Maria Valtorta : La lecture qui embrase tout

Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révéléMaria Valtorta (1897-1961) est une mystique catholique, membre du Tiers-ordre mendiant des Servites de Marie. Son œuvre principale – L’Évangile tel qu’il m’a été révélé – retranscrit des centaines de visions de la vie de Jésus il y a 2000 ans avec une vertigineuse précision. Depuis, l’exactitude de quelque 16.000 détails qu’elles contiennent furent confirmés scientifiquement.

Le pape Pie XII à son sujet :
« Ceux qui liront comprendront. »

Biographie de Maria Valtorta

Maria Valtorta est née à Caserte (Italie) le 14 mars 1897. Son père, Giuseppe Valtorta, était sous-officier de cavalerie et sa mère, Iside, professeur de français. Maria est fille unique.

Pendant la première guerre mondiale, elle s’engage comme infirmière samaritaine à l’hôpital militaire de Florence. Sa mère, autoritaire et possessive, repousse les prétendants de sa fille par deux fois.

Le 17 mars 1920, alors que Maria se promène avec sa mère, un jeune anarchiste la frappe dans le dos avec une barre en métal. Elle doit alors garder le lit pendant trois mois et se remet difficilement.

Elle lit pour la première fois L’Évangile (selon Saint Luc) à 25 ans et devient, deux ans plus tard, déléguée de l’Action catholique auprès des jeunes femmes de Viareggio, la petite ville toscane où elle vit avec ses parents.

Elle donne sa vie au Christ à 30 ans et lui offre ses souffrances comme âme victime. Sa santé se détériore au point qu’elle se voit définitivement alitée à partir d’avril 1934 (elle a 37 ans). Elle résidera au 257 via Antonio Fratti, à Viareggio, jusqu’à sa mort. Elle souffrira de sept maladies chroniques – lésion de la moelle épinière, myocardite, pleurite, tumeur des ovaires, cystite chronique, névralgie du trijumeau, deux coups de fouet divins (cf. Les Cahiers, 12 novembre 1944) –, de maladies épisodiques et les stigmates internes, sans le laisser paraître. En 1942, les médecins lui donnaient moins de deux ans d’espérance vie.

Elle rejoint comme tertiaire le Tiers-ordre mendiant des Servites de Marie en mars 1944. Frappée par sa grandeur d’âme, son premier directeur spirituel et confesseur, le père Romualdo Maria Migliorini, lui demande de rédiger son autobiographie, ce qu’elle fait de février à avril 1943. Au terme de cette rédaction, elle voit, le Jeudi-Saint 22 avril 1943, Jésus mourant sur la Croix. Commencent alors les visions et les dictées.

Dans l’intimité de ce quotidien contemplatif, Maria Valtorta reçoit, de 1943 à 1954, des centaines de visions et de dictées de Jésus et de Marie, mais aussi de l’Esprit Saint, d’Azarias, son ange gardien, de l’archange Raphaël, de Saint Joseph, de Saint Cécile, de Sainte Agnès, de Sainte Thérèse, de l’apôtre Saint Paul, de Sainte Catherine de Sienne, de Sainte Lucie (Les Cahiers de 1944), de Saint François d’Assise, de Sainte Martine, de l’apôtre Saint Jean, Saint Pie X, Saint Laurent, (Les Cahiers de 1945 à 1950)… qu’elle transcrit fidèlement, immédiatement et de sa propre main. Elle voit les scènes comme si elle y était. En peut observer et entendre les protagonistes (mais pas pénétrer leurs pensées). Elle ressent la température et les parfums, peut orienter son regard où elle souhaite. Elle sent parfois un contact physique : la main de Jésus dans la sienne, un léger baiser de Marie sur son front. Il ne s’agit pas d’”écriture automatique” où un esprit agit à travers un médium inconscient, ni de channeling. Elle écrit seule, un stylo-plume à la main, un cahier d’écolier sur ses genoux. Elle écrit sans plans, brouillons, notes ou recherches préparatoires, sans documentations ou échanges avec des savants. Ces pages sont ensuite dactylographiées par son confesseur, le père Romualdo Maria Migliorini, et reliées par le père Corrado Maria Berti (également professeur de théologie dogmatique), tous deux membres des Servites de Marie. Les deux tiers de ces révélations privées (1943-1947) constituent son œuvre principale, aujourd’hui accessible en français sous le titre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. Les autres transcriptions (1943-1950 et, dans une moindre mesure, de 1950 à 1954) concernent, pour l’essentiel, des messages pour notre temps et des enseignements théologiques et cosmogoniques extrêmement riches.

Maria Valtorta écrit en pleine seconde guerre mondiale. Viareggio se trouvait, pendant un an, sur la ligne de défense de l’Axe (dite “ligne gothique“) qui traversait l’Italie, de la Méditerranée à l’Adriatique, et des bombes s’écrasaient à quelques centaines de mètres de sa maison. Au plus fort des combats, elle fut mise à l’abri dans un grenier, à partir d’avril 1944 jusqu’au 23 décembre de la même année, à Sant’Andrea di Compito (distant de 60 km de Viareggio). Les troubles se poursuivront avec la guerre civile italienne.

Maria Valtorta est seulement assistée par Marta Diciotti (1910-2001), sa femme de ménage durant les 26 dernières années de sa vie, dont elle devient très proche. Leurs deux prénoms ne sont pas sans rappeler les deux sœurs des Évangiles, Marthe et Marie, l’active et l’écoutante.

Maria Valtorta décède le matin du 12 octobre 1961, à 10h35, à l’âge de 64 ans, après une longue période de silence. Elle fut inhumée deux jours plus tard, au petit matin, au cimetière della Misericordia de Viareggio, en présence de quelques proches.

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé

Les références renvoyant à L’Évangile tel qu’il m’a été révélé (seconde traduction) sont indiquées comme ceci : (98.8) ; où 98 = 98ème vision selon le classement de l’éditeur, et 8 = 8ème passage au sein de cette vision.

Ampleur

La totalité des transcriptions de Maria Valtorta tient sur 122 cahiers d’écolier, pour un total de 13.193 pages manuscrites.

Les deux tiers de ces transcriptions – 652 visions et dictées reçues de 1943 à 1947 – retracent la trame historique de la vie terrestre de Jésus Christ, de la conception de Marie à l’édification de l’Église dans le sang des martyrs. Ils furent réunis et publiés pour la première fois anonymement en juin 1956, en italien, sous le titre de Poema di Gesù (Poème de Jésus), puis de Il poema dell’Uomo-Dio (Le Poème de L’Homme-Dieu). Il est aujourd’hui disponible en français sous le titre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

En italien, ce recueil fait 10.800.000 caractères (espaces incluses). Maria Valtorta l’a rédigé en 3 ans et 4 mois (précisément la même durée que la vie publique de Jésus), pour un volume total de travail estimé à quelque 6000 heures. Il lui arrivait d’écrire pendant 18 heures d’affilées, à toute vitesse – pour retranscrire le plus complètement les dialogues – et avec une attention constante. Précisons encore qu’elle transcrivait, en parallèle, des dictées et des visions qui allaient composer d’autres œuvres importantes : Les Cahiers, Le livre d’Azarias et Les Carnets. À titre de comparaison, À la recherche du temps perdu de Marcel Proust – 9.609.000 caractères (espaces incluses) – est inscrit au Guinness des Records comme le plus long roman de l’histoire. Marcel Proust l’a rédigé en 16 ans.

Félix Sauvage, un enseignant à la retraite, effectue généreusement la première traduction en français de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé dans les dernières années de sa vie. Elle sera publiée en 1979, un an après son décès à l’âge de 87 ans, par le Centro Editoriale Valtortiano (CEV). La seconde et dernière traduction française, réalisée par Yves d’Horrer et publiée par le CEV en 2016, nécessita huit années de travail. Elle est composée de 652 visions réparties sur 7 parties, tenant en 10 tomes et 5.374 pages. Maria Valtorta reçut les visions de manière achronologique, mais elles furent classées dans l’ordre pour la publication (Jésus donnant lui-même des consignes de classement lors de dictées).

