dans sa perfection, plus il te semble t’élever ou plonger dans deux immensités infinies d’azur sans ombre… Mais quand tu comprendras ce qu’est l’Amour devenu Dieu, tu ne t’élèveras plus, ne plongeras plus dans l’azur, mais dans un tourbillon éblouissant de flammes, et tu seras aspiré par une béatitude qui sera pour toi mort et vie. Tu auras Dieu en ta totale possession quand, par ta volonté, tu seras arrivé à la comprendre et à le mériter. Alors, tu seras établi en sa perfection. »
(Valtorta, 89.3)

Dieu est Miséricorde et Justice.

Dieu est omniscient.

« Du haut des cieux, le Seigneur regarde : il voit la race des hommes. Du lieu qu’il habite, il observe tous les habitants de la terre, lui qui forme le cœur de chacun, qui pénètre toutes les actions. » (Ps 32, 13-15)

 

« Il sonde les reins et les cœurs » (Ap 2, 23).

 

Jésus : « [Dieu] voit tout, même les actions les plus cachées » (Valtorta, 95.4)

 

Jésus : Dieu « voit tout, sait tout, tout ce qu’il fait est bien. » (Valtorta, 305.5)

 

Jésus : « Dieu voit tout et se souvient de tout. Souvenez-vous-en, vous aussi. » (Valtorta, 126.5)

Dieu est omniprésent.

Jésus répondant à des Romains sidérés par sa parfaite connaissance de leur architecture religieuse : « Je ne suis jamais sorti pour aller à Rome ou à Athènes, mais je n’ignore pas l’architecture de la Grèce et de Rome. Dans le génie de l’homme qui a décoré le Parthénon, j’étais présent, car je suis partout où il y a vie et manifestation de la vie. Là où un sage pense, un sculpteur sculpte, un poète compose, une mère chante sur un berceau, un homme se fatigue sur les sillons, un médecin lutte contre les maladies, un vivant respire, un animal vit, un arbre pousse, je suis là avec Celui de qui je viens. Dans le grondement d’un tremblement de terre ou le fracas de la foudre, dans la lumière des étoiles ou le mouvement des marées, dans le vol de l’aigle ou dans le bruit du moustique, je me trouve avec le Très-Haut, le Créateur. » (Valtorta, 204.4)

Dieu est trois personnes d’une même essence, formant la Très Sainte Trinité :

  1. La première personne : Dieu Le Père. Il est la Pensée (qui crée).
  2. La deuxième personne : Dieu le Fils, Jésus Christ. Il est le Verbe (qui se revêtit de chair pour souffrir et expier la faute de l’homme, Valtorta, 126.3), envoyé du Père. Il est Fils de Dieu par son Père céleste et Fils de l’Homme par Marie. Il n’y a aucune différence entre le Père et le Fils, « ni en substance ni en puissance » (Valtorta, 225.7). Le concile de Chalcédoine (451) affirme que Jésus-Christ est à la fois Dieu et homme en « une seule personne et deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation » (on parle ici de dyophysisme).
  3. La troisième personne : Dieu le Saint-Esprit. Il est l’Amour, envoyé par le Père au nom du Fils. Il est « le Maître, la Force, la Charité, la Sagesse » (Maria Valtorta, Leçon n°15, 98, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains). Il habite en chaque être humain et leur est un ami fidèle. Il nous console, nous guide et nous ramène dans la vérité. Il nous fait regretter nos fautes et grandir en Dieu. Il poursuit la mission de Jésus sur terre et nous rappelle la Bonne Nouvelle. Selon Saint Thomas d’Aquin, les 7 dons ou vertus de l’Esprit-Saint sont : la sagesse, l’intelligence, la science, la force, le conseil, la piété et la sainte crainte (au sens de respect, d’humilité et d’émerveillement devant l’infinie grandeur du Tout-Autre).

La notion de consubstantialité décrit la relation entre les personnes divines de la Très Sainte Trinité : le Père est éternel, le Fils est engendré de toute éternité de l’être propre du Père, à partir duquel l’Esprit procède aussi éternellement. [Détails] Ces trois personnes sont grandes, en saintes et puissantes en égale mesure (Valtorta, 4 janvier 1944).

Le « trinitarisme » est la doctrine officielle du christianisme depuis le premier concile de Nicée (325) et le concile de Chalcédoine (451). Elle est conjointe aux principales Églises chrétiennes (catholicisme, christianisme orthodoxe, protestantisme).

Symbole d'Athanase représentant le Trinité

– L’apôtre Philippe, lors du repas de la Cène : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. »
– Jésus : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père » ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? » (Jn 14, 8-10)

Une Création parfaite

Dieu a librement voulu et décidé de créer l’univers, et c’est « dans un excès d’amour, [qu’Il] a créé l’humanité » (Valtorta, 203.7).

« Par la parole du Seigneur les cieux ont été faits. » (Ps 33, 6)

C’est une œuvre de pur amour qu’il aime, un don gratuit et bon.

Dieu a créé l’univers en six étapes (Valtorta, 87.2) ou « périodes » (mot de Crombette) – métaphoriquement appelées « jours » – avec fulgurance, facilité (simple parole) et joie. Ces étapes sidérales et ascensionnelles furent toujours plus puissantes, rapides et parfaites (Valtorta, Leçon n° 23 sur l’Épître de Saint Paul aux Romains). Chaque élément de sa création prend sa place dans une grande unité cohérente, dans une harmonie toute parfaite.

« Dieu créa l’Univers à partir du chaos. Il le créa en établissant un ordre parfait au sein des matières et des éléments chaotiques, et en formant les mondes, les saisons, les créatures et les éléments qui existent depuis des millions de siècles. » (Valtorta, Leçon n°15, 92, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains)

Dieu créa les anges, le ciel, le globe terrestre et les eaux, puis :

Jour 1 : Création de la lumière primordiale (à ne pas confondre avec la lumière solaire) et des ténèbres. Dieu vit que cela était bon.

Jour 2 : Séparation des eaux en deux : au-dessus et en-dessous du firmament. Les eaux d’en-dessous s’amassèrent en un même océan, dégageant un continent unique primitif (aujourd’hui nommé Pangée).

[Le philosophe Emmanuel Kant posa ici l’hypothèse que les eaux du dessus formèrent un anneau aqueux ceinturant la terre, dont le volume hydrique équivalait à celui de l’océan unique entourant la Pangée. Plus tard, Fernand Crombette montra que la Pangée avec le niveau océanique antédiluvien – soit – 2000 mètres – avait la forme d’une fleur parfaite à huit pétales et que la future ville de Jérusalem se trouvait à l’exact centre géographique de cette fleur.]

[À la fin du deuxième jour, le texte de la Genèse ne nous dit pas que « cela était bon », car la dualité ne peut se satisfaire ; elle a besoin de la trinité.]

Jour 3 : Création des végétaux [ceux-ci se nourrissaient et croissaient alors de la lumière primordiale/surnaturelle (créée le jour 1), puis le rôle nourricier de cette lumière fut, ultérieurement, confié au soleil (en jour 4). Comme pour l’homme dont la source nutritive n’est pas la même s’il se trouve dans le sein de sa mère ou hors de celui-ci.] Dieu vit que cela était bon.

Jour 4 : Création des astres, dont le Soleil et la Lune. Dieu vit que cela était bon.

Jour 5 : Création des poissons et des oiseaux. Dieu vit que cela était bon.

Jour 6 : Création des animaux terrestres, puis de la dernière créature : l’homme et de la femme. Dieu les fait « avec un peu de boue et avec son souffle » (Valtorta, 170.3), cf. Gn 2, 7. Ces derniers dominent les créatures inférieures.
Oiseaux, animaux terrestres et humains consomment exclusivement des végétaux. Dieu vit que cela était très bon.


Caractéristiques des créatures de Dieu :

 

Les anges :

  • furent créés, tous en même temps (Sainte Françoise Romaine, 17ème vision), bien avant les humains
  • sont les serviteurs de Dieu
  • vivent au Paradis, voient et louent Dieu
  • sont des êtres de raison (intelligence), libres (ils peuvent choisir le bien ou le mal, une fois pour toutes)
  • sont de purs esprits, éternels, ne vieillissant pas et ne pouvant pas se reproduire
  • certains sont :
    • des « archanges », les principaux sont :
      • Saint Michel (Michaël en hébreu) : son nom veut dire « Quis ut Deus » (« Qui est comme Dieu ? ») ; il est le chef de l’armée du Seigneur contre satan et le prince de l’Église ; il fut fait Saint Patron de la France en 496, par Clovis, roi des Francs ; la France lui est consacrée solennellement en 1912 au Mont Saint-Michel)
      • Saint Gabriel : son nom veut dire « Dieu annonce » ou « Force de Dieu » (Valtorta, 136.6)
      • Saint Raphaël : son nom veut dire « Dieu guérit » (créé en même temps que la matière)
    • des chérubins (Valtorta, 126.3)
    • des séraphins (Valtorta, 126.3)
    • des « anges-gardiens », chargés de protéger les humains et d’intercéder pour eux (Valtorta, 182.4)

 

Les eaux, les minéraux, les poussières :

  • ne peuvent pas se reproduire
  • peuvent changer d’apparence ou de nature

 

Les végétaux :

  • peuvent se reproduire
  • prisonniers de leurs racines, ils ne peuvent se déplacer
  • n’ont pas la lymphe vitale (le sang)
  • n’ont pas de volonté propre
  • n’ont pas d’âme

 

Les animaux :

    • possèdent la lymphe vitale (le sang) ;
    • peuvent se reproduire ;
    • peuvent se déplacer (mouvement),
    • possèdent un instinct, un appétit volitif, des capacités d’alerte et cognitives rudimentaires
    • ne peuvent raisonner
    • n’ont pas d’âme : leur mort physique entraîne leur disparition définitive (Valtorta, 287.5)
    • sont les « serviteurs et amis » des humains (Valtorta, 82.1)
    • La Bible décrirait même deux dinosaures, aux chapitres 40 et 41 du Livre de Job, et la Vierge Marie évoque la présence des dinosaures dans son œuvre Marie trône de la Sagesse.

La Vierge Marie évoqua aussi leur présence aux premiers temps : « [Après le péché originel], les premiers parents, Adam et Ève, se souvenaient avec nostalgie du Paradis… Avant le péché, les animaux, grands et petits, leur étaient soumis et aucun d’entre eux n’osait faire face à l’homme, le roi de la nature ; et beaucoup étaient des monstres énormes, très charpentées, devant lesquels l’homme semblait n’être qu’un enfant ; et cependant tous les êtres inférieurs le respectaient et lui obéissaient. Parce que c’était là la volonté divine et que « la création tout entière se soumettait aux ordres du Seigneur (Sg 19, 6). (Consuelo, Marie, Trône de la Sagesse, pp. 49-50)

 

Les humains conjuguent quatre niveaux :

  1. l’animal, comprenant :
    • la chair éphémère comprenant, elle-même, les deux premiers règnes, minéral et végétal
    • la reproduction
    • le mouvement
  2. la conduite morale, comprenant :
    • l’intelligence ouvrant à des compréhensions et visions supérieures
    • la raison rendant capable de maîtriser les instincts
    • la parole permettant de rendre gloire à Dieu-Créateur, de le prier, d’évangéliser ceux qui l’ignorent, d’exprimer ses besoins et ses émotions, et à saisir ceux des autres. Contrairement à celui des animaux, le langage de l’homme est complexe et peut s’enrichir (Valtorta, 126.2).
    • la liberté
  3. le cœur
  4. l’âme, qui est :
    • d’origine divine
    • supérieure à la chair ; Jésus : « L’âme a une valeur infinie en comparaison de la chair et du sang » (Valtorta, 275.10)
    • dotée de trois forces/puissances : Mémoire ; Intelligence ; Volonté
    • immatérielle (Valtorta, 86.3)
    • spirituelle
    • indivisible
    • et, une fois créée, immortelle (la vie de l’âme n’est pas un cadeau passager, mais éternel ; Jésus : « le mystère [de l’immortalité de l’âme est] le plus certain et le plus consolant de la foi. C’est celui qui nous donne l’assurance de notre origine, de notre but, de ce que nous sommes, et cela enlève toute amertume à nos séparations. » cf. Valtorta, 167.12) Notre corps change tout le temps (ses cellules se renouvellent constamment et son apparence change), jusqu’à dépérir, mais l’âme traverse le temps.
    • Sainte Catherine de Sienne décrit son âme comme sa « cellule intérieure »
  • Seul l’homme est créé à l’image de Dieu (Gn 1, 26). « L’homme est à l’image de Dieu à cause de son âme divinisée par la Grâce, et ressemble à Dieu à cause de la charité qui est rendue possible par cette même Grâce. » (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)
  • Seul l’homme reçoit le souffle de Dieu (Gn 2, 7).
  • « Seul l’homme, le roi de la création, a la position droite du roi qui domine ses sujets, avec un visage qui regarde en face et en haut, sans avoir besoin de se tordre le cou. En haut, là où se trouve la demeure du Père » (Valtorta, 76.2).
  • Le corps de l’humain n’est que la carapace de son âme. Sachons bien distinguer ce corps et ses pulsions qui appartiennent au règne animal inférieur, de notre âme qui aspire à l’élévation spirituelle.
  • Les humains ont des anges gardiens (cf. Valtorta, 69.4 & 182.4).
  • Seul l’homme possède une volonté et une capacité d’initiative libres. Celles-ci peuvent varier au cours de sa vie terrestre, mais son choix est définitif à l’instant de sa mort terrestre.
  • L’humain est la plus parfaite des créatures.

Jésus : « […] l’homme, la plus parfaite des créatures, plus parfait que le soleil parce qu’il a une âme en plus de la matière, l’intelligence en plus de l’instinct, la liberté en plus de l’ordre, l’homme semblable à Dieu par l’esprit, semblable à l’animal par la chair, le demi-dieu qui devient dieu par participation, par la grâce de Dieu et sa propre volonté […] » (Valtorta, 506.2)

Jésus : « L’homme : véritable anneau de jonction entre la terre et le Ciel, véritable trait d’union entre le monde spirituel et le monde matériel, être où la matière sert de tabernacle à l’esprit, être où l’esprit vivifie la matière non seulement pour la vie mortelle, qui est limitée, mais aussi pour la vie immortelle qui doit venir après la résurrection finale. » (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)

  • L’humain domine la création (Gn 1, 28).
  • L’humain est la plus aimée des créatures de Dieu (Valtorta, 126.3, 173.7, 298.7). Il « vaut bien plus » qu’un animal (Valtorta, 182.5). Jésus (suite à la noyade des porcs dans lesquels ont été transféré les démons des deux possédés de Gamla) : « Mieux vaut que périssent deux milliers de porcs qu’un seul homme. » (Valtorta, 186.6)
  • Parce que les êtres humains ont été créés le « sixième jour », le chiffre « 6 » les représente.
  • La fin de l’humain est d' »aimer et servir son Dieu pendant la vie terrestre, le connaître dans sa Vérité, et jouir de Lui dans l’autre vie, éternellement. […] but immédiat : aimer et servir Dieu sur terre ; but ultime : jouir au Ciel de sa présence. » (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)

Jour 7 : Dieu chôme et contemple amoureusement son ouvrage. En se faisant, il nous apprend à prendre le temps, nous aussi, à le contempler et à l’aimer.

 

La perfection de la création sera atteinte avec Jésus Christ.

« La Perfection, c’est Jésus. La Perfection, c’est le Christ, l’Homme-Dieu. La Perfection, c’est le Fils de Dieu et de l’Homme, Celui qui pour la Divinité n’a eu que le Père, et pour l’Humanité n’a eu que la Mère. Celui qui, dans un vêtement de chair, a renfermé deux Natures. Celui qui, dans sa chair d’homme, a fusionné ces deux Natures, qui restent toujours séparées par la distance infinie qui existe entre la perfection de l’homme, même le plus saint, et la perfection de Dieu. […] » (Valtorta, Leçon n°15, 97, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains)

La création et son ordre parfait sont commentés en détails par Dieu, sous la plume de Maria Valtorta, dans sa Leçon n°14 et sa Leçon n°15 sur l’Épître de Saint Paul aux Romains.

 

La vie ne se cantonne pas à notre seule planète.

« Je serais un Dieu Créateur bien petit et limité si je n’avais créé que la Terre comme monde habité ! D’un battement de ma volonté, j’ai suscité des mondes et des mondes du néant et je les ai projetés, poussières lumineuses, dans l’immensité du firmament. La terre, dont vous êtes si férocement orgueilleux, n‘est que l’un des grains de poussière tournant dans l’infini, Et s’il n’est pas le plus grand, c’est certainement le plus corrompu. Des vies et des vies pullulent dans les millions de mondes qui font la joie de votre regard dans les nuits sereines, et la perfection de Dieu sera manifeste lorsque vous pourrez voir, par la vue intellectuelle de l’esprit de nouveau réuni à Dieu, les merveilles de ces mondes. » (Valtorta, Les Cahiers, 22 août 1943)

La création

En tant que chercheur en anthropologie systémique, j’ai longtemps cru et enseigné la théorie matérialiste de l’évolution du monde organique. Ceci pour cinq raisons :

  • Elle fait autorité dans les milieux académiques.
  • Elle semble élégante et cohérente.
  • Les derniers papes se sont montrés bienveillants à son égard.
  • J’ignorais ses failles pourtant béantes.
  • J’ignorais les paroles de Jésus Christ à son sujet.

On en a oublié qu’il ne s’agissait que d’une théorie au point d’éclipser les thèses contraires, discréditées et non financées, et d’ostraciser leurs auteurs.

Les théoriciens de la biologie évolutionniste partent d’un postulat initial simple : Dieu n’existe pas. Par conséquent, les êtres, leur perfection et leur diversité ne peuvent être son ouvrage. Dès lors, comment expliquer qu’un hasard intersidéral ait pu engendrer les millions d’espèces animales, végétales et fongiques qui peuplent la biosphère ? La théorie d’une lente évolution buissonnante – ayant germé à partir d’un premier organisme vivant, formé par auto-genèse – et constamment élaguée par la sélection naturelle des plus aptes, leur semble être la réponse la plus respectable. Ici, l’humain n’échapperait pas à la règle et ne serait qu’un grand singe, parmi d’autres, trouvant sa place sur l’arbre du vivant.

Une posture conciliante – celle du dessein intelligent – est de convenir que Dieu n’a pas crée d’emblée les espèces telles qu’on les voit, mais un principe évolutionniste initial qui les a conduites à être ce qu’elles sont devenues.

Le problème avec ces théories est qu’elles manquent cruellement de preuves matérielles :

  • On a beau continuer de creuser les strates géologiques, on ne trouve pas plus de « fossiles intermédiaires » (embranchements communs à deux espèces) aujourd’hui qu’à l’époque de Darwin.
  • Les recherches en génétique mitochondriale infirment ce pour quoi elles étaient financées. David Thaler (généticien à l’Université de Bâle, Suisse) et de Mark Stoeckle (Rockefeller University, New York, USA), fervents défenseurs de la théorie de l’évolution, ont mené une grande étude sur l’ADN mitochondrial des espèces actuelles. Pendant une dizaine d’années, ils ont analysé cinq millions de « codes barres » d’ADN mitochondrial appartenant à 100 000 espèces vivant actuellement dans différentes régions du globe (télécharger l’étude). Contre l’attente et la volonté des chercheurs, cette étude conclue que :
    • 90 % des espèces animales seraient apparues sur Terre à peu près en même temps que l’homme, il y a 100 000 ou 200 000 ans (« âge génétique ») ;
    • Les espèces auraient des frontières génétiques très nettes qui ne permettent guère de les relier entre elles ;
    • Les espèces seraient bien plus stables que supposé : les mutations génétiques au sein d’une espèce ne seraient pas proportionnelles au nombre d’individus qui la compose.

Jésus :

« Le Puissant et l’Infini n’avaient certainement pas besoin d’obtenir l’homme d’une évolution séculaire de singes. Le singe fut ce qu’il est dès l’instant où il fut créé et fit ses premiers bonds sur les arbres du paradis terrestre. L’homme fut ce qu’il est dès l’instant où Dieu le créa à partir de la boue et où il lui insuffla l’esprit, ce qu’il n’avait fait à aucune autre créature. » (Valtorta, Cahiers du 14 juillet 1944, p. 437)

 

« Est-il logique, purement logique et raisonnable, d’admettre le miracle du chaos qui s’ordonne tout seul, engendre tout seul la cellule, que la cellule évolue en espèce, et cette espèce en d’autres toujours plus parfaites et plus nombreuses, tandis que Dieu est décrit comme incapable de réaliser tout seul toute la création ? Est-il logique et raisonnable de soutenir la thèse de l’évolution de l’espèce, et même d’une espèce donnée jusqu’à la forme animale la plus parfaite puisque dotée de parole et de raison — même cela seulement —, quand on voit que, depuis des millénaires, toutes les autres créatures animales n’ont acquis ni raison ni parole bien qu’elles coexistent avec l’homme ? Chaque animal est tel qu’il a été créé il y a des millénaires de cela. Il y a eu, certes, des réductions structurelles, des croisements par lesquels les premières races créées ont produit des races hybrides. Mais on n’a jamais vu, au cours des années et des millénaires, le taureau cesser d’être ce qu’il est, pas plus que le lion ou le chien, qui vit pourtant avec l’homme depuis des siècles. On n’a pas davantage vu les singes devenir des hommes, ou du moins des animaux hommes, malgré les millénaires passés et ses contacts avec l’homme, dont il peut certes imiter les gestes mais pas la parole. Ces créatures inférieures démentent, avec l’évidence des faits, les élucubrations des amateurs de science uniquement rationnelle. Ils sont tels qu’ils étaient. La variété de leurs espèces témoigne de la toute-puissance de Dieu. Mais elles n’ont pas évolué. Elles sont restées telles qu’elles étaient, avec leurs instincts, leurs lois naturelles, leur mission particulière, qui n’est jamais inutile en dépit de ce qu’elle peut paraître. Dieu ne crée pas d’œuvres inutiles et totalement nuisibles. » (Cahiers de septembre à novembre 1950, page 601 et suivantes)

 

« Il n’y a pas eu d’auto genèse, il n’y a pas eu d’évolution. Il y a eu simplement la Création voulue par le Créateur. Votre raison, dont vous êtes si orgueilleux, devrait suffire à vous convaincre qu’à partir de rien, on ne peut former quelque chose d’initial, et qu’à partir d’une chose initiale unique, on ne peut former le tout. […] L’homme n’est pas le résultat d’une évolution , de même que la Création n’est pas le produit d’une autogenèse. » (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)

 

« [La lettre récente de la Commission Pontificale biblique à l’Archevêque de Paris] avertit clairement que les onze premiers chapitres de la Genèse, quoiqu’ils ne répondent pas exactement aux règles de la composition historique, telles que les ont suivies les grands historiens grecs et latins et que les suivent les savants d’aujourd’hui, appartiennent néanmoins au genre historique en un sens vrai, que des exégètes devront étudier encore et déterminer » (Pie XII, Encyclique Humani Generis, 12 août 1950)

Même au moyen de sélections forcées on ne pourrait faire d’un singe un homme ou d’un homme un singe. Les scientifiques ne se risquent pas à ces expérimentations pour ne pas ruiner leur réputation.

Implications :

  • Tous les humains descendent d’Adam et Ève (Valtorta, 275.9) et, donc, sont frères et sœurs.
  • Les espèces qui disparaissent en raison de nos péchés, à moins d’un miracle, s’éteignent pour toujours.
  • Malgré ses prétentions, la science moderne est, en grande partie, erronée, partiale et immature.

Pour creuser ce sujet, vous pouvez consulter les auteurs suivants :

  • Fernand Crombette (www.ceshe.fr)
  • Brown (théorie des hydroplaques)
  • Guy Berthault (remise en question de l’interprétation stratigraphique de Sténon, proposée au XVIIième siècle et voulant que plus les couches géologiques sont profondes plus elles seraient anciennes ; la stratification serait une résultante non temporelle, mais mécanique influencé par un apport d’eau considérable)
  • Jean-Marcel Gaudreault

Le droit naturel

Le droit naturel pose les obligations intrinsèques à la dignité de l’humain, d’après ses caractéristiques naturelles (innées).

Dès lors, est considéré comme moral tout acte en accord avec sa finalité principale. L’inverse est considéré comme immoral.

Par exemple :

  • L’alimentation a pour finalité principale de procurer de l’énergie au corps (≠ goinfrerie), donc les vomitoriums romains sont immoraux ;
  • La sexualité a pour finalité principale la procréation (≠ luxure), donc les orgies romaines ou l’homosexualité grecque sont immorales.

Le plaisir des sens ne peut jamais être, moralement, la finalité principale de nos actes, car en tant qu’être spirituels, leur finalité transcende la simple auto-satisfaction.

Les animaux, n’ayant pas les capacités de librement dévier leurs actes de leur finalité naturelle principale, ne sont pas sujets à la morale. Ils font toujours la volonté de Dieu par instinct.

À l’inverse du droit naturel, se trouve le « droit positif ». C’est-à-dire, le droit qui se surajoute au droit naturel ou tend à le remplacer. Comme nous le verrons, le droit positif peut être soit d’origine humaine, soit d’origine divine (par l’intermédiaire de Jésus Christ).

Les turpides humaines

La chute de Lucifer et des humains

Refusant de servir les hommes et voulant être Dieu, Lucifer, le plus beau des archanges (Valtorta, 131.2), fut le premier démon (Valtorta, 131.2). Imitant son « non serviam » (je ne servirai pas), un tiers des anges se rebellèrent à sa suite (Ap 12, 4 ; confirmée par la 17ème vision de Sainte Françoise Romaine). Tous furent frappés d’anathème (Valtorta, 186.5) et chassés du Ciel par Saint Michel archange et ses anges, où le mal ne peut exister, et précipités irrémissiblement dans l’abîme. Ils furent les premiers à entrer dans la Négation (Valtorta, 244.6). Puis, par haine et vengeance (Valtorta, 186.5), ils luttent désormais sur la terre contre Dieu et les hommes pour un temps limité (Ap 12, 7-12).

Dieu créa Adam et Ève, et pour eux l’Éden, le paradis terrestre, le parfait jardin. Il créa l’homme et la femme en faisant d’eux une perfection mineure à son image et leur proposa une pleine relation d’Amour. Pour que cet Amour soit parfait (et non chantage ; ou automatique, tels des robots programmés pour aimer, ce qui ne vaudrait rien), il les fit parfaitement libres. Libres de le choisir ou de le rejeter.