  • Partie 1 : Protévangile = Naissance et vie cachée de Marie et de Jésus (visions 1 – 43)
  • Partie 2 : Première année de la vie publique de Jésus (visions 44 – 140)
  • Partie 3 : Deuxième année de la vie publique de Jésus (visions 141 – 312)
  • Partie 4 : Troisième année de la vie publique de Jésus (visions 313 – 540)
  • Partie 5 : Préparation à la Passion de Jésus (visions 541 – 600)
  • Partie 6 : La Passion et mort de Jésus (visions 601 – 615)
  • Partie 7 : De la Résurrection à la Pentecôte = Glorification de Jésus et de Marie (visions 616 – 651), et L’adieu à l’ouvrage (vision 652)

Fiabilité

Plusieurs mystiques (Sainte Brigitte de Suède, au 14ème siècle ; Sainte Thérèse d’Avila, au 16ème siècle ; etc.) eurent des visions fragmentaires des Évangiles. Mais, seules trois femmes en eurent la vision complète :

  1. la vénérable sœur espagnole Marie d’Agréda, au 17ème siècle ;
  2. la bienheureuse sœur allemande Anne-Catherine Emmerich, au 19ème siècle ;
  3. et l’italienne Maria Valtorta, au 20ème siècle.

Maria Valtorta a écrit immédiatement ce qu’elle voyait et entendait, et de sa propre main. Ces deux particularités donnent à ses transcriptions un gage de fiabilité inédit. En effet, nous savons que le poète Clemens Brentano, ayant recueilli les visions d’Anne-Catherine Emmerich auprès d’elle, les a altérées en voulant, par zèle, parfaire la perfection (notamment par des emprunts à d’autres récits). De même, le fait que Marie d’Agréda ne put rédiger ses visions que 35 ans après les avoir eues, a pu endommager leur précision. [Source 1 ; Source 2]

Profondeur spirituelle

Maria Valtorta était peu instruite. Elle reçut de son confesseur sa première Bible à l’âge de 46 ans et ne possédait, en plus de celle-ci, que les quatre Évangiles et un Catéchisme de Pie X [source]. Or, ses transcriptions contiennent des enseignements théologiques d’une profondeur sans rapport avec ses capacités propres. Selon le chercheur David Amos, ils contiennent quelque 3300 références à la Septante en usage au temps de Jésus et balayent presque l’ensemble des 46 livres de l’Ancien Testament. Ils ne comportent aucun manquement envers la foi, la morale ou la doctrine catholiques et apportent de nombreux éclairages exégétiques et un solide soutien pour la pastorale.

Le Père Gabriel Roschini – fondateur de la Faculté de théologie Marianum, à Rome, consulteur auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi et éminent mariologue (plus de 900 publications à son actif) – écrivit dans son livre La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta (éd. CEV, 2009) : « Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j’ai lus et étudiés, n’avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d’œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta ».

Précision temporelle

Les premières recherches scientifiques sur le contenu des œuvres débutent dans les années 1970, en Italie, et 1990, en France.

En plus des enseignements de Jésus, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé comporte une foule de précisions d’ordre biologique, géologique, astronomique, topographique et culturel que Maria Valtorta ne pouvait connaître. Les chercheurs qui les étudièrent confirmèrent l’exactitude de quelque 16.000 de ces détails. Ce miracle semble unique dans l’histoire des lettres.

Historiographie

L’œuvre comporte près d’un millier de personnages, dont :

  • plus de 750 personnages contemporains de Jésus (Jean-François Lavère et François Michel ont retrouvé la trace historique de 270 d’entre eux, tels que Thusnelda, Photinaï, Plautina, Sidonia, Cecilius Maximus, Théophile – père de Lazare et gouverneur d’Antioche –, Euchérie – mère de Lazare –, Fotinaï – la samaritaine du puits de Jacob, honorée sous le nom de Sainte Photine –… mais aussi les quatre patriciennes et disciples de Jésus que sont Claudia Procula – la femme de Pilate –, Plautina, Valéria et Flavia Domitilla – l’arrière-grand-mère de Sainte Domitille),
  • et 150 personnages bibliques ou historiques antérieurs à Jésus.

Maria Valtorta nomme, au fil de l’œuvre, les 71 membres composant chacune des trois chambres du Sanhédrin (Prêtres, Docteurs, Anciens) ; plusieurs d’entre eux purent être historiquement authentifiés.

Maria Valtorta décrit aussi parfaitement les croyances, mœurs et coutumes juives et romaines (le minian comptant 10 témoins lors de l’examen de majorité ; le culte du dieu gréco-romain de la médecine Esculape, cf. 116.1, 129.2 ; les fêtes romaines en l’honneur de la déesse romaine de l’agriculture Cérès ; etc.), les monnaies et les unités de mesures employées, les outils, les jeux, les arts, l’architecture, les pratiques agricoles (vendanges sur de hautes échelles, cf. 108.1, confirmées par des mosaïques romaines), les régimes alimentaires, la pharmacopée, les vêtements, les systèmes politiques, les soubresauts historiques de l’époque (la tentative d’hellénisation forcée de la Palestine par Antiochos IV provoquant la révolte des Maccabées ; la cuisante défaite du général romain Varus ; etc.), etc.

Biologie

L’œuvre mentionne quelque 150 espèces végétales (exemples : cyprès, caroubiers, chênes, palmiers, oliviers, lauriers, ref : 135.1 ; buis, ref : 135.7).

Zoologie

L’œuvre mentionne quelque 200 espèces animales (ex : ibis blanc et noir, flamants roses, hérons, ref : 135.1 ; les onagres dans le désert de Judée, les sauriens près de Césarée de Maritime qui descendraient de crocodiles importés par les Égyptiens…).

Minéralogie

L’œuvre mentionne quelque 50 types de minéraux (117.6) [source]. Vittorio Tredici, président de l’association des industries minières italiennes et familier de la recherche minière en Jordanie, confirmera, en janvier 1952, les descriptions géologiques et minéralogiques de Maria Valtorta et l’absence de documents scientifiques qui auraient pu servir à ses écrits.

Géographie

L’œuvre localise, nomme et décrit sans erreur 70 nations, régions et provinces antiques, une cinquantaine de groupes ethniques, 220 localités, une centaine de sites géographiques (sommets, cours d’eau, voies romaines…), et une cinquantaine d’édifices.

Concernant les sites naturels ou archéologiques, l’oeuvre contient 500 sites confirmés, dont 270 nommément désignés. Par exemple, Maria Valtorta décrivit et localisa avec exactitude la ville de Jérusalem (avec ses portes, ses rues, son temple, ses palais, ses principales piscines), la ville de Sichem située entre le mont Ebal (localisé en 1980) et le mont Garizim, les sources chaudes d’Hamat Gader et leur odeur, l’antique cité grecque Gadara (aujourd’hui nommée Umm Qeis), le torrent de Corozaïn, la rivière de Chrysorrhoas, le ruisseau Amud, la culminance du mont Har Yona, le torrent Nimrim Shu’eib, le village disparu Khirbat Humsin, le village de Magdalgad (renommé Al-Majdal Asqalan, dans le faubourg d’Ashkelon), les Cornes d’Hattin (le mont des Béatitudes), le mont Thabor, la plaine d’Esdrelon (aujourd’hui nommée Jezreel), le lac Mérom (aujourd’hui drainé et nommé Semechonite ou Hula) – avec sa position, son orientation nord-sud et l’estimation de ses dimensions (110.1) – les grottes d’Arbel, la crête verdoyante du mont Tel-Asour (le point culminant de Judée-Samarie) – faisant face à la chaîne majestueuse du Carmel –, le tombeau de Rachel (modifié depuis 2000 ans), les trois piscines de Salomon, le quartier de Mataréa ou Al-Matariyyah, au nord-est du Caire, en Égypte (là où se réfugie la Sainte Famille pour échapper au massacre des innocents par Hérode ; Maria Valtorta ne se trompe pas : depuis Mataréa, on ne voit que la pyramide de Khéops qui masquent celles de Khephren et de Mykérinos), etc. Elle dessina le plan de Béthléem. La description panoramique qu’elle dépeignit depuis le sommet du Mont Garazim coïncide parfaitement avec la réalité. Ses nombreuses descriptions de l’antique cité jordanienne de Gérasa (l’actuelle Jérash), correspondent parfaitement aux conclusions des fouilles archéologiques ultérieues, publiées trente ans plus tard. Il en fut de même pour l’aqueduc de Tibériade, le pont romain sur le Jourdain, la synagogue de Biram, la forteresse de Massada (fouillée en 1963), la tombe d’Hillel le Sage (fouillé en 1974), la maison de la belle-mère de l’apôtre Simon-Pierre à Capharnaüm (fouillée à partir de 1968 et confirmée en 1990), l’enceinte fortifiée et les quatre tours quadrillant la ville de Jezraël (redécouvertent en 2010-2012). Elle décrivit la puissante digue de la ville maritime cananéenne Ptolémaïs (redécouverte en 2009) et dessina sa carte régionale avec six fleuves (104.1). Elle décrivit la couleur noire de la synagogue de Corozaïn, ce que confirmèrent plus tard les fouilles archéologiques en raison de ses murs en basalte. La ville galiléenne de Bethsaïde a été retrouvé par les archéologues en 1987 à l’emplacement indiqué par le Christ à Maria Valtorta en 1947, soit à 1,5km au nord de l’actuelle embouchure du Jourdain, car, dit-il, “2000 ans d’alluvion ont éloignés les rives du lac [de Tibériade] de leur emplacement initial”. Sur la base de ces écrits, Hans J. Hopfen put correctement replacer le palais de Lazare sur le plan de Jérusalem en 1975. En tout, sur les quelque 500 sites géographiques contenus dans l’œuvre, une centaine auraient été retrouvé après la mort de Maria Valtorta en 1961.

À ce sujet, Jésus dit à Maria : « Il y a quelques jours, tu disais que tu meurs sans voir satisfait ton désir de visiter les Lieux Saints. Tu les vois, et comme ils étaient quand je les ai sanctifiés par ma présence. Maintenant, après vingt siècles de profanations par haine ou par amour, ils ne sont plus comme ils étaient. Donc, à présent, toi, tu les vois et qui va en Palestine ne les voit pas. » (Maria Valtorta, Les Cahiers, 3 mars 1944).

Le père François-Paul Dreyfus était un dominicain, un polytechnicien et un professeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF). Il confirma à Jean Aulagnier l’exactitude des toponymes – parfois connus seulement d’une poignée de savants – présents dans les écrits de Maria Valtorta (exemples : Abelmaïn, Betlechi, Doco, Lesendam, Paléocastro, etc.).

Cartographie

Ci-dessous : carte des principaux lieux mentionnés dans l’œuvre de Maria Valtorta (reproduite ici avec l’autorisation de Jean-François Lavère)

Carte de Palestine avec les lieux décrits par Maria Valtorta

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Ci-dessous : carte reconstituée et zoomable de la Palestine au temps de Jésus selon Maria Valtorta ; dessinée par Hans J. Hopfen et reproduite ici avec l’autorisation de l’éditeur. On peut se la procurer en version papier ici.

Carte de Palestine avec les lieux décrits par Maria Valtorta.

 


Ci-dessous : plan de la ville de Jérusalem au temps de Jésus dessiné par Jean-François Lavère (et publié dans son Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta, 2017, reproduite ici avec son autorisation), d’après les indications transcrites par Maria Valtorta. Cliquez sur le plan pour l’agrandir.

plan de la ville de Jérusalem au temps de Jésus selon Maria Valtorta

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Plan dessiné par Hans J. Hopfen et reproduit ici avec l’autorisation de l’éditeur :

Plan de Jérusalem (italien)

Des chercheurs portugais se sont penchés sur l’ensemble du parcours de Jésus et de ses disciples, comptant quelque 500 étapes. Tout concorde : itinéraires, distances journalières, heures du coucher et du lever du soleil, adaptation des déplacements en fonction des fêtes, de la météo et de la présence de la lune ou non, etc. On peut retrouver sur le site valtortamaps.com, créé par Carlos Martinez, tous les tracés des déplacements de Jésus et de ses disciples, année par année (cartes au format .pdf disponibles en six langues ; attention : les années mentionnées exactes se trouveront sur la colonne de droite).

Itinéraires de Jésus selon Maria Valtorta

Chronologie

En répertoriant et en classant les indications chronologiques présentes dans les 652 visions et dictées de Maria Valtorta, le polytechnicien français Jean Aulagnier put les replacer fidèlement dans le calendrier luni-solaire mosaïque ancien, puis dans le calendrier solaire julien introduit par Jules César en 46 av. J.-C. et, enfin, dans le calendrier solaire grégorien introduit par le pape Grégoire XIII en 1582 [cf. Jean Aulagnier, Avec Jésus au jour le jour, 1994, éd. Résiac].

Notons que l’œuvre respecte parfaitement les années embolismiques, auxquelles était ajouté un treizième mois de 30 jours afin de rétablir la concordance entre le cycle lunaire et le cycle solaire. Jean Aulagnier reçut, pour ce travail, l’aide d’Annie Jaubert, historienne et chercheuse au CNRS, spécialiste de l’exégèse biblique et du calendrier hébraïque. Ce calendrier fut, par la suite, confirmé par le travail de l’ingénieur Jean-François Lavère sur la base de 5000 indications chronologiques présentes dans l’œuvre. Auparavant, personne n’était parvenu à replacer l’intégralité des données des quatre Évangiles canoniques sur une frise chronologique précise de la vie de Jésus.

Un exemple tiré du livre VI, n°153 de Maria Valtorta :

Sintica adressa une lettre à Jésus où elle dit que Jean d’Endor est « mort le sixième jour avant les nones de juin, selon les Romains [soit un 31 mai dans notre calendrier], à la néoménie [nouvelle lune] de Tamuz pour les hébreux ». En replaçant cette indication précise dans le calendrier lunaire de l’époque de Jésus, seuls l’an 19, l’an 29 et l’an 48 eurent une nouvelle lune ce jour-là. Nous en déduisons donc que cette lettre fut écrite en l’an 29.

D’après toutes ces informations, la vie publique de Jésus aurait duré 3 ans et 3 mois. 1223 jours exactement. Ainsi, avec plus de 600 visions, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé nous fait partager près d’un jour sur deux de la vie publique de Jésus.

Calendrier de la vie de Jésus d’après l’œuvre de Maria Valtorta :

  • -21 : Naissance de Marie, la mère de Jésus
  • mi-décembre -6 : Fiançailles de Joseph et Marie
  • -5 : Annonciation
  • juillet -5 : Naissance de Jean-Baptiste
  • mercredi 11 décembre -5 (soit le 25 du mois de Kislev, aussi orthographié Casleu ; le jour de la fête de Hanoucca, aussi nommée fête de l’Encénie) : Naissance de Jésus à Bethléem et adoration par les douze bergers (132.6)
  • lundi 20 janvier de l’an -4 : Présentation de Jésus au Temple
  • octobre -4 : Adoration des trois Mages à Bethléem
  • novembre -4 : Fuite en Égypte
  • décembre -4 : Massacre des Saints Innocents de Bethléem, sur ordre d’Hérode
  • 26 janvier -1 : Mort d’Hérode à Jéricho (invalidant la thèse de Kepler selon laquelle il serait mort en -4) et éclipse lunaire totale
  • an 9 : Jésus a 12 ans et passe l’examen de sa majorité au Temple
  • an 27 : 1ère année de vie publique de Jésus (30 ans)
  • an 28 : 2ème année de vie publique de Jésus (31 ans)
  • du dimanche 13 au vendredi 18 février 28 : Béatitudes
  • an 29 : 3ème année de vie publique de Jésus (32 ans)
  • vendredi 5 avril de l’an 30 : Passion (chemin de Croix, Crucifixion et mort à 15h) de Jésus (33 ans et 3 mois)
  • 16 mai 30 : Ascension de Jésus
  • 26 mai 30 : Pentecôte
  • 24 décembre 32 : Martyr d’Étienne
  • an 49 : Assomption de Marie

[Source]

Météorologie

Une étude italienne conduite par Emilio Matricciani (du département d’électronique, d’information et de bio-ingénierie de l’Université polytechnique de Milan) et Liberato De Caro (de l’Institut de cristallographie du Conseil italien de recherches) souligne « l’inattendue correspondance entre le régime des pluies décrit tout au long de l’œuvre avec les données pluviométriques mensuelles et annuelles moyennes produites par l’Office Météorologique Israélienne ». Cette étude comparative impliqua notamment l’utilisation du logiciel Skychart.