Pour leur permettre concrètement ce choix (et non pour les tenter), Dieu planta, dans le jardin, l’arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Et leur donna ce seul commandement :

« Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais tu ne mangeras pas de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. » (Gn 2, 16-17)

L’obéissance à cette unique commandement était une « épreuve proposée par Dieu pour confirmer Adam et Ève dans la grâce » (Valtorta, 174.9, note).

Le diable – le diviseur – vint tenter Ève et la poussa à succomber à 3 tentations successives (Valtorta, 174.9, note) :

  1. une luxure spirituelle = « pouvoir tout faire »
  2. puis, une luxure intellectuelle = « tout connaître » (surtout le mal, en plus du bien qu’ils connaissaient déjà)
  3. puis, une luxure charnelle = pouvoir créer, par elle-même avec son compagnon, de nouveaux hommes sur la terre par les lois naturelles du règne animal (et non spirituellement, comme Dieu l’avait établi)

Puis Ève vint tenter Adam (Gn 3, 6 ; Valtorta, 174.9).

Ce péché complexe embrassa embrassa « les trois états de l’homme : matière, pensée et âme. » (Valtorta, 286.7)

Nos deux parents primordiaux ont librement consenti à cette tentation d’égaler Dieu par cette triple transgression, devenant ainsi les premiers pécheurs (Valtorta, 131.2) et faisant entrer le péché dans l’univers.

Suite à cette « faute originelle » cataclysmique :

  • Les portes du Ciel furent refermées derrière eux ;
  • Les fautifs furent frappés de châtiments : le dur labeur des champs pour l’homme, la douleur dans l’enfantement et la domination masculine pour la femme, le déplacement ventral et la domination féminine pour le serpent ;
  • La Création – et surtout de l’humain – furent contaminés par le mal ;
  • L’homme, créature paradisiaque, devint une créature terrestre (Valtorta, 606.8) ;
  • Sa maison passe du paradis terrestre à un lieu d’exil, à une terre d’épreuves. La terre devient le « lieu de châtiment du Père pour son fils coupable [Adam] » (Valtorta, 275.6) ;
  • Le péché, la maladie, le vieillissement et la mort sont entrés dans l’univers. Exemples :
    • Cela se manifeste promptement par le fratricide entre les deux premiers nés d’Adam et Ève : Caïn – le dur agriculteur – tuant par jalousie son frère Abel – le doux éleveur ;
    • Les animaux qui cohabitaient en paix devinrent violents (le lion devint féroce et le serpent venimeux ; Valtorta, 181.7)
  • Les humains connaissent un endurcissement moral, intellectuel…

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde [kosmos] » (Rm 5, 12)

La purification : le déluge et l’arche de Noé

Caïn l’agriculteur, fils d’Adam et Ève, fit entrer le fratricide en tuant par jalousie son frère Abel l’éleveur.

L’humanité s’enlisa tant dans la corruption spirituelle, intellectuelle et corporelle, que Dieu décida de l’effacer de la terre, à l’exception de Noé et de sa famille qui lui étaient restés fidèles. Il leur dit de construire une arche et d’y faire monter un couple de chaque espèce.

D’après la Bible, le déluge arriva alors que Noé avait 600 ans, soit 1656 ans après la création d’Adam et 2348 ans avant la naissance du Christ.

Les eaux vinrent autant du dessous que du dessus du firmament, et recouvrirent toute la terre. Les travaux de Fernand Crombette tendent à montrer que cet événement cataclysmique provoqua le brutal éclatement géologique du continent unique primitif (la Pangée).

Les rescapés, hommes et bêtes, restèrent quelques 300 jours dans l’arche. Lorsque les eaux se retirèrent, ils furent au sommet du Mont Ararat (situé dans l’actuelle Arménie). L’arche se trouverait encore aujourd’hui, prise dans les glaces, au-dessus de la gorge d’Ahora, au nord-est du Mont du Grand Ararat, à plus de 4600 mètres d’altitude. De là, ils se disséminèrent sur la terre.

Jésus Christ : « Noé entra dans l’arche et vint le déluge, qui les fit tous périr. » (Luc 17, 27)

Là, Dieu donna à Noé les sept commandements noahides :

  1. établir des tribunaux ;
  2. interdiction de blasphémer contre Dieu ;
  3. interdiction d’idolâtrie ;
  4. interdiction d’unions incestueuses et adultères ;
  5. interdiction d’assassiner ;
  6. interdiction de voler ;
  7. interdiction de se nourrir de sang.

Dieu lui donna aussi l’arc-en-ciel pour signe et la promesse de ne plus jamais détruire la Création.

Peu après, réapparu le ferment de l’orgueil et l’outrage à Dieu, chez les hommes qui voulurent atteindre le Ciel en érigeant la tour de Babel. Voyant leur volonté mauvaise, Dieu morcela leur langue, les empêchant de se comprendre et les dispersant. L’espèce unique devient des races divisées (Valtorta, 286.7).

Au seine de l’humanité, Dieu conclut une Alliance avec le peuple hébreu, par l’intermédiaire d’Abraham. Il les libéra de l’esclavage en Égypte (qui dura 430 ans), les conduisit à travers le désert et leur donna une terre.

Dieu leur donna également Les Tables de La Loi (ou Décalogue ou lois mosaïques), par l’intermédiaire de Moïse, afin que ceux qui les observent avec fidélité puissent vivre saintement. Ces dix commandements immuables sont :

  1. Ne pas avoir d’autres dieux que Dieu.
  2. Ne pas adorer d’idoles.
  3. Ne pas utiliser le nom de Dieu pour commettre le mal.
  4. Ne pas travailler le septième jour que Dieu a béni.
  5. Honorer son père et sa mère.
  6. Ne pas commettre de meurtre.
  7. Ne pas commettre d’adultère.
  8. Ne pas voler.
  9. Ne pas témoigner faussement contre son prochain.
  10. Ne pas convoiter ni le bien ni la femme de son prochain.

Observons que ces commandements posent avant tout des limites, fournies par le droit naturel, définissant un cadre juste au sein duquel les hommes peuvent évoluer librement (bien plus que si ces commandements étaient exprimés sous la forme de devoirs positifs). Dans la même logique, Jésus parlera également pour les païens de « vertus civiques » (Valtorta, tome 9, chapitre 22, p. 225). Saint Augustin résuma cela ainsi : « Aime Dieu et, ce que tu veux, fais-le » (les actions de celui qui aime véritablement Dieu étant nécessairement bonnes).

Jésus : Le Décalogue est « la base de l’édifice immuable de la perfection. » (Valtorta, 132.1)

Jésus à de pauvres bergers : « Avez-vous une connaissance suffisante de la Loi pour connaître ses dix commandements ? Toi aussi, mon enfant ? Dans ce cas, vous en savez assez. Si vous pratiquez avec fidélité ce que Dieu a indiqué par ses commandements, vous serez saints. » (Valtorta, 182.4)

Les patriarches

Signifiant « chef de famille » en grec ancien, le titre de patriarche désigne d’abord les trois pères fondateurs du peuple juif – Abraham, Isaac, Jacob – puis, par prolongement, tous les hommes de la lignée allant d’Adam à Jésus.

Les prophètes

Dieu choisit les Juifs comme peuple gardien de sa Présence et de son Amour. Du milieu de ce peuple, il désigna plus de 70 prophètes dont la mission était de ramener leur peuple sur les sentiers du Seigneur en purifiant son cœur, de lui rappeler son Alliance, la Loi et la justice divine, et d’annoncer le Messie. Un grand nombre d’entre eux furent persécutés et tués par les leurs.

Lire 30 prophéties juives annonçant le Christ Jésus.

L’Évangile

Comme prophétisé par David, Daniel, Michée, Isaïe, Osée, Jérémie, Malachie, Zacharie, Amos et Jacob, Dieu s’incarna il y a plus de 2000 ans en la Vierge Immaculée Marie et se fit homme en la personne de Jésus. Il naquit dans une crèche à Bethléem, la terre de son ancêtre le roi David, la nuit du 25ème jour du mois d’Encénie (décembre). [L’époque de sa venue fut annoncée en Dn 9, 22-27.] Il fut adoré par trois rois mages guidés jusqu’à lui par l’étoile miraculeuse de Balaam (Valtorta, t2, p289). Puis Marie et Joseph durent s’enfuir en Égypte, avec Jésus, pour échapper à Hérode qui, jaloux de ce nouveau roi, cherchait à le faire mourir.

La plupart des juifs pensaient le Messie comme un sauveur politique qui délivrerait Israël du joug romain, rétablirait sa gloire d’antan et régnerait à sa tête tel un souverain terrestre. Mais lui est venu pour instaurer une royauté autrement plus grande : celle du Ciel éternel. De plus, les juifs interprétaient les souffrances du Messie, annoncées par les prophètes (« l’Homme des douleurs »), comme symboliques et allégoriques, les empêchant de comprendre la Croix. Ce n’est pas un roi comme les humains le veulent, mais comme Dieu le veut. L’accepter demande une profonde humilité et un regard spirituel.

Jésus : « L’humanité a corrompu l’idée du Sauveur et en a rabaissé la royauté surnaturelle à une pauvre idée de souveraineté humaine. » (Valtorta, 93.6)

 

Jésus : Israël tout entier refusait d’accepter « la réalité prophétique et contemplait les prophéties relatives à mes souffrances comme des allégories et des symboles. C’est la grande erreur à cause de laquelle, à l’heure de la Rédemption, bien peu de personnes en Israël surent reconnaître le Messie dans le Condamné. » (Valtorta, 324.11)

À partir de l’âge de 30 ans, Jésus quitta sa Mère, sa terre (Nazareth) et son travail pour aller se faire baptiser au Jourdain par son cousin, Jean, dit Jean le Baptiste, le « dernier prophète d’Israël » (Valtorta, 225.10). Jean est la Voix, Jésus est la Parole. Jean est le préparateur du Chemin, Jésus est le Chemin. À ce moment là, l’Esprit-Saint descendit sur lui et Dieu dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma complaisance » (Mt 3, 17 ; Mc 1, 11 ; Lc 3, 22). Puis, Jésus partit jeûner et prier, seul, 40 jours sur le flanc d’un mont désertique et glacial (nous sommes en décembre ou janvier ; cf. Valtorta, 80.5). Au terme de cette préparation à sa mission et sur le chemin du retour, satan vint le tenter en lui proposant nourritures, femmes, soumission des autorités religieuses de Jérusalem et richesses. Jésus refusa une à une ces tentations et se mit à sillonner toute la Palestine pour proclamer l’Évangile, enseigner la conversion du cœur et parachever la loi du Décalogue divin par la loi de la Charité :

« Aime le Seigneur Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et tout ton esprit, et ton prochain (y compris ton ennemi) comme toi-même » (Mt 22, 37-39 ; Mc 12, 29-31 ; Lc 10, 27 ; Jn 13, 34)

 

Jésus : « Les deux préceptes saints parmi les saints sont : “Aime Dieu de tout ton être. Aime ton prochain comme toi-même.” C’est le résumé de la Loi et ce que je prêche parce que, avec ces deux prescriptions, on est sûr de conquérir le Royaume de Dieu. C’est dans l’amour que se trouvent la force de se garder saint ou de le devenir, la force de pardonner, la force de l’héroïsme dans les vertus. Tous se trouve dans l’amour. » (Valtorta, 295.4)

Sa mission publique dura plus de trois ans (1223 jours, selon le calendrier reconstitué d’après Maria Valtorta).

Il choisit soixante-douze disciples, dont douze apôtres, proclama la Bonne Nouvelle et fit un très grand nombre de miracles pour toucher les plus incrédules, notamment les urbains de Jérusalem.

Les douze apôtres sont :

Les deux fils de Jonas : Simon (surnommé Céphas, ce qui veut Pierre ; marié à Porphyrée, 214.2 ; impulsif, 199.8 ; père adoptif du petit Yabeç-Marziam), et son frère cadet André (dit le Protoclet), initialement disciple de Jean-Baptiste. André est un grand timide toujours fourré avec Jean (174.3). Pierre et André sont pêcheurs, Galiléens et originaires de Bethsaïde ;

Les deux fils de Zébédée et de Marie Salomé : Jacques le Majeur et l’évangéliste Jean, le plus jeune et le préféré des apôtres. Tous deux sont surnommés Boanerges, c’est-à-dire « fils du tonnerre », Mc 3, 17. Ils sont Galiléens et originaires de Bethsaïde. Jacques le Majeur sera le premier apôtre à être martyr. Jean est blond (Valtorta, 49.1) ;

Philippe, un Galiléen et originaire de Bethsaïde ;

et son ami Nathanaël (aussi appelé Barthélemy, cf. Valtorta, 241.3 ; car fils de Bar Tholmaï), un Galiléen déjà âgé (Valtorta, 174.3), originaire de Cana, et au visage aquilin (Valtorta, 195.4) ;

Simon le Zélote, aussi dit le cananéen ; ancien lépreux guéri par Jésus. Il est le modérateur, le conciliateur et le conseiller de ses compagnons. Il comprend si bien le Maître. (Valtorta, 224.5) Il résiste bien au sommeil (Valtorta, 223.4) ;

André, Jean, Barthélemy et Simon le Zélote sont – au début – « plus prudents et plus sages » que les autres (Valtorta, 222.3).

Thomas (surnommé Didyme, qui veut dire « jumeau », car il a une soeur jumelle dont on ne connait pas le nom). Il est Judéen et originaire de Rama de Benjamin. Il est orfèvre (219.5). Il est robuste, grassouillet, tranquille, toujours jovial (Valtorta, 124.1 ; 189.1 ; 199.2). C’est le cuistot du groupe (124.2) ;

Les deux fils d’Alphée de Nazareth – lui-même frère aîné de Saint Joseph, fils de Sara et descendant de la lignée du roi David – et de Marie, une Galiléenne, fille de Cléophas : Jude (aussi appelé Labbeus ou Thaddée) et Jacques le Mineur (il sera le premier évêque de Jérusalem). Alphée est le frère aîné de Saint Joseph.
Jude et Jacques le Mineur sont les cousins germains de Jésus. Ils ont deux autres frères de sang qui sont mariés et ont des enfants : Simon (aussi appelé Siméon), l’aîné de la fratrie, marié à Salomé [leur fils, le petit Alphée, sera guéri par Jésus ; succédera à son frère, Jacques le Mineur, comme évêque de Jérusalem], et Joseph (aussi appelé José) qui, par son tempéramment, domine la fratrie (Valtorta, tome 2, p. 399).
Ces quatre hommes sont souvent présentés comme les « frères » de Jésus en raison de leur proche parenté (Mt 12, 46 ; Mt 13, 55-56 ; Mc 6, 3 ; Jn 7, 2 ; Ac 1, 14 ; 1 Co 9, 5). Ils sont Galiléens et originaires de Nazareth ;

L’évangéliste Matthieu-Lévi (ancien publicain, fils d’un autre Alphée). Il est de Capharnaüm ;

Le Judéen Judas de Kérioth, fils de Simon (Valtorta, 200.2), décédé, et de Marie de Simon, une mère très bonne que Jésus et la Vierge Marie aiment beaucoup. Beau, plein de santé, intelligent, aisé, ambitieux, coureur de jupons, capricieux, indécis (ne sait pas ce qu’il veut, ne s’engage pas), colérique et dur envers sa mère. Il fut « pourri » par son père (Valtorta, 214.6). Il est le deuxième plus jeune apôtre après Jean. Il est le plus grand en taille des apôtres (Valtorta, 213.1). Il trahira Jésus, se suicidera et sera remplacé par tirage au sort par Matthias, un berger judéen de Bethléem et disciple préféré – Valtorta, 148.2 – de Saint Jean-Baptiste.

Plus de détails

[Les deux autres évangélistes, Marc et Luc, ne sont pas au nombre des apôtres des trois années publiques.]

Le chiffre douze rappelle aussi :

  • Les douze tribus d’Israël, fondées, directement ou indirectement, par les douze fils de Jacob : tribus de Juda (dont provient la dynastie du roi David), de Ruben, de Gad, d’Aser, de Nephtali, de Dan, de Siméon, de Lévi, de Issachar, de Zabulon, de Joseph et de Benjamin. Seule la tribu de Juda conservera son autonomie propre après la première destruction du Temple (d’où le mot judaïsme). Les autres, affaiblies, se réuniront pour fonder le royaume de Samarie et se métisseront, partiellement, avec des populations allogènes.
  • Les douze bergers à qui, les premiers, les anges annoncèrent la nativité : noms des douze bergers : Élie, Levi, Samuel, Jonas, Isaac, Tobie, Jonathas, Daniel, Siméon, Jean, Joseph, Benjamin (Valtorta, 75.4).
  • Les douze portes et les douze fondations de la Jérusalem céleste (Ap 21, 12).
  • Les douze fructifications annuelles de l’arbre de Vie, à raison d’une par mois (Ap 22, 2).
  • Les douze points du Credo.

Par son enseignement et son exemple, Jésus réaffirme le droit naturel contenu dans la loi du Décalogue divin et l’élève par la loi de la Charité. Ce droit positif institué par Jésus, vise à nous faire transcender le simple droit naturel (sans l’annuler), afin de nous faire entrer en communion avec Dieu en agissant à son image. « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Dieu aime infiniment. Ainsi, devons-nous aimer sans condition. Dieu pardonne encore et encore. Ainsi, devons-nous sans cesse pardonner (7 x 77 fois) ceux qui nous haïssent. « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé » (Prière du Notre Père). « Montrez-vous compatissant, comme votre Père est compatissant » (Lc 6, 36). Dieu remet. Ainsi, devons-nous remettre à qui à des dettes envers nous. Dieu donne gratuitement et en abondance. Ainsi, devons-nous donne plus qu’il ne nous est demandé (tunique). Dieu sert. Ainsi, devons-nous nous faire serviteurs de tous (le lavement des pieds). Dieu fait pleuvoir sur les bons et les méchants. Ainsi, devons-nous dispenser sans distinction. L’application de ce droit positif nouveau, de cette loi de la Charité, est synthétisée en Mt 5, 6 et 7.

En parallèle, Jésus supprime une grande partie du droit positif précédemment instauré par les autorités juives (interdits alimentaires, shabbat insensible, etc.).

Jésus portera ce message jusqu’à donner volontairement sa vie sur la Croix pour racheter toutes les âmes qui l’aiment et le suivent, en esprit et en actes.

La plupart des autorités juives (prêtres, pharisiens, scribes, sadducéens, anciens, docteurs de la Loi, hérodiens) haïssant le message de conversion de Jésus – qui les concernait au premier chef – complotèrent contre lui et obtinrent, la veille de la Pâque juive, sa torture et sa crucifixion par le gouverneur romain d’alors, Ponce Pilate. L’être le plus saint de toute l’histoire humaine, Dieu fait chair qui n’a cessé d’aimer et n’a jamais consenti au péché, a été le plus cruellement abattu par la meute. « Ce soir-là, [ces renards rusés] ont dormi heureux » (Valtorta, 106.10). C’est le plus pur agneau pascal, sans défaut et sans tâche, qui s’est livré, lui-même, pour nous sauver du péché – de tous les péchés du monde – et a été immolé en sacrifice en un ultime sacrifice passionnel. Et lui, il n’a ni haïe ni jugé. Au contraire, il a continué d’aimer et de prier par ces mots :

« Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23, 34)

Sa mère qui était là n’a pas non plus maudit en voyant le peuple déchirer la chair de sa chair. Elle a partagé la Passion de son enfant.

Au terme de sa Passion, le Jésus Christ :

  1. mourut
  2. descendit aux Enfers

Précision sémantique : De nombreuses traducteurs de la Bible ont tranduit « shéol » , « Hadès«  et « géhenne » par le même mot : « enfer(s) ». Or le terme hébreu « shéol » et le terme du grec ancien « Hadès » sont synonymes : ils désignent tous deux le tombeau commun des défunts – aussi appelé « les limbes » ou sein d’Abraham – dans lequel patientaient les juste décédés avant Jésus. Ces termes n’ont pas de connotation péjorative et ont souvent été traduit par le pluriel « les Enfers« . La « géhenne » (terme d’origine hébraïque) désigne, quant à elle, le lieu des souffrances éternelles supervisé par le diable. Cette confusion sémantique fait penser à de nombreuses personnes que Jésus a libéré les âmes de l’enfer après sa mort et que, désormais, ce lieu serait potentiellement vide ou provisoire, ce qui est faux.

  1. ouvrit les portes du Ciel. Cette ouverture se fit le Vendredi-Saint (Valtorta, Les Cahiers, 29 mai 1944). En effet, jusque là ces portes étant fermées, les âmes des défunts demeuraient dans les Limbes pour les justes, ou en enfer. Parce qu’il est homme, Jésus est mort. Parce qu’il est Dieu la mort n’a pas put le retenir et l’empêcher de retourner au Ciel. Ainsi a-t-il ouvert, depuis le monde, les portes qui séparaient l’Hadès du Ciel et renfermées par le péché originel, entraînant à sa suite tous les justes. En s’incarnant et en mourant pour nous, il permet à l’humanité passer, en lui, de la mort matérielle à la Vie éternelle.
  2. vint siéger à la droite de Dieu
  3. puis, conformément aux Écritures, il ressuscita avec son corps stigmatisé pour manifester, à plusieurs reprises sur une période de 40 jours, d’abord à sa mère, puis à ses disciples la réalité de sa Parole (Ac, 1, 3).

La résurrection est le point clé de la foi chrétienne. C’est elle qui fait, enfin, comprendre aux disciples que ce qu’ils ont vécu aux côtés de Jésus n’était pas juste une belle expérience de vie, incroyablement transformante, que Jésus n’est pas juste un très grand sage comme il y a peu dans un millénaire, et que sa royauté est infiniment plus grande que le temps à l’espace terrestres. En effet, qui d’autre que Dieu lui-même peut résusciter ainsi ? C’est le pont entre le Ciel et la terre.

« Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi. » (1 Co 15, 17)

« Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » (1 Co, 15, 32)

Après cette immense joie, il remonta au Cieux (l’Ascension) et demanda à ses apôtres d’aller faire des disciples par toute la terre et de les baptiser en son Nom. Neuf jours plus tard, Jésus Christ leur envoya du Ciel l’Esprit-Saint (aussi nommé le Paraclet) qui leur donne la force pour accomplir cette mission. Alors, les apôtres remplis de l’Esprit se mirent à parler des merveilles de Dieu dans toutes les langues en étant compris par tous les peuples. C’est le miroir inversé de la confusion et de la dispersion de Babel. On nomme cet événement la Pentecôte.

Jésus veut dire « Sauveur » (Mt 1, 21 ; Valtorta, 122.8) et Christ, « Celui qui est oint ».

Jésus à Marcel Van, dit l' »apôtre de l’amour » : « Le nom Jésus est le nom de l’Époux des âmes. »

« Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3, 16)

Par le Fils de l’homme, le Père « a rétabli sa paternité brisée avec les fils des hommes » (Valtorta, 78.5).

Immédiatement après ces événements, des milliers de juifs se convertir. Ils se faisaient baptisés, mettaient tous leurs biens en commun, priaient ensemble et commémoraient la Sainte Cène (fraction du pain et partage du vin). Ses disciples annonceront cette Bonne Nouvelle au monde entier et répandent ses grâces, souvent jusqu’au martyr. L’Empire romain tout entier qui embrassa la foi au IVème siècle et l’occident à sa suite.

Les quatre Évangiles

Il existe plusieurs évangiles, aux contenus parfois contradictoires. Saint Jérôme retient, à la fin du IVème siècle, quatre Évangiles canoniques comme authentiques :

  • Évangile selon Saint Matthieu. Cet évangile s’adresse prioritairement aux juifs. Il contient « le code de la route » du chrétien (les chapitres 5, 6 et 7).
  • Évangile selon Saint Marc. Marc est un compagnon de Pierre à Rome. Il est le premier à écrire un évangile. Son évangile est le plus court des quatre. Il écrit dans un grec rugueux, qui n’est pas sa langue maternelle.
  • Évangile selon Saint Luc. Cet évangile s’adresse aux païens. Il contient les lectures de la nuit de Noël (la nativité) et du dimanche de Pâques (les compagnons d’Emmaüs).
  • Évangile selon Saint Jean. Il écrit dans un grec simple, mais très beau. Il comporte 7 « signes ». Cet évangile est le plus mystique des quatre.

Ces quatre évangiles synthétisent, en allant droit à l’essentiel, la vie et les enseignements de Jésus Christ. Ils contiennent cinq grands points :

  1. Les très nombreux miracles de Jésus (qui attestent son union à Dieu)
  2. L’enseignement des comportements propres aux enfants de Dieu (cf. ci-dessous La Vie dans l’Esprit)
  3. L’enseignement de la cosmogonie (la terre, le jugement, la vie après la mort, le Ciel, l’enfer, la fin des temps, la Trinité)
  4. L’institution de l’Eucharistie, la Passion et la Résurrection de Jésus Christ (qui atteste sa nature divine)
  5. Le don de l’Esprit-Saint aux disciples et leur envoi en mission (faites des disciples de toutes les nations et baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit)

Il est conseillé aux néophytes de lire les évangiles dans cet ordre : Marc > Luc (si on est païen) ou Matthieu (si on est juif) > Jean

Lien : lire (l’équivalent d’une trentaine de pages A4, taille 12) ou d’écouter l’Évangile selon Saint Matthieu.

Je vous recommande de vous procurer une Bible catholique des éditions « Bible de Jérusalem ».

Pour les enfants, le site theobule.org est très bien fait.

La Vie dans l’Esprit

Que veut dire avoir la foi ?

« Avoir la foi » ne se résume pas à « croire en l’existence de Dieu », car « les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jc 2, 19). Avoir la foi c’est croire en une personne (Dieu) – et non quelque chose – et en sa Bonne Nouvelle (Mc 1, 15) du salut. Le mot foi vient du grec « adhésion ». La foi est un don non imposé et gratuit de Dieu. C’est une vertu surnaturelle, elle ne se résume donc pas à une question de connaissance matérielle/naturelle. La foi se demande par la prière et est infuse par Dieu (dixit CEC). Il est important de demander dans notre prière quotidienne : « Dieu, augmente ma foi » et d’en prendre soin telle une graine, une flamme.