Astronomie

Liberato De Caro a encore produit une étude astronomique, en trois volumes, intitulée I cieli Raccontano, Indagine Sulla vita di Gesù Nell’opera di Maria Valtorta Attraverso l’Astronomia, Isola del Liri, CEV, 2014.

Le professeur de physique de l’Université Purdue (Indiana, États-Unis), Lonnie Lee Van Zandt, et Jean-François Lavère, ont pu vérifier, grâce à des logiciels d’astronomie, l’exacte concordance des 263 positions et phases lunaires décrites dans L’Évangile tel qu’il m’a été révélé [source 1, source 2].

Linguistique

Ces pages, a fortiori en italien, frappent par leur très bon niveau littéraire. D’autant qu’elles ont été rédigées à la main, d’un seul jet et pratiquement sans ratures, alors que son auteur se trouvait dans un contexte très difficile (souffrances physiques extrêmes, guerre).

Il est coutume de dire, dans le monde éditorial, qu’un livre de 300 pages bien relu et corrigé comporte en moyenne sept coquilles orthographiques ou grammaticales. Les 15.000 pages manuscrites de Maria Valtorta – non corrigées – n’en comporte aucune (exceptés plusieurs noms de personnages retranscrits phonétiquement).

Matricciani et De Caro ont également analysé les écrits de Maria Valtorta à l’aide d’outils mathématiques et statistiques destinés à l’étude linguistique. Ils en concluent que « Maria Valtorta semble être la seule auteure capable d’une si vaste diversité littéraire, couvrant toute la gamme mathématique (convenablement définie) de la littérature italienne sur sept siècles » [source]. La cohérence psychologique de dizaines de personnages tout au long d’une même œuvre est également une rare prouesse en littérature.

Interdiction de l’œuvre

En 1947, le père Corrado Maria Berti fait passer l’œuvre dactylographiée au pape Pie XII, par l’intermédiaire de Mgr Francesco Norese, archiviste de la Secrétairerie d’État. Dix mois plus tard, Pie XII reçoit en audience spéciale, le 26 février 1948, les pères Romualdo Maria Migliorini et Corrado Maria Berti, ainsi que leur supérieur, le père Andrea Maria Cecchin (cette rencontre est attestée dans l’édition du lendemain du journal indépendant du Vatican L’Osservatore romano, n°48). Le pape leur dit alors : “Publiez l’œuvre telle quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront” (propos rapportés sous serment par le père Berti, Affidavit du 8 décembre 1978, et le père Cecchin auprès du père Peter Mary Rookey). Il leur dit aussi de trouver un évêque pour l’imprimatur, l’autorisation ecclésiale pour la publication de textes religieux. L’évêque Mgr Costantino Barneschi est pressenti. Mais, se trouvant en Afrique du sud, le pape demande le 25 octobre 1948 qu’on trouve un évêque local pour apaiser l’hostilité de certains prélats. Une société d’édition, nommée Laboremus, est spécialement créée à Rome en vue des impressions. Mgr Michele Fontevecchia, évêque d’Aquino, Sora et Pontecorvo (Frosinone, Latium, Italie), se propose de confirmer l’imprimatur (Lettere a Madre Teresa Maria, vol. 2, 16 décembre 1948, p. 165.), mais, selon ses mots, on lui “arracha des mains” (Lettere a Carinci, 24 août 1950).

C’est à ce moment que le Saint-Office s’interpose brutalement pour empêcher la diffusion de l’œuvre.

À cette époque, les secrétaires (plus haut niveau hiérarchique) du Saint-Office sont :

  • Cardinal Francesco Marchetti-Selvaggiani, du 30 avril 1939 au 13 janvier 1951
  • Cardinal Giuseppe Pizzardo, du 16 février 1951 au 12 octobre 1959
  • Cardinal Alfredo Ottaviani, du 7 novembre 1959 au 7 décembre 1965

Le Supérieur des Servites de Marie reçoit un appel téléphonique du Saint-Office, le 29 novembre 1948, menaçant les pères Migliorini et Berti de sanction s’ils continuent d’oeuvrer à la diffusion de ces textes.

Mgr Giovanni Pepe, en charge de la censure des livres, et le père Girolamo Berutti, agissant tous deux probablement sous la houlette du superviseur du Saint-Office, le père dominicain Mariano Cordovani (25 février 1883 – 4 avril 1950), convoquent le père Berti le 15 février 1949. Ce dernier n’est pas autorisé à parler, mais seulement à signer la lettre du Saint-Office et de remettre les manuscrits (des copies) qu’il détenait. “Ici, ils resteront comme dans une tombe”, tranche Mgr Pepe (cf. attestation du père Berti : Exposizione, § 4).

Mgr Biagio Musto, successeur de Mgr Michele Fontevecchia, prêt à accorder l’imprimatur, finit par céder face aux pressions du Saint-Office (Albo Centoni, Una vita con Maria Valtorta, Testimonianze di Marta Diciotti, 1987, p. 388).

Le père Berti sollicita alors le cardinal Giuseppe Siri pour l’imprimatur. Mais il refusa au motif que le Saint-Office “avait la main dessus et qu’il était dangereux d’agir contre” (Lettre du 6 mars 1956, in Pro e contro Maria Valtorta, p. 97).

Mgr Giovanni Pepe sera, plus tard, démis de ses fonctions par le pape Pie XII pour avoir mis à l’Index, le 3 août 1952, huit livres sur le Padre Pio (pas encore béatifié), sans lui en avoir référé.

Par leurs efforts, l’ouvrage principal de Maria Valtorta fut interdit de publication dès 1949, avant que toute étude approfondie ne puisse en être faite (les recherches ne commencèrent qu’une vingtaine d’années plus tard). Ils cherchèrent également, mais en vain, à récupérer les originaux pour les faire disparaître.

L’éditeur italien passa en force – contre les consignes de Jésus qui demandait d’attendre la mort de Maria – et commença les publications en juin 1956.

Puis, l’année suivant la mort de Pie XII, le 16 décembre 1959, l’ouvrage principal de Maria Valtorta fut ajouté par le Saint-Office à une liste de livres interdits et mis à l’Index par décret, avec pour seul motif “l’absence d’imprimatur” (imprimatur que le Saint-Office avait tout fait pour empêcher). Et pour cause, ses transcriptions sont vierges d’erreurs dogmatiques ou morales. L’Osservatore Romano commenta cette condamnation dans un article non signé, daté du 6 janvier 1960.

À la même période, toujours sous la direction du cardinal Alfredo Ottaviani, le Saint-Office :

  • Mit à l’Index, en mars 1959, Le Petit journal de la mystique Helena Kowalska (1905-1938), probablement en raison de sa description de l’illumination finale, divergeant de la vision thomiste, mais pas de la foi catholique. Or, Helena Kowalska sera béatifiée en 1993 et canonisée en 2000, sous le nom de sœur Sainte Faustine.
  • Décréta, le 1er juin 1960, la fin du procès de béatification de sœur Yvonne-Aimée de Malestroit (1901-1951), et l’interdiction de publier et de donner l’imprimatur à tout ouvrage sur elle. Or, l’évêque de Vannes, Mgr Boussard, accorda l’imprimatur en 1985 à une première biographie sur cette très grande mystique (rédigée par l’abbé René Laurentin), et, en 2009, son successeur, Mgr Raymond Centène, demanda au Vatican de ré-ouvrir l’enquête.
  • Réprimanda le Padre Pio (1887-1968), en 1961. Or, le Padre Pio sera béatifié en 1999 et canonisé en 2002, sous le nom de Saint Pie de Pietrelcina.

Ces condamnations erronées illustrent la faillibilité du Saint-Office dans sa mission, a fortiori à cette période.

L’Index fut définitivement aboli le 14 juin 1966 par le pape Paul VI (anciennement secrétaire particulier de Pie XII), avec l’Acta Apostolicæ Sedis et l’abolition des canons 1398 et 1399.

De manière générale, le plus grand opposant à Maria Valtorta est le clergé thomiste scolastique, de type Fraternité Saint Pie X ou Dominicains d’Avrillé, agissant hors de l’Église catholique.

Ces détracteurs tentèrent de la faire passer pour aliénée, hypothèse formellement démentie par le professeur Giovanni Gemignani, dirigeant l’hôpital psychiatriaque de Maggiano (Lucca, Italie), qui la rencontra en personne et, plus tard, par le professeur Francesco Marciante de l’université de Palerme (Sicile, Italie) qui étudia ses écrits sous l’angle clinique.

L’un des principaux points communs des pourfendeurs de l’œuvre est qu’ils ne l’ont généralement pas lu, et encore moins étudié, au mieux survolé. Ainsi, par exemple, le Saint-Office interdit la publication de l’œuvre seulement deux ans après son achèvement. Il n’est pas réaliste de penser, qu’au regard de la charge de travail de cette congrégation, ses décisionnaires aient trouvé le temps de la lire et de l’étudier. Le pape Pie XII l’avait bien dit : “Ceux qui liront comprendront”. Autre point commun : tous taisent les milliers de concordances factuelles évoquées plus haut. En dernier recours, ils invoquent l’inspiration du démon pour justifier leur rigidité. Mais cet argument est irrecevable tant l’œuvre est une magistrale exhortation à se convertir à l’Amour de Dieu (Mt 12, 26 ; Mc 3, 23 ; Lc 11, 18). D’ailleurs, Jésus Christ anticipe cet argument et le dénonce dans certaines dictées.

En 1993, à l’initiative du cardinal Ratzinger – préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et futur pape Benoît XVI –, la Conférence des évêques italiens demande à l’éditeur de Maria Valtorta « qu’il soit clairement indiqué, dès les premières pages, que les “visions” et les “dictées” auxquelles il est fait allusion sont simplement des formes littéraires utilisées par l’auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d’origine surnaturelle ». Cette affirmation visait, semble-t-il, à justifier la mise à l’Index antérieure et n’apportait aucune explication sur le fait qu’une femme seule, physiquement affaiblie et peu instruite ait pu rédiger en moins de quatre ans une œuvre monumentale contenant un tel niveau de précision théologique et factuel.

La reconnaissance de l’origine surnaturelle et divine d’une œuvre mystique doit cumuler trois grands critères de discernement :

  1. L’absence d’erreurs théologiques
  2. Les fruits spirituels de l’œuvre et de son auteur
  3. Les miracles

À ce jour, l’institution ecclésiale n’est pas revenue sur sa position officielle, essentiellement formulée avant que des recherches scientifiques approfondies ne soient menées sur l’œuvre.

Jésus Christ avait demandé à Maria que la publication de son œuvre soit posthume – peut-être pour lui épargner la souffrance supplémentaire de son rejet. Mais le père Romualdo Maria Migliorini passa outre, diffusa les écrits et l’identité de Maria Valtorta sans sa permission, et tenta même de lui interdire d’en disposer.

Bien rares sont les Saints qui n’ont pas été persécutés par leur famille religieuse, celle-là même pour laquelle ils ont renoncé aux conforts temporels et à eux-mêmes. À ce titre, ils rejoignent les prophètes et, plus encore, le Christ, renié par son choisi Pierre, trahi par son ami Judas, humilié et tué par le peuple dont il est le roi. Leur obéissance les sanctifie dans le sillage du Christ qui, obéissant au Père, va librement au Golgotha. (Lui, qui marchait sur l’eau, aurait pu aisément se sauver.) Ces persécutions sont souvent symptomatiques des vies radicalement offertes à l’Amour.

L’Église a condamné de nombreuses fois des personnes et des productions qu’elle reconnut par la suite. Cela se produit lorsqu’elle discerne sur la base de critères plus temporels que spirituels. Puis, vient le jour où, se réveillant de sa fièvre, elle réalise que ces âmes qu’elle accablait sont les plus chastes. Percevant alors sa faute, elle s’abîme dans l’humilité et la repentance, et élève ses persécutés à son faîte, mouvements qui anéantissent son orgueil, la sanctifient et la rapprochent de Dieu.

Exemples :

  • Mgr Cochon condamna Jeanne d’Arc au bûché. Or, elle sera canonisée plusieurs siècles plus tard et nommée par Pie XII, en 1944, sainte patronne secondaire de la France aux côtés de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. (La première sainte patronne de la France étant la Vierge.)
  • La mystique catholique Marie Julie Jahenny La Fraudais fut interdite de communion pendant près de dix ans, jusqu’à ce que le pape n’intervienne, en personne, pour la sortir de cette torture.
  • Mélanie Calvat et Maximin Giraud, les deux petits voyants de la Salette, furent malmenés par les autorités ecclésiastiques et un clergé acquis à Napoléon III, en raison du Secret que leur confia la Vierge. Maximin qui voulait ardemment accompagnés et témoigner auprès des pèlerins venant à la Salette fut éconduit par le clergé qui y avait pris place.
  • Les voyants de Fatima furent menacés de mort s’ils ne disaient pas avoir menti.

En réalité ces persécutions internes ont épargné si peu de Saints, qu’elles en sont venues à constituer la norme comme le remarque le père jésuite et savant Henri de Lubac dans Méditation sur l’Église (1953).

Il y a sur terre un grand combat pour les âmes entre Dieu et le diable. Et ce combat est d’autant plus intense au sein de l’Église, car le diable sait bien que si elle venait à tomber (Jésus à dit que cela n’arrivera pas), tout tombe.

En raison des injustes commises contre l’œuvre, Jésus Christ annonce, dans sa dictée du 17 mai 1953, qu’il s’abstiendra de commenter l’ensemble des lettres apostoliques (cf. Valtorta, Les Carnets).

Quelle est l’origine des écrits de Maria Valtorta ?

Nous pouvons dégager quatre grandes hypothèses, deux naturelles et deux surnaturelles :

  1. L’imagination de Maria Valtorta
    • Démentis :
      – Elle n’avait pas les connaissances qu’elle délivrait
      – Les milliers de concordances avec la réalité d’il y a 2000 ans, démontrées scientifiquement
  2. Un collège de rédacteurs extérieurs : On peut supposer qu’une cinquantaine de grands spécialistes internationaux, de mèche avec Maria Valtorta, ses médecins et les Servites de Marie, décida de réaliser le plus grand canular religieux de l’histoire. Ces géographes, historiens, archéologues, anthropologues, linguistes, théologiens, météorologues, astronomes, graphologistes… auraient travaillé jour et nuit, en pleine seconde guerre mondiale, sans Internet, pendant une dizaine d’années, dans l’anonymat le plus complet et en effaçant la moindre trace de leurs travaux, le tout en réussissant à subvenir à leurs besoins matériels.
    • Démentis :
      – Des dizaines de sites parfaitement décrits par Maria Valtorta ne furent excavés que longtemps après la publication de L’Évangile tel qu’il me fut révélé.
  3. Le diable (pour y glisser des erreurs théologiques en vue de nous perdre)
    • Démentis :
      – Ces textes sont une exhortation constante à la conversion, à l’Amour et au bien.
      – Des fruits spirituels abondants chez les lecteurs.
      – En dépis de son acharnement contre l’oeuvre, le Saint-Office n’a pas été en mesure de relever un seul élément contraire à la foi catholique, ni dans les 15 000 pages de Maria Valtorta, ni dans la vie de celle-ci.
  4. Dieu

Reconnaissance

Honneurs posthumes

Le 12 octobre 1971, une messe est concélébrée par neuf prêtres, à la Basilique San Andrea, pour commémorer le dixième anniversaire de la mort de Maria Valtorta.