Que veut dire réussir sa vie ?

Plaire à Dieu pour la gloire de Dieu et le Salut du monde.

Les humains : membres d’une même fratrie

Joseph d’Arimathie, dit l’Ancien : « En Dieu, nous sommes tous parents. » (Valtorta, 201.4)

Nous sommes tous les enfants de Dieu. Nous formons donc une même fratrie et notre Père divin veut que la paix et la charité règnent entre ses petits, que les plus forts soutiennent les plus faibles, que les tumultueux se repentent et s’adoucissent. Jésus Christ est venu nous ré-enseigner la règle du jeu au prix de sa vie : « Aime Dieu de tout ton être, et ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 17-18). Celui qui s’y oppose, s’exclue et perd.

Qu’as-tu fait de ton frère ? (Gn 4, 9-10)

Cette commune fratrie dépasse le cadre humain et s’étend en réalité à toute la Création.

« […] créés par le même Père, nous et tous les êtres de l’univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle, une communion sublime qui nous pousse à un respect sacré, tendre et humble. » (pape François, encyclique Laudato Si’, 2015, §89)

La rencontre personnelle de Dieu

Si nous avons un ami très cher et bienveillant, nous aimons passer du temps avec lui. Nous lui partageons volontiers nos joies et nos difficultés les plus intimes et nous savourons ses conseils avisés. Et bien, Jésus est cet ami. Il est même le plus doux, sage et fidèle que nous puissions avoir. À lui nous pouvons tout confier, en toute sécurité. Il nous écoute avec amour et nous aide avec patience.

Les baptisés : membres d’un même corps

Jésus Christ est le Fils unique du Père et de la Vierge Marie. Chaque chrétien, par son baptême reçoit l’Esprit-Saint, quitte son statut antérieur, et devient leurs fils adoptifs (Ep 1, 5) et, donc, frères d’adoption de Jésus Christ (et non ses frères de sang ou de race, juive). D’abord membres de l’Église, puis de la famille céleste.

« En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni Juif ni païen, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. » (Lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates, 3, 27-28)

« Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. » (Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12, 27)

Les 7 vertus catholiques

(Cf. Valtorta, 129.4)

Vertus théologales (spirituelles, elles sont d’origine surnaturelle) :

  1. Foi (vertu d’intelligence)
  2. Espérance (vertu de volonté)
  3. Charité [charité signifie amour serviable et cette vertu est « la plus grande des trois », 1 Co, 13, 13 ; vertu de volonté]. Leur but n’est pas une action, mais de nous unir à Dieu.

Elles s’opposent au trinôme de satan : chair, puissance, argent (Valtorta, 606.3).

Vertus cardinales ou morales (temporelles, elles sont d’origine et de dimension naturelle ou surnaturelle) :

  1. Justice (vertu de volonté, consistant à rendre à chacun ce qu’il lui ait dû)
  2. Tempérance (vertu de volonté qui maîtrise les passions sensibles concupiscibles)
  3. Force d’âme (vertu de volonté qui maîtrise les passions sensibles irrascibles)
  4. Prudence (vertu d’intelligence)

Elles s’opposent aux quatre passions perverses : colère, luxure, haine, orgueil (Valtorta, 606.3).

Plus : Humilité (vertu annexe de la Tempérance ; base nécessaire aux autres vertus : se maintenir dans la vérité de notre condition) + Magnanimité (vertu annexe de la Force) + Continence + Prière

« Puisque cet homme béni aura possédé foi et espérance, qu’il aura eu douceur et chasteté, tempérance et force, justice et prudence, miséricorde sans mesure, et qu’au fond de son cœur il aura écrit de son sang mon nom, sa foi en moi et son amour pour moi, alors son nom sera dans le Ciel. » (Valtorta, 117.6)

Sur l’humilité :

La suffisance ferme la porte de la grâce et de l’amour du prochain.

Jésus à bienheureuse Anna-Maria Taïgi : « Sache bien ma fille, que quelque désir qu’il ait de m’aimer, si l’homme n’entre pas dans la voie droite de l’humilité, il trébuche sans cesse. L’homme porte en soi une poussière qui enveloppe son cœur, c’est l’amour-propre… L’homme est plein d’orgueil et je n’ai que faire des superbes. Les humbles seuls me plaisent. » (Extrait du livre La Bienheureuse Anna-Maria Taïgi, écrit par Albert Bessières S.J.)

Rechercher le Vrai, le Bien et le Beau

Pour la croissance de la vie intérieure.

« Omne verum a quocumque dicatur a Spiritu Sancto est », en français : Tout ce qui est vrai vient de l’Esprit Saint, quel que soit celui qui l’exprime. (Principe attribué à Saint Ambroise et rapporté par Saint Thomas d’Aquin dans sa Somme Théologique, I-II, quest. 109, art. 1)

Le combat spirituel

Le diable enrobe des pierres de sucre pour que nous les gobions goulûment.

Saint Paul : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue. » (1 Co, 15, 58)

Jésus : « Être tenté n’est pas un mal. C’est par la lutte que l’athlète se prépare à la victoire. Mais le mal, c’est d’être vaincu faute d’entraînement et d’attention. » (Valtorta, 174.10)

Jésus : « La tentation est-elle un mal ? Elle ne l’est pas. C’est l’œuvre du Malin, mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe. » (Valtorta, 128.3)

Satan, le maître de la stratégie, tente d’égarer les âmes pour les séparer de Dieu. La vie du croyant est un combat spirituel pour le triomphe de l’Amour. Le négliger, c’est risquer de laisser le péché s’installer et envahir notre vie, à l’aune de l’esprit du monde, sans même s’en rendre compte. Si cette conscience émerge plus tard, le combat pourra être encore plus rude.

Jésus : « C’est le duel de l’Amour contre la Haine, de la Sagesse contre la Folie, de la Bonté contre le Mal sur vous et autour de vous. […] » (Valtorta, 96.2)

« si le diable est calme, les choses ne vont pas bien » (pape François, 9 mai 2020)

Il faut rester constamment vigilant (Jésus : « Il faut se surveiller : le combat entre le Bien et le Mal est continuel. » cf. Valtorta, 180.6), car l’œuvre du démon est très subtile (Valtorta, 181.6) et « il est astucieux : il n’est jamais chassé pour toujours, il ne le sera que le dernier jour. » (pape François, in Comment vaincre la stratégie du démon, octobre 2013)

Jésus lui-même prie « constamment pour avoir de la force contre satan » ; et, nous qui lui sommes infiniment inférieurs, nous pourrions nous en passer ? (Valtorta, 183.1)

Le mystère de la souffrance

Beaucoup de personnes doutent de l’existence de Dieu en raison des grandes souffrances qu’elles observent dans le monde.

Cependant :

Dieu nous a créé libres de faire le bien ou le mal. S’il intervenait systématiquement pour nous empêcher de faire le mal, nous ne serions plus libres et, donc, l’Amour authentique ne serait plus possible.

La souffrance nous rappelle notre condition de créatures et nous garde en relation avec notre Créateur. Combien rencontrent Dieu dans les moments les plus tragiques (deuil, maladie, rupture…), alors qu’ils ne pensaient pas à lui lorsque « tout allait bien » ?

Jésus Christ : « Si, par ma puissance, je détruisais le mal, quel qu’il soit, vous arriveriez à vous prendre pour les auteurs du bien qui, en réalité, est un don de ma part, et vous ne vous souviendriez plus jamais de moi. Plus jamais. Vous avez besoin, mes pauvres enfants, de la souffrance pour vous rappeler que vous avez un Père, comme le fils prodigue qui se rappela qu’il avait un père quand il eut faim. » (Valtorta, 185.6)

La souffrance est un indicateur. Il existe un cadre sain et la transgression de ses limites engendre des souffrances qui nous invitent le regagner.

Toute situation de souffrance est un appel à revenir à Dieu :

  1. soit pour lui demander d’atténuer ou d’arrêter la douleur ;
  2. soit pour lui offrir notre douleur comme un sacrifice d’amour qu’il transformera en miséricorde pour nous et nos prochains. Ce second chemin, bien plus haut et altruiste, est caractéristique des « âmes victimes ».

Jésus Christ : « Je sauve toujours dès qu’on m’appelle. Appelez-moi et je viendrai. » (Valtorta, 185.5-6)

Dieu se soucie tellement de la souffrance des êtres humains qu’il s’est donné en sacrifice pour nous sauver de la plus grande des souffrances : la damnation éternelle en raison de nos péchés. Car, comme le dit Jésus, il n’y a pas de souffrance plus extrême que cette dernière : « En vérité je vous le dis : être toute sa vie esclave, lépreux, mendiant, est un bonheur royal en comparaison d’une heure, d’une seule heure de punition divine. » (Valtorta, 110.3)

Notre but ne doit pas être d’éviter les souffrances passagères de cette vie, mais celles, très longues voire éternelles, de la vie d’après.

La providence

Foncer pour Dieu, il pourvoira à nos besoins matériels. Craindre pour ces choses, c’est manquer de foi.

La foi sans les œuvres n’est rien

Avoir la foi ouvre à un Amour dépassant le simple intérêt personnel. Il nous devient important de contribuer à la joie et au partage dans le monde. Être chrétien signifie se soucier du bien des autres – « nos prochains » – et être un artisan de paix.

La foi se manifeste vivante dans les actes (petites choses du quotidien, relations avec les autres et moi-même, évangéliser, aimer, partager, aider, se sacrifier…) et illumine notre visage.

« Comme le corps sans l’âme est mort, de même la foi sans les œuvres est-elle morte. » (Jc, 2, 26)

En guise de discernement, Jésus enseigne les œuvres de charité (Valtorta, 275) :

  • 7 corporelles (données par Jésus au chapitre 25 de l’Évangile selon Saint Matthieu) :
    1. Donner à manger aux affamés
    2. Donner à boire à ceux qui ont soif
    3. Vêtir ceux qui sont nus
    4. Accorder l’hospitalité aux voyageurs
    5. Visiter les malades
    6. Visiter les prisonniers
    7. Ensevelir les morts
  • 7 spirituelles :
    1. Conseiller ceux qui sont dans le doute
    2. Instruire les ignorants
    3. Avertir et redresser les pécheurs
    4. Être miséricordieux les affligés et les consoler
    5. Pardonner à ceux qui nous offensent
    6. Supporter patiemment les importuns
    7. Prier Dieu pour les vivants et pour les morts

Ce qui est magnifique est qu’on peut faire le bien partout, où que l’on soit. Pas besoin d’aller à l’autre bout de la planète pour trouver des personnes souffrantes et en manque d’amour.

Les œuvres sans l’Amour ne sont rien

Jésus : « M’aime celui qui aime, c’est mon enseignement. » (Valtorta, 298.5)

Il est certainement bien de faire des œuvres de charité, mais celles-ci ne doivent pas être faites pour elles-mêmes (pour sa gloire, pour sa bonne conscience…). Elles doivent être entreprises en vu d’un bien plus grand : l’Amour de Dieu et la promesse du Royaume des Cieux. Qui veut sauver sa vie la perd : c’est-à-dire la donne par Amour. Alors la mort n’a plus prise, car l’Amour est immortel. C’est en désirant le Ciel que se répand l’harmonie et la civilisation de l’Amour sur terre.

Hymne de l’Amour de Saint Paul Apôtre :

« J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.
Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité. »
(Première Lettre aux Corinthiens 13, 1-13)

 

Jésus : « La charité est absolution du péché et la première des purifications. » (Valtorta, 275.10)

L’homme est grand quand il aime.

Pardonner

Le désir de Dieu est de sauver toutes les âmes. En raison de ce désir, il est toujours disposé à pardonner à ceux qui se repentent sincèrement, même aux plus grands pécheurs (c’est pour eux, prioritairement, qu’il s’est incarné et s’est laissé crucifier). La vocation de l’homme – et a fortiori du chrétien – est d’aimer à l’image de Dieu. Ainsi devons-nous nous efforcer d’aimer et de pardonner, toujours.

Le pardon c’est le soleil qui revient après l’orage. C’est l’harmonie rétablie.

Jésus : « Malheur à qui ne pardonne pas ! Il ne lui sera pas pardonné. » (Valtorta, 203.11)

Évangéliser

Comme le dit l’adage : mieux vaut apprendre au pauvre à prendre du poisson que de lui en donner jour après jour. Ainsi, transmettre sa foi à notre prochain pour qu’il consent, de sa propre volonté, à renaître en Dieu, est la plus grande des charités. D’autant plus si cela implique notre sacrifice. Ainsi, l’Amour suprême est de donner sa vie pour évangéliser son prochain.

La foi est une expérience personnelle, mais pas privée. Le devoir du croyant n’est pas de forcer l’autre à croire comme lui, mais de témoigner de sa foi. Il n’œuvre pas pour changer la culture d’autrui, mais convertir son cœur.

Comme Sainte Bernadette, face à ceux qui doutaient des dix-huit apparitions mariales qu’elle avait eu à la grotte de Massabielle, il peut redire : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire. Je suis chargée de vous le dire. »

Évangéliser passe généralement par plusieurs étapes :

  1. Aimer [Aime d’abord. On t’écoutera ensuite et tu porteras du fruit.]
  2. Écouter
  3. Répondre aux questions
  4. Diffuser la Parole
  5. Prier

Dieu ne s’impose pas. (Valtorta, 145.5 & 186.7)

Jésus : « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné. » (Mt 16, 15-16)

Jésus (mots concluants l’Évangile de Matthieu) : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin de l’âge. » (Mt 28, 19-20)

« La conversion proclamée en son nom [celui du Messie] pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. » (Lc 24, 47)

« Vous serez alors mes témoins […] jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ac 1, 8)

« pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 49, 6)

« Qui n’amasse pas avec moi dissipe. » (Mt 12, 30 ; Lc 11, 23)

« La plus grande charité que l’on puisse rendre à quelqu’un consiste à le conduire de l’erreur à la vérité » (Commentaire sur le De Divinis Nominibus de Denys, livre 13, 4, cité par St Thomas d’Aquin).

Jésus : « Si on donne une récompense pour un pain donné au corps qui languit pour qu’il ne meure pas ce jour-là, quelle récompense sera donnée à celui qui rassasie un esprit des vérités éternelles, en lui donnant la vie éternelle ? Ne soyez pas avares de ce que vous savez. Cela vous a été donné gratuitement et sans mesure. Donnez-le sans avarice car c’est chose de Dieu comme l’eau du ciel, et il faut la donner comme elle a été donnée. Ne soyez pas avares et orgueilleux des choses que vous savez, mais donnez avec une humble générosité » (Valtorta, 275.13)

Les hommes sont les proies de satan

Les hommes sont les créatures préférées de Dieu, destinées à vivre dans son Royaume éternel. Satan les hait et met tout en oeuvre pour les empêcher, lors de leur bref passage terrestre, d’accéder à cet heureux destin. Dès lors, il se comporte comme un prédateur et nous traque comme des proies.

Le stratagème de satan est double (Valtorta, 174.9 note) :

  1. Faire de l’homme un animal (descente de l’esprit vers la chair) pour que, comme les animaux, il ne puisse monter au Ciel. Cela a « réussi » par la chute originelle.
  2. Induire le Messie au péché et, ainsi, détruire à jamais la possibilité de la rédemption par la perfection de l’Homme-Dieu. Cela a échoué.

Jésus : « [Pour Satan et ses serviteurs (les hommes, les passions, le monde et la chair)], le disciple le plus facile à atteindre est celui qui ne reste pas tout près du Maître, mais qui se tient à mi-chemin entre le Maître et le monde. » (Valtorta, 181.6)

Les chrétiens sont dans le monde, mais n’appartiennent pas au monde.

Zéro stratégie. Zéro calcul. Que le chemin étroit de l’Amour, au présent.

Un chrétien sur douze dans le monde vit en état de persécution. Selon Le Livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, 150 à 200 millions de chrétiens – catholiques, protestants, orthodoxes – se trouvent discriminés ou persécutés.

À titre d’exemple, les autorités chinoises ont récemment entrepris de réécrire de la Bible, de bloquer des sites chrétiens, de détruire des croix, d’arrêter des chrétiens… et stipulent dans une loi de 2018 sur la religion que « les organisations religieuses doivent répandre les principes et la politique du parti communiste chinois, former leur personnel afin qu’ils soutiennent la direction du parti communiste chinois, le système socialiste et emprunte la voie du socialisme selon ses caractéristiques chinoises… »

Accepter le baptême, c’est accepter la possibilité du martyr.

Face aux attaques, ne jamais répondre au péché par le péché (seul le diable en sortirait victorieux).

Aimer nos ennemis, par leur péchés mais leur âme, et, par ce témoignage surnaturel ils pourront se convertirent.

« Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes. Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes. Bien-aimés, ne vous faites pas justice vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu. Car l’Écriture dit : C’est à moi de faire justice, c’est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire : en agissant ainsi, tu entasseras sur sa tête des charbons ardents. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. » (Rm 12, 17-21)

Mais adopter une posture en trois phases :

  1. Ne pas réagir par des justifications ou des reproches
  2. Pardonner (face-à-face si possible)
  3. Aimer (cela défait les noeuds)

Je propose quelques clés de conscience pour l’empathie :

  1. Chacun est une âme créée et aimée par Dieu.
  2. Chacun croit détenir la vérité en ce qu’il se situe toujours à la pointe de ses acquisitions.
  3. Chacun est en proie au péché et au combat spirituel.
  4. Je ne peux pas reprocher à quelqu’un de ne pas avoir les mêmes dons que moi.

Oui nous avons le droit d’être respectés. Mais si tel n’est pas le cas, nous n’avons le droit de nous en offusquer. Car si nous voulons être grands, nous devons nous faire esclave (Mt 10, 44), car Jésus a accepté la Croix, car nous avons certainement nous-mêmes manqué de respect à d’autres.

Celui qui a raison, c’est celui qui aime.

Les péchés

Commençons par écouter la définition que Jésus donne du péché :

« Le péché, c’est quand quelqu’un se révolte sciemment contre l’ordre donné par Dieu et dit : “Je sais que ce que je fais est mal, mais je veux le faire quand même.” Dieu est juste. Il ne peut punir quelqu’un qui fait le mal en croyant faire le bien. Il punit celui qui, ayant eu la possibilité de connaître le bien et le mal, choisit ce dernier et y persiste. » (Valtorta, 204.6)

Pécher c’est « commettre l’adultère avec satan » (Valtorta, 76.6) en se désunissant de Dieu.

Il existe plusieurs degrés de gravité dans les péchés.

Les péchés mortels et véniels

Pour qu’un péché soit qualifié de « mortel » (1 Jn 5), il faut que les trois critères suivants soient réunis :

  1. Que le péché soit grave : blasphèmer, communion et confession sacrilège, idolâtrie, apostasie, athéisme, spiritisme-ésotérisme-occultisme, tuer, avorter, violenter, divorcer (sauf cas de grand danger, la séparation de corps est licite, mais pas le divorce), ne pas pardonner, épouser une personne divorcée déjà mariée à l’Église, adultère, procréer en dehors du sacrement de mariage, euthanasier, relation sexuelle hors mariage, consommer de la pornographie, masturbation, rater la messe dominicale sans motif valable, vol important…
  2. Qu’on connaissance sa gravité
  3. Qu’on le commette de sa pleine volonté

Si les deux derniers points sont manquants, alors il s’agit d’un « péché grave » (à sourcer : cf CEC n° 2120, 2181,..)

Ils séparent totalement celui leur auteur de Dieu et de la grâce divine et placent son âme en état de mort spirituelle. Non remis, ils font contracter une peine éternelle (nous en parlerons plus loin).

Les péchés véniels, moins extrêmes, affaiblissent la grâce divine sans la supprimer.

Tous les péchés peuvent être remis par le sacrement de pénitence et de réconciliation dispensé par un prêtre (nous en parlerons plus loin).

Les 7 péchés capitaux

Parler de « péché » ici est un abus de langage (car seuls les actes sont des péchés), le terme « vice » serait le bon. Ils ne désignent pas les vices les plus mortels, mais les vices « de tête » (du latin capita, d’où « capitaux »), en raison de leur potentiel à en entraîner bien d’autres vices et péchés (possiblement plus graves) :

Orgueil + Avarice + Luxure + Envie + Gourmandise + Colère + Paresse

Les textes nous mettent particulièrement en garde contre la luxure (première cause de chute) et l’amour de l’argent.

« La racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent. » (1 Tim 6, 10)

Les structures de péchés

Ce terme désigne les péchés collectifs auxquels nous co-participons (ex : l’esclavagisme moderne de certains travailleurs dont nous consommons les produits ; la prédation des ressources naturelles ; etc.).

La possession démoniaque

Jésus consacré une grande partie de sa vie publique à exorciser les possédés (aussi appelés « énergumènes ») qu’on lui présente. Les apôtres en feront autant. Dans cette continuité, chaque diocèse dans le monde, forme et nomme au moins un prêtre exorciste. Ce prêtre est chargé d’accueillir les possédés potentiels, de discerner et de pratiquer les rituels appropriés en vue de libérer les âmes, sans aucune contrepartie financière.

Le père José Maria Munoz Urbano, exorciste, constate que 70% des cas de possessions ou d’infestations démoniaques qu’il rencontre le sont à la suite de séances de Ouija (communication avec des esprits au moyen de lettres disposées sur une planche). Source : Guy Reinhardt, Les Dangers du Ouija, Le jeu qui pousse à la folie meurtrière, éd. Rassemblement à Son Image, 56 pages.

Exorcisme formulé par le pape Léon XIII (XIXème siècle) qui se disait à la fin des messes, utilisé par Maria Valtorta :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Ainsi soit-il. »

Satan est puissant, mais Dieu est TOUT-PUISSANT !

Vidéo d’un exorcisme diffusée sur Antenne 2 en 1984.

Les animaux sont toujours fidèles à leur nature. Ils n’ont donc pas les capacités de comettre des actes immoraux ou des péchés. Toutefois, ils peuvent être possédés par des démons (comme les porcs de Gamla possédés dans Mt 8, 28-34 ou la vache possédée délivrée par Saint Martin).

Après la mort terrestre

Le jugement particulier

Le péché a souillé la perfection originelle de l’homme. Jésus Christ a racheté, par sa passion et sa résurrection, le péché de tous les descendants d’Adam et Ève. Marie, par sa permanente virginité immaculée, a conjuré le péché d’Ève. Désormais celles et ceux qui, d’un cœur sincère, croient en Jésus Christ, pratiquent sa Loi et se repentent de leurs fautes seront sauvés.

À notre mort, notre âme vit son « jugement particulier ». Dieu nous demande alors : « Qu’as-tu fait de ta vie ? » Nous accédons alors à la pleine conscience de ce que nous sommes et de ce que nous avons choisi (notamment au dernier instant).

Jésus : « L’au-delà n’est pas une fable et, dans l’au-delà, on sera récompensé ou puni d’après la vie que l’on aura menée sur la terre. » (Valtorta, 122.11)

Jésus sera notre juge et notre défenseur. Marie sera notre avocate.

Jésus : « Je suis le meilleur défenseur et le meilleur juge qui soit et qui aura jamais été. Pour tous. » (Valtorta, 274.8)

Le Paradis

[Précision : Les mots Paradis, Ciel, Cieux et Royaume de Dieu sont des synonymes.]

Si nous avons eu une vie sainte, nous iront directement au Paradis. Le Paradis est un feu d’amour parfait éternel.

Au Paradis, les défunts vivent dans la présence visible de Dieu (Valtorta, 121.2) et un parfait amour fraternel. Aucun péché ne peut y entrer (Valtorta, 181.4).

Le Ciel comporte 7 niveaux.

Le purgatoire

L’existence du purgatoire est suggérée dès le Livre des Maccabées (2 M 12, 43-45).

Si nous avons aimé Dieu par-dessus tout, mais que nous n’avons pas totalement pardonné et expié notre dette particulière constituée de nos fautes, nous irons au purgatoire. L’âme y vit des souffrances supportables et le temps d’être lavée, « car la corruption n’entre pas au Ciel » (Valtorta, 181.4). Aussi, cette purification doit être entreprise dès ici-bas, car beaucoup plus courte.

« Quiconque se fâche contre son frère, en répondra au tribunal ; mais s’il dit à son frère : « Crétin ! », il en répondra au Sanhédrin ; s’il lui dit : « Renégat ! », il en répondra dans la géhenne de feu. Quand donc tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère à quelque chose contre toi, laisse là ton, offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens, et alors présente ton offrande. Hâte-toi de t’accorder avec ton adversaire, tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que l’adversaire ne te livre au juge, et le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. En vérité, je te le dis : tu ne sortiras pas de là, que tu n’aies rendu même jusqu’au dernier sou. » (Mt 5, 22-26 et Lc 12, 57-59)

« N’est-il pas préférable de souffrir ici, plutôt qu’au purgatoire ? Pensez ! le temps y est multiplié par mille ! » (Valorta, 83.2) [Cette temporalité est confirmée par la Gospa de Medjugorje.]

Au purgatoire, les âmes souffrent dans un feu d’amour purificateur.

Jésus : Les flammes du purgatoire « sont un incendie d’Amour. Elles purifient en enflammant les âmes d’amour. Elles donnent l’Amour car, lorsque l’âme est parvenue, par elles, à cet amour auquel elle n’était pas parvenue sur terre, elle en est délivrée et se joint à l’Amour au Ciel. » (Valtorta, Les Cahiers, 17 octobre 1943)

Elles se trouvent, d’après le témoignage de Sainte Faustine, dans la nostalgie de Dieu qu’elles ont vu lors de leur jugement particulier.

Nos prières, nos sacrifices et la Sainte Vierge peuvent les soulager dans cette épreuve. Le sacrifice eucharistique que nous célébrons à l’intention d’un défunt peut le délivrer complètement de ses dernières fautes (cf. 2 M 12, 46), ou bien abréger ou adoucir sa purification (Valtorta, Les Cahiers, 31 janvier 1947).

La plupart des défunts vont au purgatoire.

Vierge Marie : « Les hommes qui vont en enfer ne veulent plus recevoir aucun bienfait de Dieu, ils ne se repentent pas, ils ne cessent de jurer et de blasphémer; ils prennent le parti de vivre en enfer et n’envisagent pas du tout de le quitter […] La plupart des hommes vont au purgatoire, beaucoup vont en enfer; un petit nombre va directement au Ciel. » (Apparitions mariales de Medjugorje, Message du lundi 10 janvier 1983)

Dieu à sœur Sainte Faustine (au sujet du purgatoire qu’il vient de lui montrer) : « Ma Miséricorde ne veut pas cela, mais la justice l’exige. » (Sainte Faustine, Le Petit journal)

Sainte Françoise Romaine (1384-1440) écrit dans le huitième chapitre de son Traité de l’enfer que le purgatoire comporte 7 niveaux.