Le lundi 2 juillet 1973, jour de la fête de la Visitation de la Vierge Marie, la sépulture de Maria Valtorta est transférée du petit cimetière communal de Viareggio à la basilique de la Santissima Annunziata à Florence. La cérémonie eut lieu dans la chapelle du Chapitre, dans le grand cloître, là où se trouve désormais sa tombe. À l’occasion du déplacement de son corps, on s’aperçut que seule sa main droite, avec laquelle elle avait tout écrit, était intacte et souple.

Le 15 octobre 2011, la messe commémorative du cinquantenaire de la mort de Maria Valtorta fut présidée, dans la basilique où elle repose, par Mgr Pier Giacomo De Nicolò, archevêque de Martananoce et ancien nonce apostolique.

Aujourd’hui, la Fondazione Maria Valtorta CEV Onlus – à but non lucratif – a pour mission de protéger et de diffuser les œuvres de Maria Valtorta. Et sa maison se visite sur rendez-vous.

Soutiens ecclésiastiques

Le site Internet associatif maria-valtorta.org [lien 1, lien 2], consacré aux œuvres de la mystique, répertorie ses principaux soutiens ecclésiastiques, ainsi que la teneur de leurs propos :

  • Saint Padre Pio (1887-1968) : d’après le témoignage d’Elisa Lucchi
  • Sainte Mère Teresa de Calcutta (1910-1997) : d’après le témoignage écrit du père Leo Maasburg, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires autrichiennes, Sainte Mère Teresa emmenait toujours un exemplaire de Maria Valtorta dans ses déplacements et lui en aurait recommandé la lecture ; Sainte Mère Teresa et Maria Valtorta entretinrent une correspondance écrite pendant 11 ans
  • Saint Gabriel Allegra, prêtre, bibliste et linguiste franciscain, premier traducteur de la Bible en chinois, béatifié le 29 septembre 2012. Il dira de l’œuvre, un an après sa mise à l’Index, qu’elle est “un trésor inestimable de la littérature universelle” (Macao, 1970).
  • Bienheureuse Mère María Inés, fondatrice des Missionnaires clarisses du Saint Sacrement
  • Cardinal Édouard Gagnon (1918-2007), notamment conseiller théologique lors du Concile Vatican II, président du conseil pontifical pour la Famille (jusqu’en 1990).
  • Cardinal Augustin Bea, jésuite, confesseur du pape Pie XII, directeur de l’Institut biblique pontifical, conseiller du Saint-Siège : “Une oeuvre aussi intéressante qu’édifiante.”
  • Cardinal Antony Padiyara : “[L’œuvre] nous révèle la personnalité de Jésus et de sa sainte Mère comme aucun autre livre ne l’a fait jusqu’ici !”
  • Mgr Alfonso Carinci (1862-1963), archevêque, secrétaire de la Congrégation des rites, proche de Pie XII : “Une œuvre si belle, du point de vue littéraire, et d’un point de vue doctrinal et spirituel si élevée, si accessible, si profonde, et attrayante à la lecture.” Ce dernier rencontra Maria Valtorta, célébra la messe dans sa chambre et entretint une correspondance avec elle pendant six ans.
  • Mgr René Laurentin, prêtre, docteur en théologie, docteur ès lettres, exégète, spécialiste des apparitions mariales, officier de la Légion d’honneur, quatre prix de l’Académie française, plus de cents ouvrages et deux mille articles à son actif.
  • Mgr Ugo Emilio Lattanzzi, doyen de la Faculté de Théologie de l’Université pontificale du Latran, conseiller du Saint-Siège
  • Mgr Roman Danylak (1930-2012) : administrateur apostolique de l’Église gréco-catholique ukrainienne pour l’est canadien, il participa à la révision du droit canonique traitant des Églises orientales. Il donna son imprimatur à L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.
  • Mgr Maurizio Raffa (1887-1968), fondateur du Centre romain de comparaison et de synthèse, nommé membre du Conseil pontifical pour les communications par le pape Pie XII. Il observa notamment que “pour écrire une seule partie de l’œuvre [de Maria Valtorta], il faudrait être un auteur (qui n’existe pas aujourd’hui) tout à la fois grand poète, bibliste talentueux, théologien confirmé, expert en archéologie et en topographie, et profond connaisseur de la psychologie humaine.” (Pro e contro Maria Valtorta, éd. CEV, 7ème édition, 2017, Gli attesti del 1952 e une petizione a Pio XII, p. 89)
  • Mgr George Hamilton Pearce (1921-2015), evêque d’Apia (Samoa), puis archevêque métropolitain de Suva (îles Fidji). “Il m’est impossible d’imaginer que quelqu’un puisse lire ce travail monumental, avec un esprit ouvert, et ne pas en être convaincu que l’auteur ne peut être autre que l’Esprit-Saint de Dieu.”
  • En mars 1992, sept évêques de l’Inde (dont quatre archevêques indiens et deux Pères conciliaires de l’Église catholique syro-malabare), saluent la traduction de l’œuvre de Maria Valtorta en malayalam : cardinal Anthony Padiyara (1921-2000), Mgr Benedict Gregorios, Mgr Joseph Kundukulam, Mgr Eric Benjamin, Mgr Valerian D’Souza, Mgr Maria Soosa Pakiam, Mgr Joseph Kureethara.
  • Père Gabriel Roschini : professeur de l’Université pontificale du Latran, mariologue, conseiller du Saint-Siège
  • Don Ottavio Michelini
  • Maître Camillo Corsanego, doyen des conseillers consistoriaux chargés de plaider les causes de béatification ou de canonisation : “Dans ma vie, désormais assez longue, j’ai lu beaucoup d’ouvrages apologétiques, agiographiques, théologiques et d’exégèse biblique ; mais je n’ai jamais trouvé un ensemble de science, d’art, de piété et d’adhésion aux enseignements de l’Église comme dans l’oeuvre à propos des Évangiles de Mme Maria Valtorta.” (janvier 1952)
  • Père jésuite Fernando Bortone (1902-1982). Revenu à Rome, après avoir passé 18 ans en Chine comme missionnaire, il tança des prélats romains hostiles à Maria Valtorta : « On ne jette pas une montagne d’or seulement parce qu’elle pourrait contenir un grain de sable. »
  • Etc.

Les papes suivants auraient lu, tout ou en partie, l’œuvre :

  • Vénérable Pie XII (d’après Mgr Francesco Norese, archiviste de la Secrétairerie d’État, qui lui a remis en main propre l’œuvre) ;
  • Saint Paul VI :
    • Mgr Pasquale Macchi, secrétaire particulier du pape Paul VI, confia en 1963 au père Corrado Maria Berti que le pape avait lu, en partie, Maria Valtorta et avait offert l’œuvre complète au grand séminaire de sa ville lorsqu’il était archevêque de Milan, sous le nom de Mgr Giovanni Battista Montini, de 1954-1963 ;
    • Saint Paul VI a félicité le père Gabriel Maria Roschini pour son livre La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta ;
  • Saint Jean-Paul II (d’après le cardinal Stanislas Dziwiz, secrétaire du pape, qui a confié au Père Yannik Bonnet, lors de ses études à Rome, avoir souvent vu les œuvres de Maria Valtorta sur la table de chevet du Saint Père).

Diffusion

À ce jour (2020), les œuvres de Maria Valtorta furent traduites dans 36 langues, souvent par des prêtres et des missionnaires.

Le 27 avril 2007, les évêques chinois, préparant un synode sur La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église, demandent à ce que les œuvres de Maria Valtorta continuent à être traduites “pour aider le peuple de Dieu à apprécier le message évangélique”.