Bibliographie :

L’enfer

En revanche, l’âme qui :

  • soit persiste dans son rejet de Dieu
  • soit meurt dans le désespoir
  • soit se suicide (Valtorta, 62.9)
  • soit a aimé une créature ou une création (une autre personne, elle-même, l’argent, les honneurs, le pouvoir, une idole, une idée, une patrie, la science, etc.) plus que le Créateur (il faut aimer en Dieu et non pas plus Dieu ; Valtorta, 93.7)
  • soit se trouve en état de péché(s) mortel(s) au moment de son décès

descend immédiatement en enfer ; à moins, que Dieu ne leur ménage, par les voies que Lui seul connaît, l’occasion d’une salutaire repentance (CEC, 2283).

Jésus : L’enfer c’est le « royaume de la Négation » (Valtorta, 244.6)

Catéchisme de l’Église catholique sur l’enfer | Réponse en vidéo

Drames d’aujourd’hui :

  • Pour le pape Pie XII, «le péché de ce siècle est la perte du sens du péché» (message radio au Congrès catéchistique national des Etats-Unis, Boston, 26 octobre 1946 : Discorsi e Radiomessaggi, VIII, 288.). Pour le pape Saint Jean-Paul II, cette perte de sens est due au sécularisme (humanisme sans Dieu où l’homme est la mesure de tout), au psychologisme (qui excuse tout), au relativisme, l’identification erronée du péché avec la culpabilité ou la transgression du cadre légal, et à l’enseignement ecclésial atténuant excessivement la justice divine.
  • Luxure : l’autre n’est plus considéré comme un sujet, mais comme un objet de jouissance. La majorité des âmes en enfer y seraient pour luxure.
  • Avortement (fausse couche provoquée) : Autorisé en 1975 par la loi Chirac-Veil, plus de 200 000 avortements sont pratiqués chaque année en France, soit 1 grossesse sur 5 ou plus d’1 avortement pour 4 naissances. On estime qu’1 femme sur 3 avorte au cours de sa vie en France. Vatican II qualitifie l’avortement de « crime abominable ». Des catholiques viennent en aide aux femmes tentées par l’avortement (meredemisericorde.org ; 0800.746.966).
    • D’un point de vue catholique, la grossesse commence dès la conception de l’embryon, soit dès l’union d’un spermatozoïde avec un ovocyte. D’un point de vue médical, la grossesse commencerait plus tard : lors de l’union de l’embryon avec la mère.
    • On observe une dissociation entre : altérité sexuelle / amour / mariage / sexualité / fécondité / filiation.

« L’avortement est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence » (Document de l’Église catholique : Dignitas personae, n° 24)

Jésus : « le ventre qui engendre un nouvel homme selon le commandement de Dieu est sacré, de même que la petite vit qui mûrit en lui, et à laquelle Dieu a donné une âme. » (Valtorta, 126.4)

  • Abus scientifiques :
    • Eugénisme (postulat qu’il y aurait des enfants imparfaits) ;
    • Recherches sur les embryons. La recherche scientifique peut mener, en laboratoire, des recherches sur les cellules souches des embryons humains surnuméraires – conçus par fécondation in vitro dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA) – et ce jusqu’à 14 jours, en vue de « corriger des gênes défectueux » chez l’embryon, ou de réduire l’infertilité et les fausses couches. Plus de 200 000 embryons humains congelés en France. L’humain devient un simple support matériel exploitable et jetable (cf. CEC 2276-2279) ;
    • PMA pour toutes (en suspens : pour les trans et post-mortem) ;
    • Mères porteuses et GPA ;
    • Réception des ovules de la partenaire (ROPA) : pour couple de lesbiennes, prendre les ovocytes d’une femme, les féconder en labo, puis les inséminer dans une autre femme) ;
    • Tri des embryons par le DPI-A ;
    • Embryons transgéniques ;
    • Utérus artificiel (UA) ;
    • Chimères homme-animal ;
    • Transhumanisme ;
    • Clonage ;
    • Euthanasie (la sédation a été légalisée en 2016 en France), etc.
  • Drogues : Quasi inexistantes au temps de Jésus (hormi les brevages enivrants), elles sont aujourd’hui partout et de plus en plus nocives. Elles poussent à la criminalité, à la dépendance morbide… donc à d’autres péchés.
  • Culte de l’avoir : la publicité représente le 2ème budget mondial apres celui des armées.
  • Troubles psychiques et leur cohorte de camisoles chimiques et d’internements physiques
  • Suicide (CEC 2280-2283) : Jésus précise que certains suicidés, en raison de leur imparfaite connaissance du bien, auront obtenu encore la miséricorde de Dieu. Mais que ce ne sera plus jamais le cas « quand le Verbe aura éclairé toute vérité et donné la force aux âmes par son Esprit » (Valtorta, 69.3). En France, les urgences hospitalières prennent en charge près de 200.000 tentatives de suicides par an (chiffre auquel il faut ajouter les tentatives qui ne passent pas par leurs services). 10 000 décès par suicide sont déclarés chaque année, soit 3 fois plus que le nombre de morts accidentelles sur les routes. [source] Il est bon de savoir que Saint Raphaël archange est le protecteur des désespérés et des personnes tentées par le suicide.
  • Banalisation de la violence dans nos relations, contre nous-même et contre Dieu
  • Les écrans
  • Divertissements morbides :
    • Musiques violentes
    • Jeux vidéos violents
    • Pornographie : la moitié du trafic Internet mondial est destiné à la diffusion de contenus pornographiques. L’érotisme et la pornographie consistent à entreprendre un voyeurisme dans une relation intime qui ne nous concerne pas. De surcroit, ce voyeurisme implique souvent violences, traite d’êtres humains défavorisés et réseaux criminels.
    • Films d’horreur : faire de la souffrance simulée de notre prochain un objet de divertissement.

L’Amour véritable accepte aussi le choix de ceux qui le refusent volontairement et définitivement. Dès lors, pour ces derniers, Dieu est justice : le rejet de l’Amour, c’est l’enfer. C’est une décision de certains, non une punition de Dieu. Dieu ne viole pas la liberté qu’il nous a donné. Dieu efface l’apostat de sa mémoire et « fidèle comme l’écho », Il lui répond : « je ne te connais pas » (Valtorta, 212.5).

« L’homme a le terrible don de la liberté, par lequel il peut dire non, même à Dieu ! » (bienheureux père Gabriel Maria Allegra)

Jésus : « Dieu ne vous fait pas violence, ni sur le plan de votre pensée ni sur celui de votre sanctification. Vous êtes libres. Mais il vous rend la force. Il vous délivre de la domination de satan. À vous de reprendre le joug infernal, ou de donner à votre âme des ailes d’ange. Tout dépend de vous pour me prendre comme frère afin que je vous guide et nous nourrisse d’une nourriture immortelle. » (Valtorta, 170.4)

L’enfer est un feu de souffrances éternelles.

« [Jésus enseigna :] Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Dans l’Hadès, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : « Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. »
Abraham : « Mon enfant, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous. »
Le riche : « Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture ! »
Abraham : « Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! »
Le riche : « Non, père Abraham, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. »
Abraham : « S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. » »
(Lc 16, 19-31)

«Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni gens de mœurs infâmes, ni voleurs, ni cupides, pas plus qu’ivrognes, insulteurs ou rapaces, n’hériteront du Royaume de Dieu. » (1 Co, 6, 9-10)

 

Jésus Christ :

 

« Ce qui est à Dieu retourne à Dieu pour l’éternité. Ce qui est de Satan retourne à Satan pour l’éternité. » (Valtorta, Catéchèse du vendredi 7 janvier 1944)

 

« La porte du royaume infâme de Satan sera fermée, boulonnée par mes anges pour toujours, pour toujours, pour toujours, un toujours dont le nombre d’années est sans nombre. En comparaison, si les grains de sable de tous les océans de la terre devenaient des années, ils formeraient moins d’une journée de mon éternité impossible à mesurer, faite de lumière et de gloire en haut pour les bienheureux, mais de ténèbres et d’horreur pour les maudits dans les profondeurs. […] Oh ! Vous ne pouvez vous imaginer ce qu’est l’enfer. Prenez tout ce qui tourmente l’homme sur terre : le feu, les flammes, le gel, les eaux qui submergent, la faim, le sommeil, la soif, les blessures, les maladies, les plaies, la mort… Additionnez-les et multipliez ce total des millions de fois : vous n’aurez qu’une pâle image de cette terrible vérité. […] Oh ! Ce n’est pas là un langage métaphorique, car Dieu peut faire en sorte que les âmes, lourdes des fautes qu’elles ont commises, aient une sensibilité égale à celle de la chair, même avant qu’elles ne revêtent cette chair. Vous ne savez pas et ne croyez pas. Mais je vous dis, en vérité, que mieux vaudrait pour vous subir tous les tourments de mes martyrs plutôt que passer une seule heure dans les tortures de l’enfer. » (Catéchèse du samedi 15 janvier 1944)

Plusieurs mystiques catholiques ont directement vu l’enfer pour en attester : Sainte Catherine de Sienne (XIVème siècle), Sainte Françoise Romaine (fondatrice des Oblates, XIV-XVème siècles), Sainte Thérèse d’Avila (première femme docteur de l’Église, XVIème siècle), Sainte Véronique Giuliani (XVII-XVIIIème siècles), bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (XVIII-XIXème siècles), pape Léon XIII (XIXème siècle), Sainte Josepha Menendez (XXème siècle), sœur Sainte Faustine (XXème siècle), sœur Lucie de Fatima (XXème siècle), Maria Valtorta (XXème siècle), Luz Amparo (XXème siècle), père José Maniyangat (XX-XXIème siècles). Nier l’enfer, c’est soit se croire plus savant que Dieu, Marie et les Saints, soit les nier eux-mêmes (Valtorta, 503.11).

Ce n’est pas parce que de nombreux catéchistes ou prêtres ne parlent pas – ou peu – de l’enfer qu’il a cessé d’exister.

« Aujourd’hui j’ai été dans les gouffres de l’enfer, introduite par un ange. C’est un lieu de grands supplices, et son étendue est terriblement grande. Genres de supplices que j’ai vus :
le premier supplice qui fait l’enfer c’est la perte de Dieu [confirmé par de nombreuses visions];
le deuxième : les perpétuels remords ;
le troisième : le sort des damnés ne changera jamais ;
le quatrième supplice : c’est le feu qui va pénétrer l’âme sans la détruire, c’est un terrible supplice, car c’est un feu purement spirituel, allumé par la colère de Dieu ;
le cinquième supplice : ce sont les ténèbres continuelles, une terrible odeur étouffante et malgré les ténèbres, les démons et les âmes damnées se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur ;
le sixième supplice : c’est la continuelle compagnie de Satan ;
le septième supplice : le désespoir terrible, la haine de Dieu, les malédictions, les blasphèmes.
Ce sont des supplices que tous les damnés souffrent ensemble, mais ce n’est pas la fin des supplices. Il y a des supplices qui sont destinés aux âmes en particulier, ce sont les souffrances des sens. Chaque âme est tourmentée d’une façon terrible et indescriptible par ce en quoi ont consisté ses péchés. Il y a de terribles cachots, des gouffres de tortures où chaque supplice diffère de l’autre ; je serais morte à la vue de ces terribles souffrances, si la toute-puissance de Dieu ne m’avait soutenue. Que chaque pécheur sache : il sera torturé durant toute l’éternité par les sens qu’il a employés pour pécher. J’écris cela sur l’ordre de Dieu pour qu’aucune âme ne puisse s’excuser disant qu’il n’y a pas d’enfer, ou que personne n’y a été et ne sait comment c’est.
Moi, Sœur Faustine, par ordre de Dieu, j’ai été dans les gouffres de l’enfer, pour en parler aux âmes et témoigner que l’enfer existe. Je ne peux en parler maintenant, j’ai l’ordre de Dieu de le laisser par écrit. Les démons ressentaient une grande haine envers moi, mais l’ordre de Dieu les obligeait à m’obéir. Ce que j’ai écrit est un faible reflet des choses que j’ai vues. J’ai remarquée une chose : qu’il y a là-bas beaucoup d’âmes qui doutaient que l’enfer existe. Quand je suis revenue à moi, je ne pouvais pas apaiser ma terreur de ce que les âmes y souffrent si terriblement, c’est pourquoi je prie encore plus ardemment pour la conversion des pécheurs, sans cesse j’appelle la miséricorde divine sur eux. Ô mon Jésus, je préfère agoniser jusqu’à la fin du monde dans les plus grands supplices que de T’offenser par le moindre péché. »
(sœur Sainte Faustine, Le Petit journal, 741 + source vidéo)

 

« […] Autour d’elles régnait une nuit éternelle ; en sorte que rien ne pouvait faire diversion aux peines qu’elles enduraient. Là, comme dans les autres parties de l’enfer, chacune des âmes réprouvées était livrée à deux démons principaux, exécuteurs des arrêts de la justice divine. La fonction du premier était de la frapper, de la déchirer et de la tourmenter sans cesse ; celle du second était de se moquer de son malheur, en lui reprochant de se l’être attiré par sa faute ; de lui rappeler continuellement le souvenir de ses péchés, mais de la manière la plus accablante, en lui demandant comment elle avait pu céder aux tentations, et consentir à offenser son Créateur ; de lui reprocher enfin, tous les moyens qu’elle avait eus de se sauver, et toutes les occasions de faire le bien, qu’elle avait perdues par sa faute. De là des remords déchirants, qui, joints aux tourments que l’autre bourreau lui faisait éprouver, la mettaient dans un état de rage et de désespoir, qu’elle exprimait par des hurlements et des blasphèmes. […] »
(Vision de Sainte Françoise Romaine, Traité de l’enfer, Chapitre I)

 

« Instantanément, je me trouvai en Enfer, mais sans y être traînée comme les autres fois, et vraiment comme y tombent les damnés. L’âme s’y précipite d’elle-même, comme si elle désirait disparaître de la vue de Dieu pour pouvoir Le haïr, et Le maudire. […] Une des âmes damnées criait : « Voilà mon tourment : vouloir aimer, et ne plus pouvoir le faire. Il ne me reste que haine et désespoir. Oh ! Si je pouvais, une seule fois, faire un acte d’amour, ce ne serait plus l’enfer. Mais je ne le puis. Le plus grand tourment, ici c’est de ne pouvoir aimer Celui que nous haïssons éternellement. » »
(Expérience vécue par Sainte Josepha Menendez, cf. Un appel à l’amour, chapitre : L’entrée dans les ténèbres de l’Au-delà)

 

« Notre-Dame ouvrit ses mains une fois de plus, comme elle l’avait fait durant les deux précédents mois. Les rayons de soleil semblaient pénétrer la terre, et nous vîmes cela comme une mer de feu. Démons et âmes aux formes humaines étaient plongés dans ce feu, comme s’ils étaient des braises transparentes, tous noirs ou bronzés, flottant dans cet incendie, soulevés dans les airs par les flammes qui sortaient d’eux-mêmes, avec des nuages de fumée. Ils retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui nous horrifiaient et nous faisaient trembler de frayeur. (C’est peut-être cette vue qui me fit crier, comme les gens disent qu’ils entendirent ma voie.) Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais noirs et transparents tels du charbon brûlant. Terrifié et comme plaidant pour une aide, nous levâmes les yeux vers Notre-Dame, qui nous dit avec tristesse et bienveillance : « Vous avez vu l’enfer, là où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à Mon Cœur Immaculé. » »
(Apparition du 13 juillet 1917, à Fatima, au Portugal)

L’enfer a également été dépeint à Sainte Catherine de Sienne par Jésus Christ, et été révélé en de nombreuses autres occasions dans l’histoire du catholicisme.

Jésus : « Pour les bons, ce sera l’extase, pour les satans, ce sera la foudre, mes amis. En vérité je vous le dis : être toute sa vie esclave, lépreux, mendiant, est un bonheur royal en comparaison d’une heure, d’une seule heure de punition divine. » (Valtorta, 110.3)

L’enfer est l’agrégat de ce qu’il reste lorsque l’Amour de Dieu est totalement absent. Ainsi, le tourment le plus grand est l’éternelle absence de Dieu, renforcé par le « souvenir de la beauté indicible » du Ciel que le condamné put entrevoir pendant une seconde à sa mort et garde en mémoire (Valtorta, 191.6).

Jésus : « il n’y a pas de misère plus grande que celle-là, la misère de celui qui a perdu pour toujours l’amitié de Dieu et son Royaume. Et elle doit faire pitié, seulement pitié. » (Valtorta, 135.7)

Certains personnes ont fait l’expérience de l’enfer au cours d’une expérience de mort imminente (EMI) :

L’Église ne se prononce pas sur qui est en enfer. Cette connaissance appartient à Dieu seul.

L’enfer comporte 7 niveaux.

« Voilà la vérité. Que vous l’acceptiez ou que vous la refusier. Et même si vous êtes nombreux à vouloir la refuser avec obstination, le jour viendra où vous la connaîtrez parfaitement, où votre esprit en sera convaincu en un instant, et vous réaliserez que pour avoir suivi l’orgueil et le mensonge vous aurez perdu le Bien éternellement. » (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)

Dieu nous fait-il du chantage ?

En nous prévenant de l’enfer si nous lui désobéissons, Dieu nous fait-il du chantage ? sommes-nous encore libres ?

Il ne faut pas confondre la liberté du Créateur et la liberté de la créature. En tant que créatures, nous n’avons pas la liberté de créer les règles du cosmos à l’intérieur duquel nous vivons, mais nous avons la liberté de les respecter ou de les enfreindre. Cette liberté, parce qu’elle interagit avec des éléments et des règles extérieurs à nous-mêmes, implique des conséquences et des responsabilités (dont la misère, la destruction écologique ou l’enfer font partie). Dans sa volonté de ne pas nous voir échouer, Dieu nous prévient de ces conséquences et de ces responsabilités, mais nous restons libres de l’écouter ou non.

Dieu dit à Moïse : « je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie […] » (Dt 30, 19)

Aller au Paradis

L’accès au Paradis n’est pas automatique

On ira tous au Paradis est le titre d’une chanson et d’un mauvais film. Pas une réalité.

« L’enfer existe réellement. Le salut n’est pas automatique et ne viendra pas pour tous. Aujourd’hui, dans l’Église, on parle trop peu du péché, comme aussi du Paradis et de l’enfer… » (Pape Benoît XVI)

Jésus : « Celui qui n’a pas le ferme désir du Ciel ne le possédera pas. » (Valtorta, 96.2)

Ne pas désespérer d’aller au Paradis

Jésus Christ nous a donné plusieurs exemples de l’immensité de sa miséricorde pour les repentents :

  • Le bon larron : Crucifié à côté de Jésus, il se convertit au seuil de sa mort. En raison de cette conversion sincère et malgré ses grands péchés, Jésus lui dit : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis ! » (Luc 23, 43).
  • Marie de Magdala : S’étant convertie après s’être beaucoup égarée, elle est la deuxième personne à qui Jésus apparaît ressuscité (après la Vierge Marie). Elle est devenue sainte.
  • Jean d’En-Dor : Cet ex-professeur, assassin, bagnard et fugitif mû par la haine, nommé Félix, se laisse toucher par l’amour de Jésus et sauver par lui. Jésus le renomme Jean. Il quitte tout et le suit comme disciple.
  • Aglaé : Cette romaine, prostituée de ses 15 à 26 ans, vit un chemin de convertion radicale – avec l’aide priante et secrète de l’apôtre André – vers la sainteté et devient ermite au désert. (Valtorta, 168 & 200)
  • Judas : On apprend, dans L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, que Judas aurait encore pu être racheté après sa trahison déicide s’il s’était repenti. Jésus l’a même prévenu à ce sujet (Valtorta, 180.8).
  • Saint Paul : Après sa conversion, Saul de Tarse – de la tribu de Benjamin, pharisien et persécuteur des chrétiens – devient l’un des plus grands apôtres du christianisme.

Jésus : « C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie au Ciel pour un seul pêcheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir. » (Lc 15, 7 ; Mt 18, 13)

Jésus : « Mais en vérité je te dis que, même après le forfait des forfaits, si le coupable accourait aux pieds du Père – il s’appelle Père pour cela, Judas, c’est un Père d’une perfection infinie – si, en pleurant, en suppliant de lui pardonner, il s’offrait à l’expiation, mais sans désespoir, le Père lui donnerait le moyen d’expier pour qu’il mérite le pardon et sauve son âme. » (Valtorta, 62.2)

Cette réalité, Jésus l’illustre notamment par trois paraboles (Lc 15) : celle du bon berger qui emploie toutes ses forces pour retrouver sa brebis égarée, celle de la femme qui retourne toute sa maison pour retrouver le drachme qu’elle a perdu et, enfin, celle du père qui accueille à bras ouverts son fils qui revient à lui et se repent après avoir gravement péché.

Jésus : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez donc apprendre ce que signifie : « C’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice ». En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pêcheurs, au repentir. » (Mt 9, 12-13 ; Mc 2, 17 ; Lc 5, 31-32)

Dans la pratique

Les plus sûr moyens d’aller au Paradis sont :

  • D’être fidèle au Verbe de Dieu, en foi et en œuvres, « non par crainte du châtiment, mais par amour pour toi, Père saint » (Valtorta, 78.6) ;
  • De participer fréquemment aux sacrements ;
  • De prier pour obtenir la grâce de la persévérance finale ;
  • Chaque premier vendredi du mois, pendant 9 mois consécutifs : se confesser + communier (source : message de Paray-le-Monial)
  • De pratiquer la dévotion au cœur immaculé de Marie, comme suit : chaque premier samedi du mois, pendant 5 mois consécutifs : se confesser + communier + réciter le chapelet + méditer un quart d’heure sur 15 mystères du rosaire (source : message de Fatima) ;
  • Prier quotidiennement le rosaire ; source : message de Fatima ;

La Sainte Vierge, apparue à Fatima, précise : « Lorsque vous priez le Rosaire, dites après chaque mystère : O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Attirez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoins de votre miséricorde. » [Source]

  • Réciter le chapelet de la Miséricorde Divine ; source : message à sœur Sainte Faustine (confirmé par Jésus Christ à Maria Valtorta, cf. Les Carnets, éd. CEV, 2018).

Dieu : « Les âmes qui réciteront ce chapelet [à la Miséricorde Divine] seront enve­loppées par ma Miséricorde pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort.» (Petit Journal, 754)

  • De porter sur soi, au moment de notre mort, l’habit en laine brune dont notre Mère céleste souhaite vêtir ses enfants : le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel (apparue à Aylesford, en Angleterre, en 1251). Il ne s’agit ni d’un grigri ni d’un laissé-passer. Cet habit rappelle à celui qui le porte, par la conscience du corps, son aspiration divine, et le fait croître vertueusement. Le pape Saint Jean-Paul II le portait en permanence, depuis l’âge de 10 ans jusqu’à sa mort.

Quoi qu’il en soit, hormis pour les petits enfants, l’accès à la vie éternelle représente la victoire d’un combat spirituel.

Jésus : « Combats le bon combat de la foi, conquiers la Vie éternelle à laquelle tu as été appelé et en vue de laquelle tu as fait ta belle profession de foi en présence de nombreux témoins. » (1 Tim, 6, 12)

Jésus : « Seuls les vigilants seront victorieux. » (Valtorta, 92.6)

« Quand notre dernière heure aura sonné, quand les battements de notre coeur se seront tus, tout sera fini pour nous, le temps de mériter et le temps de démériter… Il est difficile de devenir des saints ; difficile, mais non pas impossible. La route de la perfection est longue, comme l’est la vie de chacun. Ne nous arrêtons donc pas en chemin et le Seigneur ne manquera pas de nous envoyer le réconfort de sa grâce ; Il nous aidera, et nous couronnera par un triomphe éternel. » (Saint Padre Pio)

Les combats spirituels « sont le tourment des justes qui ne voudraient pas se sentir attirés par la voix de ces appétits, et qui luttent de façon héroïque, et pendant toute leur vie, pour gagner cette bataille et demeurer fidèles au Seigneur. » (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)

Aider les âmes égarées

De leur vivant :

  • En évangélisant pour que, en se convertissant, ils puissent gagner leur salut.
  • En offrant de petits sacrifices d’Amour pour leur salut (une mystique a vu des âmes qu’elle aurait pu sauver par des sacrifices qu’elle n’avait pas accomplis).

La Sainte Vierge, apparue à Fatima, précise : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites plusieurs fois, spécialement chaque fois que vous faites des sacrifices : Ô mon Jésus, c’est pour l’amour de Vous, en réparation des offenses commises contre le Cœur Immaculé de Marie, et pour la conversion des pécheurs. » [Source]

  • En récitant pour eux le chapelet de la Miséricorde Divine remis à sœur Faustine et, notamment, auprès des agonisants.

Dieu à sœur Sainte Faustine : « À l’heure de la mort, je défendrai comme ma propre gloire chaque âme qui récitera ce chapelet [à la Miséricorde Divine] elle-même ou bien si d’autres le récitent près d’un agonisant – l’indulgence est la même. Quand on récite ce chapelet auprès d’un agonisant, la colère divine s’apaise, une insondable miséricorde s’empare de son âme et les entrailles de ma miséricorde sont émues par la douloureuse Passion de mon Fils. » (Petit Journal, 811)

Jésus Christ : « Écris : si l’on récite ce chapelet [à la Miséricorde Divine] auprès d’un agonisant, je me tiendrai, entre le Père et l’âme agonisante, non pas en tant que Juge Juste, mais comme Sauveur Miséricordieux. » (Petit Journal, 1541)

Après leur mort (au purgatoire) :

Maria Simma donne 8 manières d’aider les âmes du purgatoire :

  1. Faire célébrer des messes (célébrer pour les défunts le Sacrifice véritable de la Victime parfaite, au nom de laquelle tous les pardons sont accordé ; Valtorta, 305.5)
  2. Consentir des souffrances expiatoires
  3. Le rosaire
  4. Le Chemin de Croix
  5. Les indulgences
  6. Les aumônes et les bonnes œuvres
  7. Faire brûler des cierges
  8. Jeter de l’eau bénite

En France, nous avons le sanctuaire mondial de la prière pour les défunts et de l’espérance chrétienne : la basilique Notre-Dame Montligeon, en lien avec la Fraternité Notre-Dame de Montligeon.