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé s’est écoulé à environ 4 millions d’exemplaires dans le monde. En France, on estimait, en 2017, à 50.000 le nombre de ses lecteurs.

Jésus Christ à Maria Valtorta : « Prenez cette œuvre et ne la scellez pas, mais lisez-la et faites la lire. » (dictée du 3 février 1947, chapitre 38, tome 10)

Intérêts de l’œuvre

Maintenant que nous avons établi que le contenu de ces transcriptions est d’origine divine et fiable (en effet, si les détails matériels constellant l’oeuvre sont tous exacts, pourquoi en serait-il autrement des paroles transcrites), il convient de se questionner sur les intérêts d’une telle lecture.

Les 7 raisons

Jésus Christ, lui-même, énumère sept raisons qui ont motivé la transmission de cette œuvre (cf. L’Adieu à l’œuvre, tome 10) :

  1. Combattre les erreurs
  2. Réveiller chez les prêtres et chez les laïcs un vif amour pour l’Évangile
  3. Donner aux maîtres spirituels et aux directeurs d’âmes une aide pour leur ministère
  4. Ramener à leur vérité les figures du Fils de l’Homme et de Marie
  5. Connaître exactement la complexité et la durée de ma longue passion
  6. Montrer la puissance de ma Parole
  7. Faire connaître le mystère de Judas

Explications détaillées de ces raisons ici.

Intérêt scientifique

On peut se demander pourquoi Dieu n’a pas offert ce formidable cadeau à l’humanité dix siècles plus tôt ? Replaçons-le dans son contexte. L’athéisme, l’agnosticisme, le scientisme, l’humanisme immanent et le relativisme de masse sont des croyances extrêmement récentes qui ont accompagné la modernisation, l’industrialisation et la technicisation du monde. C’est au cœur de cette période déspiritualisée et de sa seconde guerre mondiale, que Dieu a jugé bon d’offrir à ses enfants l’Évangile dans ses moindres détails. Et, de fait, ces derniers sont si nombreux qu’ils fournissent un matériel suffisamment dense (big data) pour être analysé scientifiquement (data mining), en une époque où ce qui n’est pas “prouvé scientifiquement” est dévalorisé. Ce document fournit un prodigieux levier de conversion, notamment auprès des incrédules.

Clarifier la vie et les enseignements de Jésus

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé n’est pas un cinquième Évangile. Il s’agit d’un commentaire miraculeux et divin de l’Évangile, visant à clarifier la vie et les enseignements de Jésus pour les temps présent et futur et à soutenir la formation spirituelle pour la nouvelle évangélisation.

Que dit Jésus de lui-même ? Quel est le sens de l’existence ? L’enfer et le purgatoire existent-ils ? À quoi ressemble le paradis ? Que dit-il du concubinage et de la relation de couple ? et de la sexualité ? Comment honorer ses parents ? Comment le monde fut-il créé ? Quelle est la place de l’homme dans l’univers ? Quel rapport avoir au travail, à l’argent, à l’injustice, aux autorités politiques et militaires ? aux animaux ? Que dit-il au sujet du suicide ?

Jésus traite de tous les sujets auxquels un humain peut être confronté au cours de sa vie.

Parfaitement conformes à la révélation (écritures, tradition et magistère de l’Église catholique romaine), les transcriptions de Maria Valtorta permettent d’éviter bien des erreurs d’interprétation.

Jésus au sujet de l’œuvre : « un don extraordinaire : une nouvelle annonce de l’Évangile qui vient confirmer l’ancienne » (Valtorta, Les Carnets, dictée du 23 décembre 1948)

Dissiper les hérésies

Au fil des siècles, et plus particulièrement dans la période récente, de nombreuses personnes ont cherché à insérer leurs propres spéculations entre les lignes des Évangiles.

Jésus a-t-il réellement existé ou bien est-il un personnage composite fusionnant plusieurs mythes locaux ? Sa mère était-elle vraiment vierge et éternellement sans péché ? A-t-il eu des frères et sœurs ? Était-il un initié essénien ? S’est-il formé en Inde avant sa vie publique ? Est-il en couple avec Marie-Madeleine et ont-ils eu, éventuellement, une descendance cachée (thèse développée par le romancier Dan Brown dans Le Da Vinci Code) ? Marie de Béthanie et Marie de Magdala sont-elles la même personne ? Jésus a-t-il parlé de la réincarnation ? A-t-il vraiment été crucifié, comme le contestent les musulmans ? Est-il vraiment Dieu incarné ou simplement un grand sage-philosophe ? A-t-il vraiment fait tous ces miracles (marcher sur l’eau, réanimer le défunt Lazare, multiplier les pains et les poissons, etc.) ? Y a-t-il eu une ou deux multiplications des pains ? Jésus mangeait-il de la viande ? Comment Jésus organisait-il ses déplacements et où logeait-il avec ses disciples ? Judas est-il le plus grand des apôtres pour s’être co-sacrifié avec le Christ pour permettre la rédemption par la crucifixion ? Le Christ est-il mort sur une croix ou un poteau, comme l’affirment les Témoins de Jéovah ? Ou bien a-t-il échappé à la crucifixion en mettant Judas à sa place, comme le clament les musulmans ? Sommes-nous, nous aussi fils et filles de Dieu, à l’égal de Jésus ? Sommes-nous des dieux ? Jésus voulait-il vraiment créer une nouvelle religion ? Jésus parlait-il réellement de Dieu au masculin (Le Père) ? Saint Paul a-t-il travesti l’enseignement de Jésus Christ ? Les Évangiles ont-ils été altérés par leurs rédacteurs, par l’empereur Constantin ou ultérieurement ? Le catéchisme et le magistère actuels de l’Église catholique sont-ils toujours conformes aux enseignements d’origine ? Marie est-elle vraiment co-rédemptrice de l’humanité avec son fils ?

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé nous le confirme : toutes ces spéculations ne sont que des hérésies.

Unifier les chrétiens

Par la profondeur de leurs détails – vérifiables – et leur production récente, les transcriptions de Maria Valtorta offrent aux chrétiens de traditions multiples un éclairage unificateur.

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé est l’un des plus grands leviers pour la conversion, la clarification et l’unité.

Même les musulmans, qui croient au retour de Jésus à la fin des temps et à la virginité de sa mère, peuvent trouver un authentique intérêt à lire cette œuvre pour mieux connaître ces deux personnes qu’ils aiment.

Extraits de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé

Jésus : « Le Décalogue, c’est la Loi. Mon Évangile c’est ma doctrine, qui vous rend plus claire cette Loi et qui vous donne le goût de la suivre. Cette Loi et cette doctrine suffiraient pour faire, des hommes, des Saints. » (35.7)

Jésus : « La présomption c’est la ruine. » (54.3)

Jésus : « Simon, fils de Jonas. Sais-tu ce qu’est le cœur de ton Jésus ? Tu n’as jamais vu la mer, la vraie mer ? Si ? Eh bien ! Mon cœur est bien plus vaste que son étendue. Il y a de la place pour tous. Pour toute l’humanité. Le plus petit y a place comme le plus grand. Et le pécheur y trouve l’amour comme l’innocent. » (55.4)

Jésus à Jonas, l’un des bergers de la nativité : « Dis aux morts que je suis la Vie, à ceux qui dorment que je suis le Soleil qui se lève pour les tirer du sommeil. Dis aux vivants que je suis la Vérité qu’ils cherchent. » (88.4)