La Miséricorde Divine

Soyons assurés que la Sainte Trinité, la Vierge Marie, les anges et tous les Saints mettent tout en œuvre pour sauver le plus grand nombre d’âmes : don du Fils unique, envoie du Paraclet, institution de l’Église, sacrement de réconciliation, plusieurs indulgences plénières par an (Fête de la Miséricorde Divine ; Pentecôte ; début novembre ; 31 décembre), pénitences (jeûnes, pèlerinages…), sacrement des malades, miracles, prodiges, signes, clins Dieu, apparitions, scapulaire surnaturel, révélations privées, communion des Saints et foule des anges, chapelet de l’Archange Saint Michel et des Saints anges (qui protège nos parents de la perdition), chapelet et Fête de la Miséricorde Divine, prières de délivrance, exorcismes… Ces passerelles vers le Ciel témoignent leur infini amour pour les hommes. Sainte Faustine, dans son Petit Journal, n°1697, parle même de la grâce de l’illumination finale post-mortem dont elle fut témoin en accompagnant les âmes agonisantes.

Personne n’est prédestiné à l’enfer (CEC 1037). Notre désespoir et notre suicide sont interdits.

Dieu à sœur Sainte Faustine :

« Écris cela pour les âmes affligées : lorsque l’âme verra ses péchés et en mesurera le poids, lorsque se dévoilera à ses yeux tout l’abîme de la misère dans laquelle elle s’est plongée, qu’elle ne désespère pas, mais qu’elle se jette avec confiance dans les bras de ma Miséricorde, comme l’enfant dans les bras de sa mère bien-aimée. Ces âmes-là ont la priorité dans mon Cœur rempli de pitié. Elles ont la priorité sur ma Miséricorde. Dis-leur qu’aucune âme faisant appel à ma Miséricorde n’a été déçue, ni n’a éprouvé de honte. Je me complais particulièrement dans l’âme qui fait confiance à ma Bonté. » (Petit Journal, 1541)

« Récite constamment le chapelet [à la Miséricorde Divine] que je t’ai appris. Quiconque le dira obtiendra une grande miséricorde à l’heure de sa mort. Les prêtres le donneront aux pécheurs comme leur dernière planche de salut ; et même le pêcheur le plus endurci, s’il dit ce chapelet une seule fois, recevra la grâce de mon infinie miséricorde. Je désire que le monde entier connaisse ma miséricorde ; je désire accorder des grâces inconcevables aux âmes qui ont confiance en ma miséricorde ». (Petit Journal, 687)

Dieu nous a créé avec amour et il a créé l’univers avec amour pour rendre notre existence possible, nous aimant à ce point, il ne veut pas que nous nous perdions.

« On ne veut pas, chez votre Père qui est au cieux, qu’un seul de ces petits se perde. » (Mt 18, 14)

Hors de l’Église, point de salut ?

La phrase du Père de l’Église, Cyprien de Carthage (IIIème siècle), Salus extra ecclesiam non (« Le salut hors de l’Église n’est pas ») a fait date. Elle n’est cependant pas à prendre stricto sensu, mais comme suit : si la vie est un jeu, la manière la plus sûre de remporter la partie est de bien comprendre ses règles et de les appliquer (2 Tim 2, 5). Or, ces règles ont été transmises et donné en exemple par Jésus Christ, dont l’Église catholique – instituée par lui – est le corps mystique et offre l’ensemble des « moyens du salut ». C’est le Fils qui révèle le Père (Jn 1, 8) et qui nous montre le chemin, et c’est l’Esprit-Saint qui nous permet de le parcourir.

Une âme ne connaissant pas le Christ peut, par ses bonnes œuvres, parvenir à la vie éternelle. Ceux qui vivent l’Évangile sans le connaître font partie de « l’âme de l’Église » ou de « l’âme du Christ » (Valtorta, Les Carnets, éd. CEV, 2018). Saint Paul parle de ces païens en Rm 2, 14-16.

Esprit Saint : « Cette récompense ira aussi à tous ceux qui appartiennent au moins à l’âme de l’Église par leur bonne volonté, leur pratique de la justice, et par la charité qu’ils exercent envers leur prochain et envers Dieu, le Dieu qu’ils n’ont pas connu, mais dont ils ont saisi intuitivement l’existence. » (Valtorta, Leçon n°42 sur l’Épître de Saint Paul aux Romains)

 

Jésus : « ceux qui, convaincus d’être dans la vérité, suivront la religion de leurs pères avec justice et sainteté, ne seront pas mal vus de Dieu ni punis par lui. » (Valtorta, 289.6)

Mais ce n’est certainement pas le parcours le plus sûr.

Jésus priant son Père : « [Le Fils] donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés ! Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » (Jn 17, 2-3)

Il est également clair que la justice divine comporte une notion de proportionnalité : apôtres > disciples > fidèles > méconnaissants de Dieu… ne seront pas jugés de la même manière. Dieu est juste, donc proportionnel (Valtorta, 289.6).

« À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. » (Lc 12, 48)

 

Jésus à ses compagnons : « Rappelez-vous que celui à qui on a donné davantage est tenu de fournir davantage. » (Valtorta, 98.8)

Jésus à des Romains : « Dieu est juste. Il ne peut punir quelqu’un qui fait le mal en croyant faire le bien. Il punit celui qui, ayant eu la possibilité de connaître le bien et le mal, choisit ce dernier et y persiste. » (Valtorta, 204.6)

 

« plus on connaît la volonté et la pensée du maître, plus on est tenu de l’accomplir avec exactitude. » (Valtorta, 276.11)

En revanche, pour ceux qui connaissent Jésus Christ et son Évangile et les rejettent, voire les combattent, les choses en vont autrement, indépendamment de leurs œuvres :

« qui résiste au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jn 3, 36)

 

Jésus : « Mais celui qui ne croit pas, il est inutile qu’il fasse des œuvres saintes. Il est déjà jugé car il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (Valtorta, 116.9)

 

« Si je n’étais pas venu et ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché. » (Jn 15, 22)

Un autre regard sur la vie : la terre comme salle d’attente active

Je vois la terre comme la salle d’attente de la maison du Père. Par notre vie terrestre, on y bouge, on y vit, on y interagit, on y construit. Lorsqu’à notre décès notre âme se détache de notre corps, en fonction de notre vécu dans cette salle, c’est soit le Paradis éternel, soit le purgatoire temporaire suivit du Paradis, soit l’enfer éternel. Cette salle d’attente, ce filtre nécessaire pour ne pas souiller le Ciel, c’est l’humain qui l’a créé en introduisant librement le péché dans le monde. Ce passage est extrêmement bref au regard de l’éternité et la vie terrestre est le moyen de rendre cette éternité sublime. L’enjeu est énorme : tout se joue là. Jésus : « Dans l’autre vie pas de construction. Malheur à celui qui n’a que des décombres à présenter ! » (Valtorta, 174.21) À nous de l’habiter au mieux en prenant de Dieu pour appui et modèle.

« L’homme est semblable à un souffle, ses jours sont une ombre qui passe. » (Ps 143, 4)

 

Jésus : « Qu’est-ce que la vie ? C’est un temps d’attente, je dirais les limbes des Limbes que vous donne le Dieu Père, pour prouver votre nature de bons fils ou de bâtards et pour vous réserver, en fonction de vos actes, un avenir qui ne connaîtra plus ni attentes ni épreuves. » (Valtorta, 77.2)

 

« Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre. » (Troisième parole de la Vierge Marie à Sainte Bernadette, 18 février 1858, Lourdes)

 

« Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie. » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus)

 

Jésus : « La durée de la vie n’est pas ces quelques jours passés sur la terre. La vie commence quand elle vous semble finir, et elle ne finit pas. » (Valtorta, Catéchèse du samedi 15 janvier 1944)

 

Jésus : « Mais puisque vous vivez une seule fois et que vous savez que votre destin se joue à ce seul moment, si vous n’êtes pas de nauséabonds adorateurs de la Bête, agissez au moins avec ce minimum de bonne volonté qui me suffit pour vous sauver. » (Valtorta, Catéchèse du vendredi 7 janvier 1944)

Dès lors, les ambitions terrestres et mondaines sont bien fades. Le sage Salomon parlait de « vanité des vanités » (Qo 1, 2 et 12, 8). Nous voulons plaire au monde, mais ce n’est pas avec ses critères que Dieu nous jugera.

« Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le Ciel : là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. » (Mt 6, 19-21 et Luc 12, 33-34)

« Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il perd et ruine son âme ? » (Luc 9, 22-25)

Un autre regard sur la vie : notre âme comme un oiseau, la terre comme une cage

Jésus enseigne au petit Marziam, attristé par le décès de ses parents et de ses frères et sœurs, que « les âmes sont comme autant d’oiseaux que la chair emprisonne dans sa cage. La terre est le lieu où ils sont amenés dans la cage. Mais les âmes aspirent à la liberté du Ciel, au Soleil qui est Dieu, à cette nourriture faite pour elles qu’est la contemplation de Dieu. » Dans son amour, Dieu libère les âmes, une à une, quand il juge le moment opportun. Mais, au Ciel, celles-ci ne sont pas séparées de leurs proches sur terre. Bien au contraire, elles les aident avec davantage de force que lorsqu’elles étaient emprisonnées dans leur chair. Dieu « ajoute alors au ministère de l’ange gardien le ministère de l’âme qu’il a rappelée à lui, et qui aime d’un amour pur de toute pesanteur humaine sa famille qu’elle aime en Dieu. » (Valtorta, 305.5)

L’eschatologie : la fin des temps

Le terme eschatologie désigne l’étude des fins dernières.

La Parousie

À la fin des temps, l’Église sera, à l’image de son Seigneur, crucifiée, faible et méprisée du monde. Ce sera la Passion de l’Église, la seconde Passion du Christ, vécue dans son corps mystique qui est l’Église. (CEC 675-677)

Puis, le Christ victorieux reviendra en gloire sur Terre. Ce sera sa seconde et son ultime venue (la Parousie), la première étant sa naissance.

La fin de l’univers visible

Jésus évoque, pour la fin des temps, des ténèbres suivant l’extinction des astres et la mort de la terre et de tous les hommes (Valtorta, 111.3).

Le jugement dernier (ou général)

Cet ultime jugement complétera notre « jugement particulier » en y intégrant :

  • Les conséquences de nos actes sur l’histoire et la société par-delà notre décès terrestre
  • La révélation universelle de nos intentions secrètes (stratégies…)

Il manifestera également la Sagesse de la Providence Divine, rétablissant ainsi la bonté totale de Dieu, y compris dans les événements qui nous demeurèrent incompréhensibles ou regrettables.

La résurrection de la chair

Notre foi nous dit qu’à la fin des temps que tous les défunts ressusciterons avec leur corps, un corps régénéré, dans sa pleine vitalité (avec l’apparence qui l’avait dans sa trentaine). Le corps des âmes pures a pu être élevé au Ciel dès l’achèvement de leur vie terrestre. Cas extrêmement rare, il ne se serait produit que pour quatre personnes : Jésus, Marie, le patriarche Hénoch (Gn 5, 24) et le prophète Élie (2 Rois 2, 1-14). À mi-chemin entre la décomposition et l’ascension, on dénombre actuellement 330 grands catholiques défunts présentant un corps incorruptible. Quelques exemples : Sainte Catherine de Sienne (stigmatisée, épouse mystique, docteur de l’Église), Saint François Xavier, Saint Jean de la Croix, , Saint Vincent de Paul, Saint Jean-Marie Vianney, Sainte Catherine Labouré, Sainte Bernadette Soubirous, pape Saint Jean XXIII, Saint Padre Pio (stigmatisé, corps diffusant une odeur suave), Carlo Acutis. Cf. Jean Mathiot, Miracle des corps incorrompus, 324 pages. Certains corps ou reliques de Saints répandent continuellement une odeur agréable ce qui donna l’expression « mourir en odeur de sainteté« .

Celui-ci sera le même que de leur vivant, mais dans toute sa vitalité ; ainsi, bien qu’ayant vécu jusqu’à l’âge de 70 ans, Marie au Ciel a « l’aspect et l’âge qu’elle avait au moment de la naissance du Sauveur » (Valtorta, 27.1).

Résurrection de la chair de tous les morts qui sortent de terre (car corps partie intégrante de l’âme). Le corps sera béni (« corps glorieux ») ou châtié selon son jugement.

« vos os revivront comme l’herbe reverdit » (Is 66, 14)

Les prophéties

« ce n’est jamais par la volonté d’un homme qu’un message prophétique a été porté : c’est portés par l’Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 P 1, 21)

Dans l’Ancien Testament, Jonas avertit – à la demande de Dieu – les habitants de Ninive qu’ils seront anéantis s’ils persistent dans le péché. Ces derniers mesurent leur faute et se convertissent. De même, les prophéties postérieures à la venue du Christ peuvent être considérées comme des avertissements conditionnels : voilà ce qui vous attend, si vous ne vous convertissez pas et ne faites pas pénitence.

Exemples de prophéties :

L’Apocalypse de Jean

L’Apocalypse de Jean est le dernier livre de la Bible. Il s’agit d’une lettre adressée aux sept Églises primitives dans laquelle l’évangéliste décrit ce qu’il a vu et entendu durant une extase. Il s’agit d’une prophétie symbolique sur la fin des temps qu’il convient de traduire en idées. Elle n’a pas été donné dans le but d’être simple à comprendre, mais d’être étudiée et méditée.

En voici le résumé :

De grands châtiments divins frappent la terre impie et annoncent la fin des temps.

Marie apparaît enveloppée de soleil, debout sur la lune et couronnée de douze étoiles. Satan (le Dragon rouge-feu, l’antique Serpent) tente, sans succès, de dévorer le nouveau-né de Marie (Ap 12), suite à quoi il est chassé du ciel et jeté sur la terre avec ses anges (Ap 12, 8-9).

Puis, il donne pouvoir à une bête venue de la mer possédant sept têtes et dix cornes couronnées de diadèmes (Ap 13, 1). Les sept têtes de la bête symbolisent les sept collines de la « nouvelle Babylone » : Rome (Ap 17, 9), et une « Prostituée fameuse » est assise sur elle (Ap 17, 9).

Cette bête est soutenue par un faux prophète (ayant deux cornes), ainsi que par tous les rois de la terre et leurs armées (Ap 19, 19). Le faux prophète parvient à animer l’image de la bête afin d’accroître l’adoration des humains pour elle. Il parvient aussi à imposer aux humains d’être marqués sur leur front et leur main droite du nom de la bête ou de son nombre, qui est 666, pour pouvoir vendre ou acheter des choses. Les personnes ainsi marquées seront toutes damnées par Dieu.

En parallèle, l’agneau de Dieu est présent et il a, avec lui, 144 000 hommes purs, dont le front est marqué du nom de Dieu et de leur propre nom.

La Prostituée est tuée (Ap 17, 16). Et, dans toute sa gloire, Dieu anéanti Rome et établi sa royauté céleste. Satan et sa bête sont capturés et jetés dans l’étang de feu (Ap 19, 20). Leurs adorateurs sont exterminés (Ap 19, 21). Satan est neutralisé pour 1000 ans (Ap 20) et Dieu ressuscite les justes (c’est la « première résurrection »).

Au terme de cette période, satan revient semer le malheur, mais pour peu de temps. Puis, tous les humains sont jugés. Les mauvais sont jetés dans l’étang brûlant de feu et de soufre ; c’est là leur « seconde mort » (Ap 21, 8). Les bons vont auprès de Dieu. Le monde disparaît et Dieu fait descendre une cité nouvelle, incorruptible et d’une beauté sans pareille – la Jérusalem céleste – dans laquelle les sauvés habiteront avec Dieu (Ap 21). Cette cité n’a pas de temple, car Dieu y siège. Les lumières naturelles et artificielles y sont inutiles, car la lumière divine l’illumine. Là, se trouvent aussi le fleuve et les arbres de Vie (Ap 22, 1-2).

L’Apocalypse collective (que nous n’expérimenterons peut-être pas ici-bas) ne doit pas nous faire oublier notre apocalypse personnelle, c’est-à-dire notre décès physique (que nous sommes certains d’expérimenter ici-bas), pour laquelle nous devons constamment nous préparer.

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » (Mt 25, 13 ; Lc 12, 46)

L’antéchrist

Initialement bon, humble, pauvre et chaste, la séduction de l’ambition le fait chavirer.

Écouter un passage de Maria Valtorta à son sujet.

Les trois jours de ténèbres

Le Padre Pio et d’autres ont prophétisé trois jours de ténèbres imminents marquant la transition entre le monde pécheur comme jamais et le retour de la paix divine.

Viendra, par une nuit froide, trois jours et trois nuits de ténèbres. Une pluie ininterrompue, le tonnerre, les tremblements de terre feront rage. Nul ne devra ni quitter sa maison ni regarder à l’extérieur. Il faudra intensément se repentir et prier le chapelet, sans crainte et sans dormir. Le cri : « Qui est comme Dieu ! » sera notre protection. Puis reviendra le soleil et se sera un printemps de paix.

Conférence éxégétique du père Verlinde sur le sujet.

L’Église

C’est Jésus Christ lui-même qui a voulu l’Église et Pierre pour premier pape :

Jésus : « Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » (Mt 16, 18)

L’Église est Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

Hiérarchie

Elle est répartie en diocèse et son siège est la cité-État du Vatican (à Rome, Italie), dirigée par le pape.

Le pape rédige des lettres encycliques.

1 pape > cardinaux > archevêques, évêques (à la tête d’archidiocèses et de diocèses) > prêtres (à la tête de paroisses) > diacres > moines et moniales > servants d’autel, laïcs

Finances

Dans la plupart des cas, elle n’est financée ni par l’État ni par le Vatican, et ne vit que de dons :

  • Quêtes = don effectués lors des messes (représentent 1/4 des finances de l’Église, en France)
  • Denier du culte = don annuel fait par les fidèles
  • Offrandes = dons pour les intentions de messe
  • Casuels = dons pour les sacrements
  • Legs et donations

Le Kérygme

Le Kérygme est la proclamation par les chrétiens de leur foi fondamentale :

Jésus-Christ est le Messie, le fils unique de Dieu. Ses disciples témoignent qu’il est mort, puis ressuscité. Toute l’humanité est appelée à se convertir à son Amour pour recevoir la vie éternelle.

Le Credo (« je crois », en latin ; profession de foi)

Version courte (symbole des Apôtres ; notamment utilisée pour prier le chapelet) :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre,
Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ;
A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux Enfers [c’est-à-dire les limbes, à ne pas confondre avec l’enfer, la géhenne] ;
Le troisième jour, est ressuscité des morts ;
Est monté au Ciel,
Est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ;
D’où Il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit-Saint
À la sainte Église catholique,
À la communion des Saints,
À la rémission des péchés,
À la résurrection de la chair
À la vie éternelle.
Amen.

Version longue (symbole de Nicée-Constantinople) :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
de même nature que le Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel ;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen.

Les grands textes de l’Église catholique

La Bible

Le mot Bible vient du grec ancien βιϐλία, qui signifie « les livres ».

La Bible est composée de deux grandes parties cohérentes et chronologiques :

  • L’Ancien Testament : raconte l’histoire du peuple juif, depuis la création du monde jusqu’à la venue de Jésus Christ
  • Le Nouveau Testament : raconte la vie de Jésus Christ et celle de ses premiers Apôtres, ainsi que l’Apocalypse.

L’Ancien Testament mentionne aussi plusieurs livres (registres historiques et juridiques, chroniques, commentaires, prophéties) aujourd’hui perdus. Par exemple : le Livre de Gad le voyant (1 Chroniques 29.29), le Livre de Nathan (2 Chroniques 9.29), le Livre de Schemæja le prophète (2 Chroniques 12.15), le Livre d’Achija (2 Chroniques 9.29), le Commentaire du prophète Iddo (2 Chroniques 13.22), le Livre des guerres de Jéhovah (Nombres 21.14), le Livre des Actes de Salomon (1 Rois 11.41), le Livre des Rois de Juda et d’Israël (1 Chroniques 9.1, 2 Chroniques 16.11, 25.26, 27.7, 28.26, 32.32, 35.27, 36.8 – qui contient les Mémoires de Jéhu, 2 Chroniques 20.34), le Livre du Roi Saül (1 Samuel 10, 25), le Livre des Purim (Esther 9.32), le Sefer ha Yashar ou le Livre du Juste traitant des origines de l’humanité, de la Genèse à l’Exode (Josué 10, 13 et 2 Samuel 1, 18), l’Épître aux Laodicéens (Colossiens 4.16).

« Ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ. » Saint Jérôme

Le catéchisme de l’Église catholique

Le catéchisme de l’Église catholique est le document détaillant la foi et les dogmes catholiques.

Jésus Christ précise à Maria Valtorta, le 30 juin 1945, que tous les papes qui ont défini et proclamé des dogmes se trouvaient « en état de grâce » et « dans l’amitié de l’Esprit Saint », et de conclure : « Appuyez-vous donc sur cette certitude : les dogmes sont vrais et l’infaillibilité existe parce que je n’accorde pas de dogmes à ceux qui ne le méritent pas. »

L’Église et la dimension sociale : La doctrine sociale de l’Église

Donne la vision de l’Église quand à la vie fraternelle, notamment envers les plus nécessiteux.

L’Église et la dimension écologique : L’écologie intégrale

Si le christianisme tend avant tout vers le Ciel, il est aussi une religion de l’incarnation : l’âme prend place dans un corps, au sein de la Création. Ainsi, le Verbe lui-même s’est incarné, rendant l’invisible visible.

La crise environnementale actuelle révèle une crise spirituelle plus profonde. Car c’est précisément le matérialisme athée qui a permis l’extractivisme sans limite et le consumérisme insensé. Car si nous aimons Dieu, nous ne voulons pas le faire souffrir en nuisant à ses créatures. Si nous aimons nos prochains comme nos frères, nous voulons servir leur dignité. Si nous nous aimons nous-mêmes, nous voulons vivre dans un environnement sain et beau. Dès lors, c’est en revenant à Dieu et à sa loi d’Amour qu’on répondra durablement aux enjeux écologiques. C’est en désirant le Ciel qu’on soignera la terre.

L’écologie matérialiste est enfermée sur le plan terrestre. Elle en vient tout logiquement à considérer l’humain civilisé comme un parasite surnuméraire qu’il faut neutraliser avant qu’il ne saccage irrémédiablement toute la biosphère. Elle réduit à l’état d’objet quantifiable.

Mais si nous passons de cette vue en 2D à une compréhension en 3D, nous comprenons que la procréation permet à l’humain de « coopérer avec [Dieu] pour peupler le Ciel » (Valtorta, 96.6) et que nous faisons bien plus face à un problème de sous-population céleste que de sur-population terrestre.

La Sainte Famille

La Très Sainte Vierge Marie

Sans péché – Vierge – Épouse, Fille, Mère, Disciple et Reine de Dieu – Co-Rédemptrice

Marie est la fille unique d’Anne (fille d’Aaron) et de Joachim, qui l’ont eu au soir de leur vie. Consacrée à Dieu, elle est envoyée au Temple de Jérusalem à l’âge de 3 ans, où elle sert, prie et étudie, jusqu’à son mariage avec le chaste menuisier Joseph à l’âge de 15 ans (Valtorta, 136.6). Marie et Joseph descendent de la lignée du roi David. Marie a été conçu Immaculée et Pleine de Grâce. Elle vécu toujours en parfaite union avec la Divine Volonté. Elle est à la fois Fille, Épouse et Mère de Dieu, désirée par les trois personnes divines. Par son amour total pour Dieu, elle n’a jamais rien désiré d’autre que d’être dans sa Divine Volonté. Elle a voulu se servir de sa libre volonté pour faire la divine volonté et être parfaite. Elle fut dès l’enfance consacrée à Dieu et instruite par lui. Elle fut perpétuellement vierge. Elle est la plus humble et la plus grande créature humaine ; la mère et la médiatrice de toutes grâces (Valtorta, Les Carnets, éd. CEV, 2018). Elle est l’Ève nouvelle (Valtorta, 606.5 ; expression introduite par Saint Irénée) qui, à l’inverse de succomber au tentateur, le terrasse. À la fin de sa vie, son âme pure fut assomptionnée avec son corps immaculé jusqu’au Ciel suprême (l’Empyrée) où elle adora Dieu. Elle n’a donc pas de tombeau sur terre (Valtorta, Les Cahiers, 5 janvier 1944). Depuis, elle veille maternellement sur les âmes et soutien sans relâche son Fils dans sa mission rédemptrice. Elle est le joyau du Paradis (Valtorta, 377.4) et y a autaut de valeur que l’ensemble des bienheureux. Elle est la Reine des Anges (révélation au vénérable Père Louis Edouard Cestac, le 13 janvier 1864).

Les 4 dogmes martiaux sont :

  1. Marie est vierge
  2. Marie est la Mère de Dieu
  3. Marie est conçue immaculée (pape Pie IX, 1854)
  4. Marie est montée au Ciel corps et âme : l’Assomption (pape Pie XII, 1950)

« Elle est cette charité inépuisable qui travaille à la gloire de Dieu inlassablement et en habit de Servante malgré sa gloire de Reine. Elle est la Mère, la Mère parfaite de tous ceux qui lui demandent la Vie. » (Valtorta, Leçon n°14, 91, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains).

Les catholiques adorent Dieu (car « Dieu seul doit être adoré. » Valtorta, 204.5) et vénèrent Marie.

Prière de consécration à la Vierge Marie, de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort :

Je vous choisis, aujourd’hui
ô Marie,
en présence de toute la cour céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et consacre,
en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions
passées, présentes et futures,
vous laissant un entier et plein droit
de disposer de moi,
et de tout ce qui m’appartient,
sans exception,
selon votre bon plaisir,
à la plus grande Gloire de Dieu,
dans le temps et l’éternité.
Ainsi soit-il.

Ressources :

Saint Joseph

Joseph est l’époux de Marie et le père putatif (qui donne une existence légale) de son fils unique. Il est un artisan menuisier-charpentier et vit avec sa famille à Nazareth. Dans son atelier il fabrique des tables et des lits, et ajuste des roues et des serrures (Valtorta, 246.12).