Jésus à ses disciples : Jésus à ses disciples : « Grande est votre destinée ! Mais aussi : grande et redoutable est votre mission ! Rappelez-vous que celui à qui on a donné davantage est tenu de fournir davantage. Et à vous, c’est le maximum qui sera donné en fait d’instruction et de don. Vous êtes instruits par moi, le Verbe de Dieu, et vous recevez de Dieu le don d’être ‘les disciples’, autrement dit les continuateurs du Fils de Dieu. Je voudrais que vous ne cessiez de méditer sur le choix dont vous êtes l’objet, que vous vous examiniez, que vous vous soupesiez… Et si l’un d’entre vous se sent capable d’être seulement fidèle, mais ne trouve pas en lui l’énergie d’un apôtre, qu’il se retire – je ne veux pas même dire : s’il se sent pécheur et endurci, mais simplement : s’il ne se sent incapable d’être plus que fidèle –. Moi, je n’offre rien d’autre que la sainteté. Sur la terre c’est la voie la plus étroite, la plus pauvre, la plus escarpée, la plus épineuse, la plus persécutée qui soit. Au Ciel, son étroitesse se change en immensité, sa pauvreté en richesse, ses épines en un tapis de roses, son escarpement en un sentier facile et agréable, sa persécution en paix et béatitude. Mais ici bas, c’est un effort héroïque que d’être saint. Moi, je n’offre que cela. » (98.8)

Jésus à Lazare : « Tu t’inquiètes de trop de choses… et si peu importantes ! Laisse faire le temps : ce sont des bulles d’air qui crèvent et disparaissent avec leurs reflets gais ou tristes. Regarde vers le Ciel. Lui, il ne s’évanouit pas : il demeure pour les justes. » (113.5)

Écoutez le chapitre ci-dessous en version audio pour vous faire une idée de la profondeur de l’œuvre : Jésus instruit Judas Iscariote, première traduction en Français.

Écouter d’autres chapitres en français (seconde traduction).

Autres écrits de Maria Valtorta

Emilio Pisani fonda, avec son épouse Claudia Vecchiarelli, la société d’édition Centro editoriale valtortiano (CEV), entièrement dédiée aux écrits de Maria Valtorta, qu’il connut personnellement.

Écrits inspirés

  • Les Cahiers (Quaderni) ressemblent des dictées en lien avec l’ascèse, l’exégèse, la doctrine, des visions des premiers martyrs (Agnès, Perpétue, Félicité, Pétronille, Phénicule, Cécile, Anaclet, Diomède, Irène… ou, plus récemment, Flore et Marie au IXème siècle, à Cordoue, sous le règne d’Abd al-Rahman II), du Paradis, de l’enfer ou des évènements présents ou à venir, des apparitions de Jésus et de Marie, des dictées commentant Isaïe, Ézéchiel, Sophonie, Habacuc, Abdias, des enseignements sur notre époque et son devenir, etc. Les Carnets furent publiés en trois tomes :
    1. Les Cahiers de 1943, éd. CEV, 2002. Parcourir en ligne.
    2. Les Cahiers de 1944, éd. CEV, 2003. Parcourir en ligne.
    3. Les Cahiers de 1945 à 1950, éd. CEV, 2004 : dont 70 pages de commentaires sur l’Apocalypse. Parcourir en ligne.
  • Le Livre d’Azarias, éd. CEV, 2002 : 58 messes festives du missel romain de Saint Pie V (pré-Vatican II) commentées par Azarias, l’ange gardien de Maria Valtorta, et par l’archange Raphaël. Le livre comprend également des révélations sur la chute de Lucifer. Lire en ligne.
  • Leçons sur l’Épître de Saint Paul aux Romains, éd. CEV, 1999 : 48 leçons dictées par l’Esprit Saint à Maria Valtorta, de 1948 à 1950, commentant l’Épître verset par verset. Parcourir en ligne.
  • Les Carnets, éd. CEV, 2018, 298 pages, traduction française : Yves d’Horrer. Les Carnets parurent pour la première fois en 2007 en Italie, sous le titre Quadernetti. Ils ressemblent les dernières dictées de Jésus Christ à Maria Valtorta, de 1943 à 1954. Thèmes : premiers temps de l’Église, crise de l’Église, commentaires de Jésus sur le Notre Père et le Je vous salue Marie, conseils pastoraux, précisions sur certains textes évangéliques, messages de Marie, révélations sur l’emplacement du tombeau de Saint Pierre.

Écrits non inspirés

  • Cuore di una donna (Cœur de femme en français, écrit antérieur aux visions et dictées, détruit en 1978 conformément à la demande de Jésus Christ, afin que Maria Valtorta ne soit “seulement connue comme écrivain pour l’œuvre”, cf. Les Carnets : document non daté n° 5).
  • Autobiographie : à la demande de son confesseur, Maria Valtorta rédige son autobiographie de février à avril 1943.
  • La correspondance de Maria Valtorta (des centaines de lettres, non disponibles en français à ce jour) :
    • avec le père Romualdo Maria Migliorini (du 29 octobre 1942 au 6 octobre 1952)
    • avec Mgr Alfonso Carinci (du 9 janvier 1949 au 23 décembre 1955)
    • avec Sainte Mère Teresa de Calcutta (du 18 décembre 1945 au 9 septembre 1957)

Ressources numériques

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé

Lire l’Évangile du dimanche et la transcription lui correspondant

(Aussi disponible en version imprimée.)

Sites francophones

App (téléphones et tablettes)

Recherches scientifiques

Vidéos

Sites italiens

Sites anglophones

Site hispanophone

Site lituanien

Bibliographie associée

En français

  • Dernière traduction en français : L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, 10 tomes, traduit de l’italien par Yves d’Horrer, éd. CEV, 2016
  • Père Gabriel Maria Roschini, La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta, éd. CEV, 2013.
  • Emilio Pisani, Padre Pio et Maria Valtorta, éd. CEV, 2000
  • Jean Aulagnier :
    • Maria Valtorta, qui es-tu ?, 1992 : sur les raisons qui poussent l’auteur à croire dans la fiabilité des transcriptions de Maria Valtorta ; comprant aussi des annexes sur Marie d’Agréda et Anne-Catherine Emmerich
    • Avec Jésus au jour le jour, éd. Résiac, 1994
  • Jean-François Lavère :
  • Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise et Jean-François Lavère, Dictionnaire des personnages de l’Évangile selon Maria Valtorta, éd. Salvator, 2012
  • Mgr René Laurentin et François-Michel Debroise, La Vierge des derniers temps, éd. Salvator, 2014
  • François-Michel Debroise :
    • Maria Valtorta et l’Église, Quelle attitude avoir envers les visions et dictées de Maria Valtorta ?, éd. Rassemblement à Son Image, 2015
    • Maria Valtorta, visionnaire et mystique pour notre temps, éd. Maria Valtorta, 2016
  • Les éditions Rassemblement à Son Image proposent de très nombreuses déclinaisons écrites ou audios des textes de Maria Valtorta : livres et CD thématiques, versions pour les enfants (4-8 ans ; 8-12 ans ; 13 ans et plus), versions bande-dessinées, L’Évangile du dimanche (les deux textes en miroir), etc. Ils éditent également la revue Chrétiens Magazine.

En Italien

  • Albo Centoni, Una vita con Maria Valtorta, Testimonianze di Marta Diciotti, CEV, 1987 : témoignage de celle qui fut la femme de ménage de Maria Valtorta pendant les 26 dernières années de sa vie
  • Emilio Pisani :
    • Lettera a Claudia, CEV : témoignage du président-fondateur de la Fondazione Maria Valtorta CEV Onlus sur l’engagement de son couple pour la diffusion des oeuvres Maria Valtorta
    • Casa Valtorta, CEV : fascicule sur la maison de Maria Valtorta à Viareggio
    • Bollettino Valtortiano : bulletin bi-annuel, depuis 1972, sur l’actualité de Maria Valtorta

En anglais

Bienfaisances et initiatives

  • L’association Lecteurs sans frontières, fondée par Stéphane Jah Nadir, organise des sessions de lectures de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé aux personnes hospitalisées (tél : 06 60 84 30 66, mél : nadirjah@gmail.com)
  • L’association Maria Valtorta envoie gratuitement le premier tome de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé aux prêtres de France qui en font la demande en écrivant à m.valtorta@gmail.com
  • Jean-Louis Lacourt coordonne des groupes de lecteurs de Maria Valtorta sur toute la France (tél : 02 44 27 61 85 ou 06 30 77 78 09, mél : lacourtjeanlouis@gmail.com) ; présentation en vidéo

This Post Has One Comment

  1. B.

    c’est cool <3

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