Deuxième plus grand Saint de tous les temps après Marie, il est le Saint patron de l’Église universelle, de la famille, de la santé et du travail. Il est un modèle pour tous les chefs de famille. Il est aussi le premier des laïcs consacrés. Le mois de Mars lui est dédié et il est fêté le 19 mars.

Ressources :

  • CD Histoire contée : La Vie de Saint Joseph, ref : CD19a, éd. Rassemblement à Son Image : enregistement à plusieurs voix d’après Maria Valtorta, avec musique et bruitages, 7 €.

L’exemplarité familiale

Marie et Joseph sont « deux saints, les plus grands que le monde ait possédés. » (Valtorta, 37.4)

Ils nous offre le parfait modèle familial.

  • Joseph est le chef de famille. Marie et son fils lui sont soumis. Il les aime infinimement et ne ménage jamais sa peine pour les protéger et prendre soin d’eux (aménage le jardin, constuit les meubles, gagne le salair familial, se sacrifie…). L’époux est le « protecteur [de l’épouse] comme le tuteur qui soutient la vigne. » (Valtorta, 104.4) Il refuse catégoriquement que Marie travaille (Valtorta, 14.3). Ses activités sont donc l’oraison et la vertu (Valtorta, 91.5), les travaux de couture et domestiques, puis le soin et l’éducation de son enfant. Il reconnaît la supériorité de sa sagesse et de sa sainteté, n’hésite pas à lui demander conseil, et trouve auprès d’elle un grand réconfort spirituel.

« Le mari est le chef de la femme, comme Jésus Christ est le Chef de l’Église. » (Ep 5, 23)

« L’homme, pour son épouse, est un maître et un père en plus d’être époux. Et la femme, pour son époux, est un ange et une mère, en plus d’être épouse. » (Valtorta, 196.4)

  • Joseph enseigne son métier à Jésus dès le plus jeune âge en lui faisant fabriquer des petits cadeaux pour sa mère, lui apprenant à la fois l’amour filial et l’autonomie travailleuse. (Valtorta, 37.8)
  • Marie refuse catégoriquement que son fils aille à l’école et se charge elle-même de son instruction (lecture, écriture, théologie, etc.), en compagnie de ses cousins d’âges voisins, Jude et Jacques. (Valtorta, 38.7)

« Et vous, pères, ne provoquez pas vos fils au ressentiment, mais élevez-les dans la discipline et la rectitude du Seigneur. » (Ep 6, 4)

  • Leur relation n’est qu’amour et douceur, qu’aucune disputent ne vient jamais troubler. Jusqu’à la fin de leurs jours, ils se témoignent constamment leur amour mutuel. (cf. Valtorta, scène concluant le chapitre 88)
  • Ils vivent dans un petit village de campagne, loin de la ville qui concentre tous les vices.
  • Lorsque Joseph réalise qu’il a péché contre Marie en l’ayant cru adultère et en voulant la répudier, il se précipite vers elle pour se repentir (Valtorta, 26).

Jésus : « La famille existe et doit exister. Il n’y a pas de théorie ou de progrès qui puisse s’opposer à cette vérité sans provoquer des dégâts. » (Valtorta, 37.9)

La sainteté : Amour et continence

Nous sommes tous appelés à devenir Saints. C’est, avec l’Amour, notre vocation commune.

Il faut nous efforcer de vivre en saint pour que nous n’ayons « que des fautes involontaires ou vénielles » au terme de notre vie (Valtorta, 300.4).

Les Saints sont les ouvriers de Dieu : coadjuteurs, intercesseurs et modèles pour leurs frères. Sûrs qu’ils sont au Ciel, nous pouvons les prier pour qu’ils portent nos prière au Père. Les Saints ne cessent d’intercéder pour nous.

L’Église reconnaît plusieurs niveaux de piété chez les personnes qu’elle nous donne en exemple : Vénérables ou Martyrs, Bienheureux (béatification : vénération publique locale), Saints (canonisation : vénération publique universelle).

Nous ne devons pas les adorer, seul Dieu doit l’être.

Jésus : « Dans mon grenier n’entrera que le grain choisi, pur, résistant, excellent. Ce grain, ce sont les saints. » (Valtorta, 96.2) [Ceux qui ne sont pas saints, sans être dans le rejet de Dieu, peuvent encore accéder au Ciel via la purification du purgatoire.]

 

« Dieu ne choisit pas des Saints, mais rend Saints ceux qu’Il choisit. » (Saint Augustin)

Le jeûne

Il est conseillé, par la Très Sainte Vierge, le mercredi et le vendredi.

Les trois vœux des religieux

Les trois vœux des religieux préfigurent le Ciel : absence de possessions, absence de sexualité, volonté propre dissoute dans le don d’Amour, absence de mise à amour (pour cette raison, certains choisissent le végétarisme).

La pauvreté

Jésus n’a de cesse de nous inviter à une vie simple et honnête. Il nous met en garde contre la fascination de l’argent et nous invite à choisir Dieu plutôt.

« En vérité, je vous le dis : quiconque aura laissé maison, femmes, frères, soeurs, mère, père, enfants ou champs, à cause de moi et de l’Évangile, recevra bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir la vie éternelle. » (Mt 19, 29 ; Mc 10, 29-30 ; Lc, 18, 29-30)

Jésus : « Il faut pour cela gagner honnêtement sa vie, restituer ce qu’on a pris injustement, faire un usage modéré des biens du monde et sans s’y attacher. Il faut savoir quitter les richesses parce que, tôt ou tard, elles nous quitteront – il faut le garder à l’esprit ! – tandis que le bien accompli ne nous abandonne jamais. » (Valtorta, 95.4)

Jésus : « Si tout manquait à l’homme, sauf le Père, sa joie ne serait-elle pas complète ? » (Valtorta, 97.6)

Jésus : « Contentez-vous de peu. Dieu vous procure le nécessaire. Cela suffit. » (Valtorta, 98.11)

Le corps et la chasteté

Le corps et l’âme peuvent être comparés à une noix : le corps c’est la coque et l’âme c’est le cerneau (Valtorta, 170.9).

En tant que baptisés, nous avons reçu l’Esprit-Saint et sommes membres du corps du Christ. Pour nous, le corps humain est le temple de l’Esprit-Saint (1 Co, 3, 16) et dans notre coeur se trouve « notre Saint des Saints » (Valtorta, 94.7).

Faisant un parallèle avec le Temple de Jérusalem, Jésus parle de son corps comme d’un sanctuaire (Jn 2, 21).

« vous êtes un sanctuaire de Dieu, et l’Esprit de Dieu habite en vous […] le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous. » (1ère Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens, 16-17)

« Le corps humain est un temple magnifique qui renferme un autel. Sur l’autel, c’est Dieu qui devrait se trouver. » (Valtorta, 123.4)

De plus nous croyons à la résurrection de la chair à la fin des temps.

Tout ceci implique un profond respect de notre corps. Ainsi, piercings, tatouages et autres modifications corporelles sont fortement déconseillés, car les œuvres de Dieu sont déjà parfaites. De même nos relations corporelles et sexuelles doivent être imprégnées de ce respect. La fornication souille le corps et l’impudicité est considérée comme un péché contre soi-même (1 Co, 6,18).

Jésus : « notre corps est créé par Dieu pour être le temple de l’âme et le temple de Dieu. C’est pourquoi il faut le garder intact, sinon l’âme est volée à l’amitié de Dieu et à la vie éternelle. » (Valtorta, 131.5)

Célibataires, époux, abstinents… nous sommes tous appelés à être chastes dans nos relations.

Un autre regard sur le corps et l’âme avec l’image de l’amphore :

Il y a 2000 ans, Dieu a enfermé la Sagesse et la Sainteté dans un corps humain : Jésus – amphore « précieuse » – pour que brisée, par son libre sacrifice à « l’heure de la grâce », son contenu se déverse sur le monde entier et sanctifie les hommes (Valtorta 167.13). Encore, après sa mort, les soldats de Rome transpercèrent son côté, faisant jaillir le sang et l’eau du paradis (Jn 19, 34 & 37). Alors qu’ils pensaient l’anéantir, ils le répandirent.

De même, à l’image de leur maître, les Martyrs sont des amphores purifiées et emplies d’Amour divin. Leurs accusateurs et leurs bourreaux espéraient les faire disparaître, mais en s’attaquant à leur vase d’argile périssable, ils répandent leur contenu divin et éternel sur la terre et convertissent le monde.

Les âmes victimes sont des amphores sublimes. Sans nuls bourreaux extérieurs, elles choisissent librement de se laisser transpercer du dedans, pour épandre par les brèches de leurs plaies l’Amour mystique qui les consume.

Pour nous tous, hommes et femmes, notre corps est une amphore matérielle contenant et exhalant notre âme immatérielle insufflée par Dieu à notre conception. Notre vie durant, nous avons la responsabilité de veiller avec quoi nous emplissons ce contenant et d’en écumer toutes les saletés et les pourritures qui pourraient s’y trouver.

La sexualité

L’Église prêche l’abstinence avant le sacrement du mariage qui, lui, nous engage à une fidélité monogame à vie.

Aux antipodes de nos habitudes, Jésus précise que les rapports sexuels ne sont permis qu’en vue de donner la vie. Selon la loi naturelle, les organes reproducteurs servent à se reproduirent. Cette rareté des rapports invite à une toute autre relation avec son conjoint, bien plus chaste et tournée vers Dieu et les autres. Il va jusqu’à comparer la satisfaction sexuelle pour elle-même à un « pain de cendre et d’ordure » (Valtorta, 123.3)

Une sexualité chaste. Donc féconde.

Jésus : « [Le] mariage cesse d’être saint quand, par malice, il devient infécond. » (Valtorta, 123.4)

Dans son encyclique Casti connubii (31 décembre 1930), le Pape Pie XI, cite Saint Augustin : « Même avec la femme légitime, l’acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l’enfant y est évitée. C’est ce que faisait Onan, fils de Judas, ce pourquoi Dieu l’a mis à mort. [Gn 38, 8-10] »

« Est exclue toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. » (Humanæ Vitæ, 1968, § 14)

Dès lors, les méthodes de contraceptions naturelles ou de planification familiale naturelle (PFN), basées sur la symptothermie (Billings, FertilityCare, Ogino) ou le retrait, aujourd’hui autorisées par l’autorité ecclésiale, devraient être proscrites si elles visent à ne pas avoir d’enfant. Ceci au même titre que le stérilet, la pillule et le perservatif, qui sont déjà interdits aux catholiques (cf. pape Saint Jean-Paul II, Evangelium Vitæ, n° 13, 1995).

Se référer à la luxure de par l’expression « faire l’amour » est un tour de passe-passe démoniaque visant à faire passer le péché pour la sainteté.

Jésus : « Aucune raison ne justifie la fornication. Aucune. » (Valtorta, 174.13)

La prostitution, l’avortement, l’homosexualité (Rm 1, 27) et la zoophilie sont également sévèrement proscrits (Lv 18, 22-23).

L’abstinence

Certains choisissent l’abstinence sexuelle pour réduire la chair et élever l’âme :

Jésus : « L’amour s’imprime davantage dans un cœur et une pensée vierges que là où ont déjà existé d’autres amours. » (Valtorta, 70.5)

 

Jésus à ses apôtres déjà mariés : « Il ne vous est pas défendu d’être désormais des eunuques volontaires. Vivez dans la continence en voyant dans votre compagne une sœur, et vous en aurez grand mérite aux yeux de Dieu. » (Valtorta)

 

Saint Paul : « Mariez-vous vous ferez bien, ne vous mariez pas vous ferez encore mieux ! » (Épîtres aux Corinthiens)

Le pape Saint Jean-Paul II a rédigé un livre magistral sur le rapport au corps et à la chasteté : La Théologie du corps. François de Muizon en a fait une synthèse plus accessible dans un livre intitulé Un corps pour se donner : Aimer en vérité selon saint Jean-Paul II.

L’obéissance

Jésus : « L’obéissance sauve toujours. Rappelle-le-toi. » (Valtorta, 31.9)

Les mystiques

Les mystiques manifestent à la fois des connaissances surnaturelle dont l’origine divine est confirmée par une vie héroïque et une proximité spirituelle, psychique et charnelle avec Dieu, qui engage toute sa personne.

Sainte Hildegarde de Bingen, Saint Martin, Saint François d’Assise, Sainte Brigitte, Sainte Mathilde, Sainte Gertrude, Rolande Lefebvre, Sainte Thérèse, Sainte Marguerite-Marie Alacoque, sœur Sainte Faustine, vénérable soeur Maria Consolata Betrone, Maria Valtorta, Marthe Robin, Saint Padre Pio… sont des consacrés à Dieu qui, dans l’intimité de leur vie de prière, vécurent des expériences surnaturelles (stigmatisation, l’hyperthermie – température corporelle dépassant les 48°C –, inédie – abstention de nourriture ou de boisson au-delà de 2 mois –, bilocation, lévitation, xénoglossie, visions, dictées, locutions intérieures, prophéties, prémonitions, matérialisations, guérisons miraculeuses, connaissance subite de langues étrangères, etc.). Elles n’ont pas cherché à vivre ces expériences, à la manières de saddhus par exemple, mais les ont reçues gratuitement, non pour leur gloire personnelle, mais pour celle de Dieu et le salut des âmes. Ce sont des charismes.

Leurs expériences ont souvent été consignées à la demande de leurs confesseurs, de leurs supérieurs, ou de Dieu lui-même, afin de nourrir la vie spirituelle des âmes.

Leurs témoignages nous aident à approfondir la part divine qui est en nous.

Écoutons nos grands frères et nos grandes sœurs en Christ et n’ayons pas l’orgueil de nous croire plus savants qu’eux.

Les âmes victimes

Jésus Christ nous aime et veut notre bien. Il est le médecin véritable qui réconforte les âmes. Mais, certaines personnes choisissent, librement, de s’offir en sacrifice, en participant à la souffrance du Christ, pour sauver le plus grand nombre d’âmes possible. Par ce don, elles soulagent un peu Jésus de son fardeau. Souvent, elles portent les stigmates du Christ et revivent sa Passion chaque jeudi, vendredi et samedi. L’effroi que l’on peut ressentir face aux tortures des âmes victimes doit être converti en effroi pour nos péchés, causes directes de ces tortures, et nous aider à les abandonner.

« S’offrir à l’Amour signifie donc s’offrir à la Souffrance. Mais est-ce une souffrance que de souffrir avec le Christ et de souffrir pour le Christ ? Non, cela est une joie, très profonde, une joie inextinguible. » (Valtorta, Autobiographie)

Jésus : « la plus haute dignité de l’homme : celle d’être corédempteur, même si d’abord il n’était qu’un pécheur. » (Valtorta, 96.5)

Exemples d’âmes victimes connues :

  • Sainte Marguerite Marie Alacoque
  • Marthe Robin
  • Marie Julie Jahenny La Fraudais
  • Stigmatisés : Saint François d’Assise, soeur Marie-Marthe Chambon (1841-1907), Mélanie Calvat (stigmates internes), Saint Padre Pio, Luisa Piccarreta Maria Valtorta (stigmates internes)… L’Église reconnaît officiellement plus de 300 stigmatisés ; la très grande majorité sont des femmes.

Les 7 sacrements de la foi

Un sacrement est un signe sensible et efficace.

Les 3 sacrements de l’initiation chrétienne :

  • Baptême
  • Confirmation
  • Eucharistie

Les 2 sacrements de guérison :

  • Pénitence et Réconciliation
  • Onction des malades

Les 2 sacrements du service de la communion :

  • Ordre
  • Mariage

Les sacrements de l’initiation chrétienne

Le sacrement du Baptême

Par son baptême, le fidèle reconnaît Jésus Christ comme son Seigneur. Il devient fils ou fille de Dieu et membre de l’Église, c’est-à-dire membre du corps vivant du Christ (1 Co 12). Jésus Christ est la tête de ce corps mystique (Col 1, 18). L’Esprit Saint est l’âme de ce corps mystique.

Par le baptême, nous devenons aussi Prêtre (pour célébrer), Prophète (pour annoncer) et Roi (pour servir), en Christ ; c’est le « sacerdoce baptismal » ou « sacerdoce commun » de tous les fidèles. Le prêtre sanctifie, le prophète enseigne et le roi gouverne : ces trois caractéristiques rappellent les attributs du Christ. L’Esprit-Saint vient en nous et nous purifie.

Nul ne peut être baptisé deux fois.

Une fois baptisé, le fidèle suit le catéchisme pour mieux comprendre la religion et, plus tard, effectue sa Première Communion, une grande cérémonie au cours de laquelle il communie pour la première fois et qui lui permet de communier à chaque office.

Le baptême ayant lieux généralement dans l’enfance, le sacrement de la Confirmation permet au fidèle de le renouveler en pleine conscience à l’adolescence ou plus tard.

Baptême, Première Communion et Confirmation sont les trois étapes nécessaires pour devenir pleinement catholique.

En savoir plus :

« Vous êtes le sel de la terre. […] Vous êtes la lumière du monde. » (Mt 5, 13-14)

Devenir chrétien implique une grande responsabilité, celle du cheminement constant vers la sainteté, y compris jusqu’au martyr.

Cas extrême : Un catholique laïc face à un mourant non baptisé peut le baptiser, en vue du salut de son âme. Pour cela, il lui verse de l’eau sur la tête en disant : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » et il lui donne un prénom chrétien.

Le sacrement de la Confirmation

Le croyant confirme sa foi devant l’assemblée des fidèles.

Le sacrement de l’Eucharistie

« Ceci est mon corps, qui est livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » (Lc 22.19)

L’écoute de la Parole (lectures et homélie) mène à l’Eucharistie : la commémoration de la Sainte Cène, le dernier repas que Jésus prend en compagnie de ses disciples, le Jeudi Saint, la veille de sa crucifixion. À ce moment il rompit le pain et dit : « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps. Prenez et buvez-en tous, ceci est mon sang. »

L’eucharistie nous restaure.

Marie : « La communion est la nourriture de l’âme. » (Dix-neuvième apparition mariale à María Esperanza, Bétania, Venezuela, 1er avril 1989, 16h30)

Afin de pouvoir communier l’Église demande aux fidèles :

  1. d’être baptisé dans la foi catholique reçue des apôtres ;
  2. d’être en état de grâce, c’est-à-dire de ne pas avoir de péché grave sur la conscience ;
  3. d’être à jeun depuis au moins 1h.

Transsubstantiation :

Seules les Églises catholique et orthodoxe, dans la continuité des Évangiles, croient en la présence réelle du Seigneur dans le pain et le vin consacrés (transsubstantiation). Cela a été attesté, au fil des siècles, par les miracles eucharistiques (136 reconnus par l’Église) où une hostie se met à saigner et devient véritablement chair. La chair, analysée en laboratoire, s’avère composée de cellules cardiaques. Le cœur est l’organe vital qui permet d’irriguer tous les membres, toutes les extrémités du corps et qui leur donne vie ; il symbolise également l’amour. L’Eucharistie est véritablement le cœur de Jésus qui vient en nous pour nourrir chaque portion de notre être de son Amour divin et infini. Par cette nourriture céleste qui pénètre chacune de nos cellules, Jésus Christ est en nous, et nous sommes en lui ; unis par cette communion d’Amour nous demeurons dans la Vie et la mort n’a pas prise sur nous.

Certains mystiques, comme Luisa Piccarreta, Marthe Robin ou Marie Julie Jahenny La Fraudais, ont vécu pendant des années sans autre nourriture que l’Eucharistie.

« Moi, je suis le pain vivant, descendu du Ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours. […] Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » (Jn 6, 51-56)

En cas d’incapacité d’accès à la communion :

En cas d’incapacité d’accès à la communion, le fidèle peut exprimer sa communion spirituelle avec les mots de Saint Alphonse Marie de Liguori (1696-1787), Docteur de l’Église Catholique et fondateur de la Congrégation du Très Saint Rédempteur :

Mon Jésus, je crois à votre Présence dans le Très Saint Sacrement.
Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme.
Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur :
venez y au moins spirituellement.
Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu et je m’unis à vous tout entier.
Et ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous.
Ainsi soit-il.

Un fidèle peut également porter la communion à un malade ou une personne âgée ne pouvant se rendre à l’office.

Les sacrements de guérison

Le sacrement de Pénitence et de Réconciliation

Ce sacrement synthétise : conversion, pénitence, confession, pardon et réconciliation.

Nous nous lavons le corps en prenant régulièrement des douches. Mais nous avons également besoin – et plus encore – de nous laver l’âme, car nous pêchons régulièrement en pensées, en paroles, par action et par omission.

Saint Jean, L’Évangéliste : « Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous nous décevons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. » (1 Jn 1, 8 ; Valtorta, 119.11)

Le mot péché vient du latin pecco (« fauter »). Par lui, nous transgressons la loi divine et luttons contre Dieu, notre prochain et nous-mêmes. Toutefois, nous ne devons pas nous identifier à notre péché ou penser qu’il est en nous ; il est devant nous (Ps 50). C’est pourquoi, il faut nous en délester.

« Apprenez que le démon ne veut que vous arrêter à la connaissance de vos misères, tandis que la connaissance [en vous-mêmes de Dieu] doit toujours être accompagnée de l’espérance de la miséricorde divine. » (Saint Catherine de Sienne)

La confession est la démarche par laquelle le fidèle, après un sérieux examen de conscience éclairé par l’Esprit-Saint, va voir un prêtre et lui dit l’intégralité des péchés qu’il sait avoir commis (depuis sa dernière confession), afin de recevoir le sacrement de réconciliation et de faire la paix avec Dieu.

Jésus à ses apôtres : « Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jn 20, 22-23)

Pour la préparer, on peut relire ce qu’est le péché et ses seuils de gravité, puis dresser la liste de nos péchés sur un papier pendant plusieurs jours au fur et à mesure que les souvenirs reviennent.

Puis on se présente devant le prêtre en faisant le Signe de la Croix. Puis, après le mot d’accueil du prêtre (par exemple : « Que le Seigneur qui éclaire chaque coeur vous aide à connaître vos péchés et à vous confier en sa miséricorde »), répondre : « Amen » et « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché. Ma dernière confession remonte à __ semaines / mois / années. »

On commence par les péchés les plus graves (mortels), en donnant pour chacun le nombre de fois et sans les justifier.

Ce n’est pas le prêtre qui pardonne, mais Dieu à travers lui.

Il ne faut cacher aucun de nos péchés.

Jésus à un pécheur : « pour avoir pitié, j’ai besoin que tu t’humilies. Parle. » (Valtorta, 128.1)

« car si le malade rougit de découvrir sa plaie au médecin, la médecine ne soigne pas ce qu’elle ignore. » (Saint Jérôme)

Cette démarche nous fait entrer dans une profonde humilité (ce que satan déteste).

« Tire-moi de la boue, sinon je m’enfonce. » (Ps 68, 69)

Après avoir confessé nos péchés, nous disons l’acte de contrition, en nous engageant à éviter les attitudes, les situations, les personnes, les lieux et les choses qui entraînent au péché :

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne.

Puis le prêtre, imposant les mains, nous donne l’absolution sacramentelle de tous nos péchés en nous signant du signe de la Croix. Il peut également nous donner des pénitences. La confession peut être douloureuse, mais ô combien salutaire et purificatrice !

On ne confesse jamais deux fois un même péché, car ce serait manquer de foi envers l’authenticité de ce sacrement. On peut toutefois reparler d’un péché mortel déjà confessé avec le confesseur, en lui précisant qu’il l’a déjà été.

Si nous oublions de confesser un péché mortel, vous en êtes quand même pardonné, mais vous devez le mentionner lors de votre prochaine confession.

Ce sacrement nous remet sur les rails après avoir déraillé et nous permet de poursuivre notre route vers le Ciel.

Kyrie eleison : « Seigneur, prends pitié »
Christe eleison : « Christ, prends pitié »

 

« Le repentir est renouvellement, purification, élan vers les hauteurs. »

 

Jésus : « Il n’est pas de faute si grande qu’elle ne puisse être lavée par le repentir d’abord, par la grâce ensuite, enfin par le Sauveur. Il n’est pas de si grand pécheur qu’il ne puisse lever son visage humilié et sourire à une espérance de rédemption. Il lui suffit de renoncer complètement à la faute, de résister héroïquement à la tentation, d’avoir une volonté sincère de renaître. » (Valtorta, 96.4)

 

Jésus : « Je sauverai ceux qui se repentent et reviennent à Dieu. Les impénitents n’obtiendront pas de rédemption. » (Valtorta, 131.4)

Individuellement, tous les baptisés (et pas seulement les prêtres) peuvent décider de pardonner ou non.

« Jusqu’à toi vient toute chair avec son poids de péché ; nos fautes ont dominé sur nous : toi, tu les pardonnes » (Ps 64, 3-4)

 

« Et toi, tu t’es attaché à mon âme, tu me tires du néant de l’abîme. Tu as jeté, loin derrière toi, tous mes péchés. » (Is 38, 17)

 

« Heureux l’homme dont la faute est enlevée, et le péché remis !
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense, dont l’esprit est sans fraude !
Je me taisais et mes forces s’épuisaient à gémir tout le jour :
ta main, le jour et la nuit, pesait sur moi ; ma vigueur se desséchait comme l’herbe en été.
Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts. J’ai dit :

« Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. » Et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute.
Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ; même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre.
Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ; de chants de délivrance, tu m’as entouré. » (Ps 31, 1-7)

Liens :

L’onction des malades

Lorsque l’eucharistie est donnée à un mourant, on parle de « viatique« . Selon le cardinal Javier Lozano Barragán, le viatique permet au mourant « de ne pas mourir seul, mais de mourir avec le Christ qui lui a promis la vie éternelle ».

Les sacrements du service de la communion

Le sacrement de l’Ordre

En plus du « sacerdoce commun » à tous les fidèles, il existe le « sacerdoce ministériel » concernant les clercs (diacres, les prêtres et les évêques). Les clercs ne sont pas supérieurs aux laïcs, c’est une différence de « nature » et non de « degré ».

Tout comme Saint Pierre, on ne décide pas de devenir prêtre. On accepte l’appel de Dieu. Et cet appel doit être confirmé ou infirmé par l’Église – qui a un devoir de discernement – avant, pendant ou au terme de la formation. En cas de nécessité, l’Église peut démettre un prêtre de ses fonctions, mais celui est ordonné à vie.

Les membres ordonnés prononcent trois vœux : obéissance, continence et pauvreté.

À l’instar de Jésus, les prêtres sont des hommes. Ils sont célibataires, car ils sont les époux exclusifs de l’Église (et ne peuvent avoir plusieurs épouses) et lui donne toute leur attention, toute leur disponibilité, toute leur mobilité, toute leur obéissance, toute leur vie, faisant de cette phrase de Jésus leur ligne de conduite : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11). Chez les chrétiens orientaux, la tradition autorise les prêtres à se marier, mais pas leurs évêques.

« Ne craignez pas qu’on vous raille si vous êtes chastes. Craignez seulement d’être ennemis de Dieu. » (Valtorta, 96.6)

Conformément à la promesse du Christ, l’ordination confère au prêtre le pouvoir de bénir et d’administrer les sacrements. Le degré de sainteté personnelle du prêtre et la validé des sacrements qu’il administre sont deux choses distinctes. Pour illustrer cette distinction, Saint Augustin disait : « Quand la lumière passe à travers une vitre sale, elle passe et n’est pas salie. » Le concile de Latran de 313 affirma qu’un sacrement est effectif indépendamment des antécédents du prêtre qui le délivre, du fait que le Christ est présent dans tous les sacrements. Cette affirmation fut confirmée au concile d’Arles l’année suivante.

Les prêtres sont d’abord au service des catholiques laïcs qui, eux-mêmes, sont au service du monde.

Les évêques sont tous dans la filiation de Saint Pierre, l’Apôtre choisi par Jésus pour être le premier pape de son Église. Ils sont les seuls à pouvoir donner tous les sacrements, car le sacrement d’ordination leur est exclusif.

« chaque saint prêtre est un filet qui amène des âmes à Dieu. » (Valtorta, 31.10)

Le sacrement du Mariage

L’homme quittera ses parents pour ne former qu’une seule chair avec sa femme, sa Virago, son autre soi-même (Gn 2, 23-24). Cette loi proclamée par Adam en découvrant Ève « devint la loi première, irréformable » (Valtorta, 174.19).

De même qu’une relation affective est précaire si elle repose avant tout sur le sexe, un mariage est précaire si son principal socle est un « sentiment amoureux » fluctuant.

Pour les catholiques, le mariage repose sur un sacrement d’amour scellé par Dieu, par l’intermédiaire de son serviteur consacré, le prêtre. Dans ce sacrement, les époux se promettent, jusqu’à la mort, soutien mutuel dans la sanctification de leur société domestique (eux, leurs enfants et leurs proches parents), puis, plus largement, de la société civile. Par conséquent, les époux doivent avoir le regard tourné vers Dieu et ne pas aimer leur conjoint plus que lui (ce serait de l’idolatrie). De même, Dieu doit être leur source de plénitude (attendre d’être pleinement comblé par son conjoint reviendrait à, faire peser sur lui/elle, une pression inhumaine). Seul Dieu comble.

Les fiançailles constituent le temps dans lequel s’engagent deux célibataires pour discerner, dans le respect mutuel et la prière, la justesse de leur union. Durant cette période, ils ne vivent pas ensemble et s’abstiennent de toute relation sexuelle.

Jésus : « En vérité, je vous dis que Dieu a établi le mariage pour vous élever à l’imiter par la procréation et à coopérer avec lui pour peupler le Ciel. » (Valtorta, 96.6)

Les rapports sexuels hors mariage sont des péchés.

Jésus condamne « les liaisons immorales et les concubinages (qui) sont odieux à Dieu. » (Valtorta, 104.4)

Les rapports sexuels n’ayant pas pour finalité la procréation sont des péchés (cf section sur la sexualité).

Dès lors, le mariage peut être perçu comme un sacerdoce ponctué d’événements procréateurs et dédié au soin des nouveaux enfants de Dieu.

L’Église n’interdit pas la séparation (sans l’encourager !)

En revanche, l’Église interdit le remariage car celui-ci demeure effectif jusqu’à la mort (Valtorta, 174.19). Une personne divorcée ou veuve ne peut donc pas se remarier (Valtorta, 174.19). (La seule exception est le cas de nullité du premier mariage reconnue par les autorités.)

Il faut savoir se contenter de ce qu’on a eu (Valtorta, 174.19).

Les temps liturgiques

La messe

La messe réunit les fidèles chaque dimanche (le septième jour consacré à Dieu), mais aussi quotidiennement pour les religieux et ceux qui souhaitent se joindre à eux.

La messe est le renouvellement non sanglant (sans souffrance ni mort de la Victime), sur l’autel, du sacrifice sanglant de la Croix. C’est également là que s’opère la transsubstantiation, soit la présence réelle dans l’eucharistie.

La messe commence en reconnaissant que nous sommes pécheurs. C’est une démarche d’introspection, qui nous invite à l’humilité et à l’envie de nous améliorer.

Jésus : « l’humilité de dire : ‘Je suis un homme pêcheur’ est déjà un baptême qui purifie le cœur » (Valtorta, 80.8)

La messe comporte deux temps : l’écoute de la Parole et la communion eucharistique. Le cœur de la messe c’est la communion : le pain et le vin deviennent véritablement le corps et le sang du Christ. Oui, véritablement, et donc en les mangeant ils irriguent toutes nos cellules. On lit et commente aussi les écritures, on chante et on se donne la paix. Que de choses belles et importantes pour garder notre union dans la foi (chaque baptisé est un membre du corps mystique du Christ).

Pour se préparer à recevoir le communion, les fidèles sont invités à jeûner 1h avant le début de la célébration de la messe (on parle de jeûne eucharistique).

Au Moyen Âge, les messes dépourvues d’offertoire, de consécration et de communion étaient appellées missa sicca (ou « messe sèche« ). Elle se disait notamment lorsque le curé avait déjà dit la messe ou mangé, le même jour, ou dans les lieux isolés. Ou encore, pour les occupants d’un bâteau, lorsque la houle menaçait de renverser le pain et le vin (missa nautica, soit « messe navale » ou « messe de navigation ») ou pour les chasseurs pressés d’aller à la chasse (missa venatoria, soit « messe de chasse »).

Les Laudes

Le matin

Le milieu du jour

Les offices de lecture

Les Vêpres

Le soir

Les complies

Avant de se coucher

La Croix

« La Croix est l’échelle dressée vers le Ciel. » (Saint Curé d’Ars)

Les funérailles

Considérée comme une pratique païenne, la crémation (incinération) resta interdite en France jusqu’au 19ème siècle. Elle fut autorisée par un amendement de Jean-Baptiste Antoine Blatin, grand maître du Grand Orient de France et député-maire de Clermont-Ferrand, le 15 novembre 1887.

La crémation n’empêchera pas de ressusciter avec son corps. Toutefois, l’Église préfère l’inhumation, non pas pour mieux ressusciter, mais pour mieux respecter les défunts qui continuent, au Ciel, à faire partie de l’Église.

La crémation est possible à trois conditions :

  1. Elle doit être faite avec dignité pour le défunt
  2. Les cendres doivent être réunies dans un lieu respectueux où faire mémoire du défunt, de préférence dans la terre
  3. Il est interdit de conserver les cendres à la maison

Cette question fut précisée en 2016, par La Congrégation pour le Doctrine de la Foi, dans le document Ad resurgendum cum Christo (Pour ressusciter avec le Christ).

La prière

La prière consiste à ouvrir son cœur à Dieu, en toute vérité. Ce n’est pas une technique.

Ce cœur-à-cœur a quatre facettes :

  1. Merci : action de grâce (bénir Dieu pour ce qu’il a fait)
  2. S’il te plait : supplication
  3. Pardon : repentance
  4. Je t’aime : louange (bénir Dieu pour qui il est)

« Soyez toujours joyeux, priez sans cesse. » (1 Th 5, 16-17)

Jésus : « Lorsque vous priez, unissez-vous toujours à moi, toujours. Je prierai à haute voix pour vous, et couvrirai ainsi votre voix d’homme par ma voix d’Homme-Dieu. Je mettrai votre prière sur mes mains transpercées et je l’élèverai vers le Père. Elle deviendra une Hostie d’une valeur infinie. Ma voix unie à la vôtre montera comme un baiser filial vers le Père, et la pourpre de mes blessures donnera du prix à votre prière. Soyez en moi si vous voulez avoir le Père en vous, avec vous, pour vous. » (Valtorta, 44.14)

Jésus : « Dites ce que vous savez, comme vous le savez. Ce ne sont pas les paroles, mais les sentiments qui les accompagnent qui rendent les prières agréables au Père. » (Valtorta, 62.2)

Beaucoup ne croient pas ou doutent de l’efficacité de la prière parce qu’ils ne constateraient pas de changements flagrants entre avant et après. Je propose ici d’inverser l’angle de vue : et si la prière adressée avec un cœur pur avait un réel effet sur terre comme au Ciel (maintefois nous voyons, dans les écrits de Maria Valtorta, Jésus et Marie intervenir « aussitôt » qu’ils sont sollicités), mais que nous ne percevons pas à le voir ?

Deux dernières considérations :

    1. Dieu ne nous donne pas ce qu’on veut, mais ce qui est bon pour nous, lui qui est omniscient et pur amour. Parce qu’on ne donne pas d’ordre à Dieu et pour instaurer un juste rapport entre créature et Créateur, pensons à conclure nos demandes en disant : « si cela est conforme à ta divine volonté » ou encore « pourvu que cela serve à tes fins » (Valtorta, 181.6). Jésus Christ : « Dieu est votre Roi, pas votre serviteur. » (Valtorta, 606.10)
    2. Enfin, Dieu ne s’impose pas. Par conséquent, la liberté de l’homme peut entraver l’action de Dieu sollicitée par la prière.

Prières guidées en ligne : https://hozana.org/

Notre Père

Le Notre Père était la prière personnelle et quotidienne de Jésus. Il l’enseigna en premier à Marie, le jour où il la quitta pour aller se faire baptiser par Jean et évangéliser, puis à ses disciples (Valtorta, 44).

Notre Père, qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. [Nourriture corporelle et spirituelle]
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas succomber à la tentation [Selon les mots de Jésus Christ à Dozulé, France]
Mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire ; pour les siècles des siècles.
Par le Saint Sang de Jésus Christ et les larmes de la Sainte Vierge Marie. [Ajout donné à Monique Marie pour la conversion du monde.]
Amen.

Jésus : « C’est une prière si parfaite que les vagues des hérésies et le cours des siècles ne l’entameront pas. » (Valtorta, 203.5)

Viens Esprit-Saint (Veni Sancte Spiritus en latin, aussi appelé « Séquence de Pentecôte »)

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du Ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés. [sagesse, intelligence, science, force, conseil, piété, sainte crainte/respect]

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Veni Creator Spiritus

Viens, Esprit Créateur nous visiter,
Viens éclairer l’âme de tes fils,
Emplis nos cœurs de grâce et de lumière,
Toi qui créas toute chose avec amour,

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,
Tu t’es fait pour nous le Défenseur,
Tu es l’Amour le Feu la source vive,
Force et douceur de la grâce du Seigneur,

Donne-nous les sept dons de ton amour,
Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père,
Toi dont il nous promit le règne et la venue,
Toi qui inspires nos langues pour chanter,

Mets en nous ta clarté, embrase-nous,
En nos cœurs, répands l’amour du Père,
Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,
Et donne-nous ta vigueur éternelle,

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,
Hâte-toi de nous donner la paix,
Afin que nous marchions sous ta conduite,
Et que nos vies soient lavées de tout péché,

Fais-nous voir le visage du Très-Haut,
Et révèle-nous celui du Fils,
Et toi l’Esprit commun qui les rassemble,
Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions
en toi,

[Envoie, Seigneur, ton Esprit. Et tu feras toute chose nouvelle. (x3)]

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,
Gloire au Fils qui monte des Enfers,
Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,
Dans tous les siècles des siècles,

Amen.

Je vous salue Marie (Ave Maria en latin)

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous, pauvres pécheurs,
Maintenant, et à l’heure de notre mort.
Ô doux Père fait leur connaître ton Fils. [Ajout donné à Monique Marie pour la conversion du monde.]
Amen.

Version latine, Ave Maria :

Ave Maria, gratia plena,
Dominus tecum,
Benedicta tu in mulieribus,
Et benedictus fructus ventris tui Iesus.
Sancta Maria mater Dei,
Ora pro nobis peccatoribus,
Nunc, et in hora mortis nostræ.
Amen.

Les catholiques ont l’habitude de « réciter le chapelet », ce collier de grains fait de 5 dizaines, comme ceci :

en introduction :

        • dire 1 Credo
        • dire 1 Notre Père
        • dire 3 Je vous salue Marie
        • dire 1 Gloire au Père : « Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours. Pour les siècles des siècles. Amen. »

puis, 5 fois de suite :

        • lire 1 Mystère du Christ, parmi :
          • les 5 mystères joyeux (l’annonciation, la visitation, la naissance de Jésus, la présentation au Temple, le recouvrement de Jésus au Temple) ; se méditent généralement le lundi, le samedi et les dimanches de l’Avent
          • les 5 mystères lumineux (le baptême de Jésus, les noces de Cana, l’annonce du royaume, la transfiguration, l’institution de l’Eucharistie) ; se méditent généralement le jeudi
          • les 5 mystères douloureux (l’agonie de Jésus, la flagellation, le couronnement d’épines, le portement de croix, la crucifixion); se méditent généralement le mardi, le vendredi et les dimanches du Carême
          • les 5 mystères glorieux (la résurrection, l’ascension, la pentecôte, l’assomption, le couronnement de Marie) ; se méditent généralement le mercredi et le dimanche
          • et le méditer en disant :
        • 1 Notre Père
        • 10 Je vous salue Marie (le 10ème étant parfois chanté)
        • parfois, 1 invocation à la Miséricorde Divine [donné par Notre Dame de Fatima] : Oh mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l’enfer et conduis au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta Miséricorde.
        • 1 Gloire au Père :
          • en français : Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours. Et dans les siècles des siècles. Amen.
          • ou chanté, en latin : Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in saecula sæculórum. Amen.

La prière du rosaire consiste à prier et méditer les 4 Mystères du Christ, en récitant 4 chapelets à la suite. Le rosaire en version audio.

Magnificat anima mea Dominum (prière adressée par Marie à Dieu en Lc 1, 46-55)

Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,
De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa descendance, à jamais.

Salve Regina

Salve, Regina, mater misericordiæ. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Hevæ.
Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, Advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria. [phrase ajoutée par Saint Bernard de Clairvaux, 1090-1153]

La traduction de cette antienne médiévale à la Vierge :

Salut, Reine, Mère de Miséricorde, notre Vie, notre Douceur, et notre espérance, salut.
Vers toi nous élevons nos cris, pauvres enfants d’Ève exilés.
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Tourne donc, ô notre Avocate, tes yeux miséricordieux vers nous.
Et, Jésus, le fruit béni de tes entrailles, montre-le nous après cet exil.
Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie.

Je vous salue Joseph

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé ;
Le Seigneur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ;
Vous êtes béni entre tous les hommes
Et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
Priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
Et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.

Il existe également un chapelet à Saint Joseph.

Je vous salue Marie et Joseph

Je vous salue Marie et Joseph,
Bienheureux époux
L’Esprit Saint repose sur vous.
Vous êtes bénis
Entre toutes les familles,
Icônes de la Sainte Trinité,
Et Jésus, accueilli par votre oui
Nous révèle l’amour du Père.
Sainte Marie et Saint Joseph,
Avec tous nos amis du ciel,
Priez pour nous, pauvres serviteurs,
Maintenant et à l’heure
De la rencontre.
Amen.

Composée par Katia et Nathanaël, approuvée par Mgr Denis Moutel.

Chapelet de la Miséricorde Divine

Ce chapelet révélé par Jésus Christ à sœur Sainte Faustine est adressé à la miséricorde de Dieu le Père (en particuliers pour les pécheurs, les malades et les agonisants). Il se prie principalement à 15h, heure de la mort du Christ sur la Croix, appelée « Heure de la Miséricorde ».

Introduction :

        • Signe de la croix : Au nom de Père, du Fils et du Saint-Esprit
        • 1 Notre Père
        • 1 Je vous salue Marie
        • 1 Credo (Je crois en Dieu)

Chapelet (5 fois de suite) :

        • Dire 1 fois : Père Éternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.
        • Dire 10 fois : Par Sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.
        • Chanter 3 fois : Jésus j’ai confiance en toi.

Conclusion :

        • Dire 3 fois : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel, prends pitié de nous et du monde entier.
        • Signe de la croix : Au nom de Père, du Fils et du Saint-Esprit
        • Amen

Écouter la neuvaine à la Miséricorde Divine.

Neuvaines

Une Neuvaine est un temps de prière adressé à Dieu ou à un(e) Saint(e) pendant neuf jours consécutifs. Cette durée de neuf jours est inspirée des neufs jours d’attente dans la prière qui se sont écoulés entre l’Ascension et la Pentecôte. Les Neuvaines les plus connues sont celles :

        • à la Miséricorde Divine (se prit généralement en préparation de la Fête de la Miséricorde divine, célébrée le 1er dimanche après Pâques)
        • à l’Esprit-Saint (se prit généralement en préparation de la Pentecôte)
        • à Marie qui défait les nœuds
        • à Saint Joseph (se prit généralement du 10 au 19 mars – le mois de Saint Joseph -, le 19 mars étant le jour de la Saint Joseph).

Prière à Saint Michel Archange

Saint Michel Archange,
Défendez-nous dans le combat, soyez notre protecteur contre les méchancetés et les embûches du démon.
Prince de la milice céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers satan et les autres esprits mauvais, qui parcourent le monde pour la perte des âmes.
Ô Saint Michel Archange, de votre lumière, éclairez-nous,
Ô Saint Michel Archange, de vos ailes, protégez-nous,
Ô Saint Michel Archange, de votre épée, défendez-nous.

Prière Auguste Reine

(Révélée par la Vierge Marie au bienheureux père Louis-Edouard Cestac le 13 janvier 1864.)

Auguste Reine des cieux, souveraine maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres, et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace, et les refoulent dans l’abîme. Qui est comme Dieu ? Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre Amour et notre espérance. Ô Divine Mère, envoyez les Saints Anges pour nous défendre, et repousser loin de nous le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez nous, gardez nous.

Prière de Saint François d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Prière d’abandon de Saint Charles de Foucauld

(Inspirée de la phrase de Jésus sur la Croix : « Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains », Lc 23, 46.)

Mon Père, je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi,
en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.

Plus de prières

Lectio divina (« lecture sainte » en latin)

Il s’agit d’une manière de prier, seul ou à plusieurs, inspiré du judaïsme (PaRDeS) développée par les Pères de l’Église, comprenant quatre étapes :

        1. Lectio : Lecture d’un passage d’une oeuvre catholique (Bible, psaume, livre d’un Saint)
        2. Meditatio : Méditation sur ce passage
        3. Oratio : Dialogue avec Dieu
        4. Contemplatio : Écoute silencieuse de Dieu

Bénédicité (avant le repas)

Bénissez Seigneur la table si bien parée
Nourrissez aussi nos âmes tant affamées
Et donnez à tous nos frères de quoi manger
Amen

Chants

« Chanter c’est prier deux fois. » Saint Augustin

Oh ! Prends mon âme

Oh ! Prends mon âme, prends-la, Seigneur,
Et que ta flamme brûle en mon cœur.
Que tout mon être vibre pour Toi,
Sois seul mon Maître, ô divin Roi.

Refrain
Source de vie, de paix, d’amour,
Vers Toi je crie, la nuit, le jour.
Entends ma plainte, sois mon soutien,
Calme ma crainte, toi, mon seul bien !

Du mal perfide, ô garde-moi,
Viens, sois mon guide, chef de ma foi.
Quand la nuit voile tout à mes yeux,
Sois mon étoile, brille des cieux.

Voici l’aurore d’un jour nouveau,
Le ciel se dore de feux plus beaux.
Jésus s’apprête, pourquoi gémir ?
Levons nos têtes, Il va venir !

Petit dictionnaire / Lexique

        • Souverain pontif = Saint Père = pape
        • Pontif = évêque
        • Abbé = prêtre en paroisse
        • Père = prêtre en communauté religieuse
        • Clergé régulier (personnes ayant prononcé des vœux et vivant en communauté selon une règle)
        • Clergé séculier (prêtre n’appartenant à aucun ordre ou institut religieux)
        • Sermon (terme ancien) = homélie = commentaire des textes saints lus à la messe
        • Encyclique = lettre du pape destinée à l’Église universelle
        • Herméneutique (exégèse biblique) = ensemble des règles permettant de déterminer à la fois le sens littéral de l’Écriture et son sens universel dans l’histoire
        • OFM = Ordo Fratrum Minorum (L’Ordre des Frères Mineurs en français, The Order of Friars Minor en anglais), fondé par Saint François d’Assise. Lien : https://ofm.org

Les lieux de culte catholiques :

        • Cathédrales : église de l’évêque
        • Basiliques :
        • Églises :
        • Chapelles : nommée ainsi d’après le manteau de Saint Martin qui fut exposé
        • Sanctuaires :
        • Monastère : bâtiments habités par des moines ou des moniales
        • Abbaye : communauté de moines ou de moniales gouvernée par un abbé ou une abbesse ; bâtiments abritant cette communauté (diaporama sur les plus belles abbayes de France)

En France, la quasi totalité des bâtiments de l’Église construits avant 1905 ont été exproprié par l’État. Seuls ceux construits après cette date appartiennent à l’Église.

Les icônes

Le second concile de Nicée (787) réautorisa le culte des images mis à mal par les iconoclastes, tout en interdisant sévèrement leur commerce. En effet, l’incarnation du Christ autorise de le représenter physiquement, ainsi que les saints. Les icônes ne sont pas des idoles (divinités matérielles et sans vie propre), mais aident le croyant à rejoindre de vraies personnes vivant dans l’intimité de Dieu.

Le calendrier et les fêtes catholiques actuels

Les catholiques considèrent le dimanche comme le premier jour de la semaine. Venant du latin dies dominicus (« jour du Seigneur »), il est consacré à Dieu, par fidélité au divin repos hebdomadaire de la Genèse et par célébration de la Résurrection du Christ ayant eu lieu un dimanche. Ce jour-là, on l’adore Dieu, on lit la Bible, on se repose en famille, on se repent de nos péchés des six jours écouléss, on examine son âme pour être meilleur la semaine suivante (Valtorta, 125.2). On s’abstient ce jour-là de toute dépense (excepté offrandes), de tout travail inutile – et surtout pécunier -, de regarder la tv, de faire du sport. Lorque nous communions à jeûn le dimanche, le Corps du Christ est notre première nourriture de la semaine ; elle nous fortifie pour le restant de la semaine, son labeur, ses joies et ses épreuves.

(L’année liturgique débute avec la période de l’Avent. Les 5 fêtes cardinales sont en gras.)

        • Les 4 dimanches de l’Avent en préparation de la venue du Seigneur
        • 8 décembre : Solennité de l’Immaculée Conception (fêtée le lundi si le 8 décembre est un dimanche)
        • 10 décembre : Mémoire de Notre-Dame de Lorette
        • 12 décembre : Mémoire de Notre-Dame de Guadalupe
        • 25 décembre : NOËL (commémoration de la naissance de l’Enfant Jésus, seconde plus grande fête catholique. À l’occasion de Noël, les catholiques perpétuent la tradition initiée par Saint François d’Assise à Greccio en aménageant des crèches dans leurs maisons et leurs églises)
        • Le premier dimanche après Noël (ou le vendredi 30 décembre si Noël tombe un dimanche) : La Sainte Famille
        • 26 décembre : Saint Étienne, martyr
        • 27 décembre : Saint Jean, évangéliste
        • 28 décembre : Saints Innocents, martyrs
        • 31 décembre : Les fidèles prient l’hymne Te Deum (« À toi Dieu ») en remerciement des grâces obtenues lors de l’année écoulée reçoivent l’indulgence plénière
        • Janvier : le mois de la Sainte Enfance
        • 1er janvier : Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu
        • Le second dimanche après Noël : Liturgie de l’Épiphanie (commémoration de la visite et de l’adoration de l’Enfant Jésus par les rois-mages)
        • 6 janvier : ÉPIPHANIE
        • Le dimanche après l’Épiphanie : Le Baptême du Christ
        • 23 janvier : Commémoration des fiançailles de Marie et de Joseph
        • 25 janvier : Conversion de Saint Paul, apôtre
        • 2 février : Fête de la Présentation de Jésus au Temple (Chandeleur)
        • 11 février : Mémoire de Notre-Dame de Lourdes
        • 22 février : Chaire de Saint Pierre
        • Mars : le mois de Saint Joseph
        • 19 mars : Saint Joseph de Nazareth, époux de Marie (se prépare en débutant la Neuvaine à Saint Joseph le 10 mars)
        • 25 mars : Solennité de l’Annonciation à Marie (l’ange annonce à Marie sa virginale maternité)
        • 40 jours avant le dimanche des rameaux : Mardi gras
        • 39 jours avant le dimanche des rameaux : Mercredi des Cendres
          • ce jour, les catholiques âgés de 18 à 59 ans jeûnent lors d’un repas principal
          • le Mercredi des Cendres ouvre le Carême : 40 jours de continences, de pénitences, de prières et d’aumônes ; durant cette période les catholiques de plus de 14 ans «fais maigre» chaque vendredi
        • Dernier dimanche avant Pâques : Dimanche des Rameaux
        • Dernière semaine avant Pâques : Semaine sainte
        • Les trois jours avant Pâques : Triduum pascal
          • Jeudi saint (commémoration de la Cène)
          • Vendredi saint (commémoration de La Passion et de la Crucifixion du Christ ; ce jour, les personnes âgés de 18 à 59 ans jeûnent lors d’un repas principal ; on prie pour la conversion des juifs)
          • Samedi saint (veillée pascale au flambeau, chant de l’Alléluia)
        • Le dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe du printemps : PÂQUES (célébration de la Résurrection du Christ. C’est la plus grande fête catholique)
        • Le Lundi de Pâques
        • Le dimanche après Pâques : Fête de la Miséricorde Divine (un jour de rédemption plénière pour les pénitents institué via soeur Sainte Faustine ; se prépare avec le Neuvaine à la Miséricorde Divine débuté le Vendredi saint, à 15h)
        • 25 avril : Saint Marc, évangéliste
        • 3 mai : Saint Philippe et Saint Jacques, apôtres
        • 8 mai : Saint Michel Archange (on prie le rosaire des anges)
        • 13 mai : Mémoire de Notre-Dame de Fatima
        • 14 mai : Saint Matthias, apôtre (berger présent à la Nativité, disciple de Saint Jean-Baptiste, puis apôtre de Jésus-Christ)
        • 31 mai : Fête de la Visitation de la Vierge Marie (Marie visitant sa cousine Élisabeth)
        • 3 jours avant l’Ascension : Rogations (les prêtres bénissent les champs et les troupeaux)
        • 39 jours après Pâques : JEUDI DE L’ASCENSION (élévation du Christ au Ciel)
        • fin mai : Visitation de la Vierge Marie (visite que rend Marie – enceinte de Jésus, le Christ – à sa cousine Élisabeth – enceinte de Jean, le Baptiste)
        • 49 jours après Pâques : PENTECÔTE & FÊTE DE L’ÉGLISE (envoi de l’Esprit-Saint aux disciples ; se prépare avec la Neuvaine à l’Esprit-Saint ; ceux qui récitent avec ferveur la prière Veni Creator Spiritus ce jour reçoivent l’indulgece plénière)
        • Le lundi après la Pentecôte : Mémoire de Marie Mère de l’Église
        • Le dimanche après la Pentecôte : Fête de la Sainte Trinité
        • Le jeudi suivant la Solennité de la Sainte Trinité : Fête-Dieu ou Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (processions)
        • 3ème samedi après la Pentecôte : mémoire du Cœur immaculé de Marie
        • 19 juin : Fête du Sacré Coeur de Jésus
        • 24 juin : Saint Jean-Baptiste
        • 29 juin : Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul
        • 3 juillet : Saint Thomas
        • 16 juillet : Mémoire de Notre-Dame du Mont-Carmel
        • 22 juillet : Sainte Marie-Madeleine
        • 25 juillet : Saint Jacques le Majeur (le premier apôtre à être martyr)
        • 26 juillet : Sainte Anne et Saint Joachim (les parents de la Vierge Marie)
        • 6 août : Transfiguration du Seigneur
        • 10 août : Saint Laurent, martyr
        • 15 août : L’Assomption et la Dormition de la Vierge Marie : élevée au Ciel avec son corps (festivités et processions)
        • 22 août : Mémoire de la Vierge Marie Reine
        • 24 août : Saint Barthélemy, apôtre
        • 8 septembre : Fête de la Nativité de la Vierge Marie
        • 12 septembre : Mémoire du Saint Nom de Marie
        • 14 septembre : Fête de la Croix glorieuse
        • 15 septembre : Mémoire de Notre-Dame des Douleurs
        • 21 septembre : Saint Matthieu, évangéliste
        • 29 septembre : Saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël (on prie le rosaire des anges)
        • Mois d’octobre : le mois du rosaire
        • 2 octobre : Saints Gardiens (on prie le rosaire des anges)
        • 4 octobre : Mémoire de Saint François d’Assise
        • 5 octobre : Sœur Sainte Faustine (on prie le chapelet de la Miséricorde Divine à 15h)
        • 7 octobre : Mémoire de Notre Dame du Rosaire
        • 18 octobre : Saint Luc, évangéliste
        • 28 octobre : Saint Simon et saint Jude, apôtres
        • 1er novembre : La Toussaint (commémoration des défunts) ; visiter pieusement les défunts entre le 1er et le 8 accorde accorde l’indulgence plénière
        • 2 novembre : Commémoration des fidèles défunts, on prie spécialement pour le soulagement des âmes du purgatoire
        • 9 novembre : Dédicace de la Basilique Saint-Jean de Latran
        • 21 novembre : Mémoire de la Présentation de Marie au Temple
        • 5ème dimanche avant Noël : Fête du Christ Roi (clôture l’année liturgique occidentale)
        • 30 novembre : Saint André, apôtre

Chaque dimanche est consacré au Seigneur, c’est un jour de fête chaumé.

Les manifestations surnaturelles d’origine divine

De la première à la dernière page, l’histoire biblique est imprégnés de manifestations surnaturelles. Sans elles, il n’y aurait pas de foi. Miracles, prodiges, signes, apparitions, révélations privées, prophéties, transsubstantiation, exorcismes… font donc pleinement partie de la vie de l’Église.

Toutefois, le discernement est indispensables quand à la nature surnaturelle des phénomènes et de leur provenance (satant et les démons qui peuplent l’astral ayant également des capacités surnaturelles). L’Église se montre, par conséquent, très prudente sur ce plan et imposent des critères et enquêtes rigoureuses avant de se prononcer.

Les miracles

Parce que Dieu ne force pas la liberté qu’il nous a donné par amour, il faut consentir au miracle pour qu’il se réalise. Sans la foi, il est impossible (Valtorta, 95.6). Il faut que notre volonté soit pleinement alignée sur celle de Dieu pour les grâces qu’il ne cesse de déverser puissent opérer. Et Dieu languit de ce moment.

Les apparitions mariales

Principales apparitions mariales :

        • Notre-Dame de Walsingham, Angleterre, 1061
        • Apparition de Notre-Dame du mont Carmel, à Aylesford, Angleterre, en 1251 (remise du scapulaire du mont Carmel)
        • Apparitions de Notre Dame à Guadalupe à Saint Juan Diego, au Mexique, en 1531 (impression sur le manteau le 12 décembre 1531, 12h26 ; l’évangélisation du continent américain en fut fulgurante)
        • Notre-Dame de Šiluva, Lituanie, 1608
        • Notre-Dame du Laus, France, 1664-1718 (approuvée par l’Église)
        • 3 apparitions à la novice Catherine Labouré, Rue du Bac, Paris, France, 1830 (Marie lui donne l’aspect d’une médaille miraculeuse, gage de protection et source de grâces ; elle continue d’être diffusée par millions)
        • Apparition mariale à Mélanie Calvat et Maximin Giraud de La Salette, France, 1846 (un message public et un secret à révélé plus tard)
        • Dix-huit apparitions mariales à Sainte Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle, Lourdes, France, 1858
        • Champion, Wisconsin, États-Unis, 1859
        • Apparition de Notre Dame, Pontmain, Mayenne, France, 1871
        • Notre-Dame de Gietrzwałd, Pologne, 1877
        • 15 apparitions à Estelle, Pellevoisin, France, 1876-18
        • Apparitions à une classe de 60 enfants, à leurs 3 religieuses et à Marie Martel (24 ans), Tilly-sur-Seulles, 14250, Calvados, Normandie, France, 1896-1903 (« Lourdes est l’Alpha, Tilly est l’Oméga »)
        • Sanctuaire de Knock, Irlande
        • Apparitions mariales de Fátima, Portugal, 1917 (délivre les 3 secrets et donne un miracle solaire vu par des milliers de personnes). Pressions énormes sur les enfants pour qu’ils se rétractent (menaces de mort).
        • Apparitions mariales de Beauraing, Belgique, 1932-1933
        • Notre-Dame de Banneux, Belgique, 1933 (demande à être honorée sous le titre « Vierge des Pauvres », cf. Valtorta, Les Carnets, éd. CEV, 2018)
        • Apparitions de Notre Dame et de Jésus à Jeanne-Louise Ramonet, à Kerizinen, Plounévez-Lochrist, Bretagne, France, 1938-1965 (71 apparitions, dont 15 de Jésus et Marie ensemble, 11 du Christ seul, 1 de la Sainte Famille ; 65 messages ; introduit la dévotion et le consécration du Monde aux deux Coeurs Unis de Jésus et de Marie dans le Saint Esprit ; demande la proclamation du dogme de Marie Corédemptrice ; encouragement au rosaire ; jaillissement d’une source miraculeuse en 1952)
        • Notre Dame, à Jacqueline Aubry, l’île Bouchard, Bretagne, 1947 (10 apparitions ; reconnaissance de culte par l’Église)
        • Vierge de la Révélation, Tre Fontane (sud de Rome), Italie, 1947
        • Notre-Dame de Lipa Médiatrice de Toutes Grâces, Phillippines, 1948 (une dizaine d’apparitions à une postulante carmélite)
        • Vierge des Larmes, Syracuse, Sicile, Italie, 1953 (58 lacrimations d’une statue de Marie)
        • Dame de Tous les Peuples, Amsterdam, Pays-Bas, 1945-1959 (56 messages et demande la proclamation du dogme de Marie Corédemptrice, Médiatrice et Avocate ; reconnue par l’Église depuis le 31 mai 2002)
        • Apparitions de Zeitoun, à Shoubra, en Égypte, 1971 (au-dessus d’une église copte)
        • Apparitions de Notre-Dame d’Akita, Japon, 1973-1981 (3 messages et 101 lacrimations ; reconnue par l’Église dès 1974)
        • Apparitions de Notre-Dame d’Edfu, Égypte, 1982
        • Notre-Dame de Shoubra, Le Caire, Égypte, 1986
        • Notre-Dame de Kibeho, Rwanda, 1981-1989 (reconnaissance de culte par l’Église dès 1982)
        • Apparitions de Marie réconciliatrice des peuples et des nations, à Betania, Venezuela, 1954-1990
        • Apparition de l’archange Saint-Michel à quatre jeunes filles (Conchita, Jacinta, Maria Loli et Maria Cruz), suivit de plus de deux mille rencontres avec la Vierge Marie, San Sebastian de Garabandal, Espagne, 1961-1965. Dans son dernier message, la Vierge Marie dit : « Beaucoup de prêtres, d’évêques et de cardinaux vont par le chemin de la perdition, et y mènent avec eux beaucoup d’âmes. » Ces apparitions ne sont pas encore reconnues officiellement, mais des pressions énormes furent exercées sur les enfants pour qu’elles se rétractent (refus d’absolution et menace d’excommunication) et le médecin chargé de l’enquête ne sait rendu qu’une seule fois sur les lieux. L’histoire fut fidèlement racontée dans le film catholique Garabandal de Bruno de Pazzis (janvier 2020) ; interviews du réalisateur et du père ayant étudié le sujet.
        • San Damiano, Italie (lieu dédié aux marginaux, venue perpétuelle de Marie jusqu’à la fin des temps)
        • Apparitions de Jésus Christ et de la Vierge Marie à Luz Amparo, Escorial, Espagne, 1980-2002 (fontaine miraculeuse ; reconnaissance de culte par l’Église le 6 février 2010)
        • Notre-Dame du Rosaire de San Nicolás de los Arroyos, Argentine, 1983-1991
        • Notre-Dame de la Paix, Burkina Faso, 1985-1991
        • Notre-Dame de Yankalilla, Australie, 1994 (apparition d’une image)
        • Apparitions de Notre-Dame d’Assiout, Égypte, 2000-2001
        • Apparitions de Notre-Dame de Warraq, Égypte, 2009

Il y a encore eu des dizaines et des dizaines d’apparitions de la Vierge de par le monde sur lesquelles l’Église ne s’est pas prononcée [liste partielle ici].

Les apparitions christiques

Les apparitions du Christ sont généralement, plus intimes, en tête-à-tête avec ses Saints et donnent moins lieu à des pèlerinages. Quelques exemples ci-dessous.

        • Sainte Angèle de Foligno
        • Sainte Marguerite-Marie Alacoque, à Paray-le-Monial, France (dévotion au Sacré-Cœur de Jésus)
        • Sainte Faustine
        • Saint Padre Pio, Italie
        • Sainte Thérèse d’Avila
        • Jeanne-Louise Ramonet (Kerizinen, Plounévez-Lochrist, Bretagne, France, XXème siècle)
        • Madeleine Aumont (Dozulé, France)
        • Apparitions de Jésus Christ et de la Vierge Marie à l’Escorial, Espagne, 1980-2002

Les apparitions de Saint Joseph

        • Cotignac, France
        • Apparitions de Marie, Jésus et Joseph à Itapiranga, Brésil, depuis le 2 mai 1994 (reconnu le 31 janvier 2010 par l’évêque local suite à 15 ans d’enquête), instituant dévotion aux trois Sacrés Cœurs de Jésus, Marie et Joseph :
          • le Sacré Coeur de Jésus le vendredi
          • le Coeur Immaculé de Marie le samedi
          • et le Coeur très Chaste de Saint Joseph le mercredi

Les apparitions de Saint Michel Archange

Parmi les apparitions de Saint Michel Archange, sept seraient parfaitement alignées de l’Irlande à Jérusalem. Les voici dans l’ordre géographique :

        1. l’île-rocher Skelling Michael (Irlande) : apparition à Saint Patrick pour l’aider à délivrer l’Irlande du démon ; construction d’un monastère
        2. l’île St. Michael’s Mount (Cornouailles, Angleterre) : apparition à un groupe de pécheurs
        3. l’île-rocher du Mont-Saint-Michel (France) : apparition en 709 à Saint Aubert, l’évêque d’Avranches ; construction d’une église, puis d’une abbaye bénédictine à partir de l’an 900
        4. La-Cluse, à l’entrée du Val de Suze (Piémont, Italie) : construction de l’abbaye bénédictine Sacra di San Michele à partir de l’an 1000
        5. la caverne de Gargan (Pouilles, Italie) : apparitions à partir de 490 à Saint Laurent Maiorano, l’évêque local ; construction du sanctuaire de Saint-Michel-Archange la même année
        6. l’île de Symi (Grèce) : construction du monastère orthodoxe Mixalis, avec sa statue de 3m
        7. le Mont-Carmel (Haïfa, Israël) : construction du monastère du Mont-Carmel au XIIe siècle

Observons que, parmi ces sept sites, les trois principaux sont équidistants. En effet, 1000km séparent le Mont-Saint-Michel français et Saint-Michel-de-la-Cluse d’un côté, et Saint-Michel-de-la-Cluse et Gargan de l’autre. De plus cette ligne en sept points est dans l’axe parfait du soleil levant du solsitce d’été.

Saint Michel Archange est également apparu, au Portugal, à la carmélite et bienheureuse Antónia d’Astónaco, en 1751. Il lui aurait confié le chapelet dit de l’Archange Saint Michel et des Saints anges (ou le rosaire des anges). Ceux qui le prient quotidiennement, lors des trois grandes fêtes des anges (8 mai, 29 septembre, 2 octobre) ou le portent sur eux reçoivent grâces, protection, voire délivrance du Purgatoire pour eux et leurs parents.

Les critères de discernement

En cas de phénomène miraculeux, l’Église doit scrupuleusement discerner pour écarter les hallucinations, les phénomènes naturels, les supercheries, les escroqueries ou les manifestations diaboliques visant à tromper les fidèles. Pour être authentifiée, le phénomène doit réunir les quatre critères suivants :

        1. la conformité du message avec les Saintes Écritures ;
        2. la communion avec l’Église ;
        3. la cohérence entre messagers et message ;
        4. les fruits spirituels durables de conversion.

La Chrétienté : faire société dans le catholicisme

Définition

La chrétienté est l’espace territorial où l’Évangile imprègne la culture, les institutions et les structures sociales.

Structuration tripartite

La chrétienté médiévale était composée de trois grands corps s’articulant de manière symbiotique : le clergé qui guidait les âmes vers leur salut, maintenait la salubrité morale de la société et supervisait les œuvres de charité, la noblesse d’épée qui protégeait la société et assurait le pouvoir temporel, et enfin le tiers état – paysans et artisans – qui pourvoyait aux besoins matériels de l’ensemble.

Faire société sous l’autorité de Dieu et du droit naturel

La chrétienté reconnaît un ordre naturel régissant le cosmos et, par conséquent, l’homme. Cette observation l’amène à reconnaître la triple nature de l’homme : sociale, raisonnée et spirituelle, ainsi que son aspiration à la survie et au bien. Dès lors, pour la chrétienté, le droit devrait être la simple traduction juridique de cet ordre intrasèque (« droit naturel », stable), et non pas la simple volonté de ceux qui ont le pouvoir de légiférer (« droit positif », changeant).

Les humains sont égaux en ce qu’ils sont pareillement créés et aimés par Dieu. Mais, dans leur nature, tous les hommes sont inégaux en force, en esprit et en capacité. Ainsi, occupent-ils des positions différentes dans la société. Comme pour l’Église, la société est un corps formé de nombreux membres, tous différents, mais tous nécessaires les uns aux autres et soucieux du bien de l’ensemble. Chacun reçoit sa position de Dieu.

Ici, le rôle de l’Église est multiple : rappeler aux dirigeants qu’ils sont, comme elle, les dépositaires et les serviteurs d’une autorité supérieure, enseigner au peuple la soumission au droit naturel, à l’autorité et à Dieu, rappeler le strict devoir des favorisés de donner leur superflu aux indigents pour sauver leur âme. Elle remplie également un rôle central d’assistance spirituelle en invitant les pauvres à offrir leur condition en action de grâce, et d’assistance matérielle par le biais de ses auspices et innombrables œuvres de charité. Elle-même s’offre en modèle à tous, en conjuguant autorité ecclésiale, vœu de pauvreté et bonnes œuvres.

« Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu. Or, les rebellent attirent sur eux-mêmes la condamnation. […] Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment, mais par conscience. […] Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui les taxes, les taxes ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l’honneur, l’honneur. » (Rm 13, 1-7)

Les hommes seront jugés selon leurs actes et proportionnellement aux avantages qu’ils ont reçu.

« Prêtez l’oreille, vous qui dominez sur la multitude, qui vous enorgueillissez de foules de nations, car la puissance vous a été donnée par Dieu et la force par le Très-Haut, qui examinera vos œuvres et sondera vos pensées. Si donc, étant serviteurs de son royaume, vous n’avez pas jugé équitablement, ni observé la loi, ni suivit la volonté de Dieu, il fondra sur vous d’une manière effroyable et rapide. Car le jugement sera sévère pour les gens haut placés ; les petits sont traités avec miséricorde ; mais les puissants seront examinés puissamment. Dieu, en effet, n’exceptera personne et n’aura égard à aucune grandeur, car c’est Dieu qui a fait les petits et les grands, et de tous il prend un soin pareil ; mais les plus grands sont menacés d’un plus grand châtiment. » (Sg 6, 2-8)

Cette proportionnalité est réaffirmée par Saint Françoise d’Assise, dans sa Lettre aux chefs des peuples.

La haine des fonctions dirigeantes n’a pas de sens.

Jésus : « Je n’ai aucun parti pris contre les puissants. » (Valtorta 113 .3)

La tentation de la rébellion est donc expressément interdite ; notamment parce que le vol est interdit par le 8ème commandement du Décalogue et que les conflits sont contraire au commandement d’Amour et engendrent de plus grands malheurs encore. De plus, l’homme n’a pas à se faire justice lui-même. Dans l’épreuve, il doit s’en remettre à Dieu dans la prière. En somme, Robin des Bois n’est pas un héros catholique. Joker (qui combat l’injustice par le crime) non plus n’est pas cool comme essaie de nous le faire avaler le journal « catholique » en ligne Aleitia.

Jésus Christ : « il n’est permis à personne de s’ériger en juge pour un frère, et encore moins en justicier. Un seul est Juge : Dieu. » (Valtorta, 606.13)

Toutefois, « si les ordonnances des législateurs et des princes sanctionnent ou commandent quelque chose de contraire à la loi divine ou naturelle, la dignité du nom ‘chrétien’, le devoir et le précepte apostolique proclament qu’il faut obéir “à Dieu plutôt qu’aux hommes” (Ac 5, 29) » [pape Saint Léon XIII, Encyclique Quod Apostolici Muneris, Sur les erreurs modernes, 1878].

Cette vision de la vie sociale a été bouleversé, à partir de la Renaissance (16ème siècle) avec l’émergence du relativisme philosophique et de l’athéisme. En effet, dès que les travailleurs se croient aussi compétents que ceux qui les gouvernent et cessent de croire tant à la vie après la mort qu’au jugement de Dieu, ils cherchent à s’emparer du pouvoir par la révolte et la violence afin d’améliorer leur présente condition matérielle à laquelle ils ramènent la totalité de leur existence.

Cette lutte des classes s’est intensifiée avec l’envolée énergétique (charbon, vapeur, mines) et industrielle. En effet, l’enjeu du conflit était la possession des moyens de production et leur formidable puissance technique permettant de dominer le monde.

« Il fallut du temps et de l’expérience avant que les travailleurs apprennent à faire la distinction entre les machines elles-mêmes et la manière dont elles sont utilisées par le capital ; et qu’ils dirigent leurs attaques non contre les instruments matériels de production, mais contre la forme sociale particulière dans laquelle ils sont utilisés » (Marx, Le Capital, Critique de l’économie politique, Livre premier, Le développement de la production capitaliste, section IV : la production de la plus-value relative, chapitre XV : Machinisme et grande industrie, V : Lutte entre travailleur et machine, 1867.)

Tout comme le capitalisme, le marxisme est une idéologie matérialiste glorifiant technique, industrie et science. Leurs points de désaccord concernent la possession, la régulation et la répartition (par le marché ou l’État) des outils, des productions et des bénéfices.

Aujourd’hui, la chrétienté est l’alternative sainte au marxisme et au libéralisme.

Les fruits de la chrétienté

Artisanats, architecture, arts…

Aujourd’hui, lorsqu’on visite une ville française on se dirige spontanément vers ses quartiers les plus anciens. Car, construit au Moyen Âge, par des artisans qui avaient le souci du bien, du beau et du vrai nous on légué un patrimoine empreint de foi, incomparablement plus beau que les bâtiments modernes, les préfabriqués à bas-coûts, les centres commerciaux ou les zones industrielles qui ceinturent nos agglomérations. La moindre chapelle romane est plus belle que l’intégralité des constructions modernes.

« Pauvre Europe ! Retourne à ton Seigneur Jésus Christ ! Là est ta source pour tout ce que tu portes de plus beau. » (Bienheureux Karl Leisner ; 1915-1945)

Musique sacrée de Sainte Hildegarde de Bingen.

Si on reconnaît un arbre à ses fruits, la Chrétienté fut certainement l’ère qui apporta le plus d’âmes au Ciel.

Les fêtes saintes rythmaient, avec les saisons, la vie de la société. Aujourd’hui encore, le calendrier agricole est jalonné de dictons mémnotechniques en lien avec les jours des Saints (ex pour le 25 novembre : « À la Sainte Catherine, tout bois prend racine »).

Dieu et la France

La France est la fille aînée de l’Église et l’éducatrice des peuples (pape Saint Jean-Paul II, 1er juin 1980, Bourget, France).

Les trois Saintes Marie (Marie Jacobé de Cléophas, femme d’Alphée et mère des cousins germains de Jésus ; Marie Madeleine ; Marie Salomé, femme de Zébédée et mère de Jacques de Zébédée et de l’évangéliste Jean de Zébédée) et Lazare sont venus en France et y ont fini leurs jours.

Marie est la Reine et la Sainte patrone de la France.

« Le royaume de France est le royaume de Marie. » (Pape Pie XI, 22 mars 1922)

Avec plus de 3000 manifestations mariales, la France est, de loin, le pays le plus visité par la Sainte Vierge. Elle donna plusieurs messages en ce sens à Jeanne-Louise Ramonet (à Kerizinen) :

Le 27 décembre 1947 : « Ô France que J’aime entre toutes les nations, ô France que Je voudrais sauver, pourquoi restes-tu sourde à mes appels ? Préfères-tu voir tes champs devenir un champ de bataille, ta terre piétinée par des adversaires, ne laissant derrière eux que cadavres et sol rougi ? Préfères-tu voir tes villes détruites, anéanties, englouties ? Ô France, ta vie est en danger. Je ne puis te sauver sans toi. Je trouve bien de ces âmes ardentes qui prient et se sanctifient selon mes demandes et mes désirs : avec elles Je puis encore espérer ton salut. Mais tes fautes sont si graves, tes péchés sont si lourds, surtout tes péchés contre la pureté, qu’il faut que tous prient, prient toujours et sans se lasser ! »

Le 29 mai 1948 : « Je descends pour relever et sauver la France… Le temps n’est plus lointain où la France, ma nation préférée, recouvrera son vrai et clair visage… Dans quelque temps, Je lui donnerai un grand chef, un roi. Elle connaîtra alors un tel redressement que son influence spirituelle sera prépondérante dans l’univers. Mais Je descends surtout pour vos âmes, pour les pécheurs. C’est par la Bretagne, qui m’est restée le plus fidèle, que Je veux rechristianiser la France qui, revenue au Christ, revêtira un caractère tellement religieux qu’elle redeviendra la lumière des peuples païens. »

En 1952 : « Je couvrirai de ma protection ces terres bretonnes d’où doit surgir une France nouvelle, une France chrétienne gouvernée par ce grand monarque, envoyé spécial de Dieu, défenseur de l’Eglise et de la liberté. Sous son règne, toute justice sera rendue. »

La Vierge Marie parle du « caractère du Français » qui « veut tout savoir avant d’apprendre et tout comprendre avant de savoir » (9ème apparition de Pellevoisin, 9 septembre 1876).

En plus de la Vierge Marie, la France a deux patronnes secondaires :

        • Sainte Jeanne d’Arc (nommée par Pie XI, le 2 mars 1922)
        • Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (nommée par Pie XII, le 3 mai 1944)

Ne pas confondre : La France est catholique. La république est maçonique. (D’où l’expression des « deux France« .) Rappelons-nous que des milliers de prêtres non jureurs moururent en martyrs.

7 mystiques bretones et normandes reçurent le même message prophétique du retour d’un grand Roi catholique, descendant de Saint Louis :

        • Mère Yvonne Aimée à Malestroit
        • Soeur Claire Ferchaud à Loublande
        • Jeanne-Louise Ramonet à Kérizinen
        • Jacqueline Aubry à L’île Bouchard
        • Marie Julie Jeahenny à La Fraudais
        • Marie Martel à Tilly sur Seules
        • Soeur Olive Marie du Christ Roi à Plogoff

Prière pour la France (dictée par Jésus-Christ à Marcel Van en 1945)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France,
daigne l’étreindre dans ton Amour
et lui en montrer toute la tendresse.
Fais que, remplie d’Amour pour toi,
elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre.
Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester à jamais fidèles
et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l’univers.
Amen.

Jésus à Marcel Van : « Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon cœur brûlant d’amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi mais tu la réciteras également en français (ton directeur y pourvoira) ; car j’ai voulu, ô ma petite fleur, que dès le début de ta croissance, tu sois orienté par la petite fleur de France, vers le soleil de mon Amour. »

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