Maria Valtorta. Une faille spatio-temporelle dans la matrice rationaliste

Cartes des déplacements de Jésus d'après les visions de Maria Valtorta

Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révéléRÉSUMÉ

Depuis 2000 ans, plusieurs mystiques catholiques ont vu des bribes des Évangiles. Mais seules trois personnes en ont eu la vision complète : Marie d’Agréda au XVIIème, Anne-Catherine Emmerich au XIXème et Maria Valtorta au XXème siècle, en pleine seconde guerre mondiale. Parmi elles, seule Maria Valtorta (1897-1961), tertiaire italienne des Servites de Marie, transcrit de sa main et en direct les centaines de visions de la vie de Jésus qu’elle reçoit. Elle couvre quelque 9000 pages, en 4 ans, écrivant parfois jusqu’à 18 heures d’affilée et nous laissant ainsi la plus volumineuse biographie de Jésus de l’histoire.

Bien que le pape Pie XII, après lecture, donne son aval dès 1948 à la publication de ces textes, une poignée d’officiels du Saint-Office – qui pensent à une production romancée et personnelle cherchant à se faire passer pour révélée – attaquent Maria Valtorta et la mettent à l’Index, sans qu’il lui soit pour autant reproché la moindre erreur dogmatique ou morale.

Depuis, des Saints, des bienheureux, des cardinaux, des évêques, des théologiens et des biblistes de premier plan, ainsi qu’une multitude de laïcs, se sont enthousiasmés pour l’œuvre de cette femme choisie par Dieu pour nous offrir ce « trésor inestimable de la littérature universelle », selon les mots de Gabriel Maria Allegra, premier traducteur de l’ensemble de la Bible en chinois et béatifié en 2012. Le pape Saint Paul VI a offert son œuvre complète au grand séminaire de Milan lorsqu’il était l’archevêque de cette ville et Sainte Mère Teresa aimait particulièrement cette lecture.

Une décennie après la mort de Maria Valtorta, des chercheurs s’intéressèrent à ses textes fourmillant de précisions biologiques, géologiques, astronomiques, topographiques, culturelles. À ce jour, l’exactitude de quelque 20.000 de ces détails a été confirmée et des dizaines de sites décrits par Maria Valtorta (Gérasa, Bethsaïde, l’aqueduc de Tibériade, la synagogue de Biram, la tombe d’Hillel, l’enceinte de Jezraël, la digue de Ptolémaïs, le palais de Lazare à Jérusalem, etc.) furent excavés ou confirmés lors de fouilles, bien après son décès. Ses écrits nous permettent, pour la première fois depuis 2000 ans, de retracer la trame historique et géographique de la vie publique de Jésus Christ, semaine après semaine, village après village, en parfaite cohérence avec les quatre Évangiles canoniques. Sur le plan théologique, les biblistes ayant passé cette œuvre au peigne fin ont dénombré la présence d’au moins 3133 références à la Septante en usage au temps de Jésus, alors même que Maria Valtorta quitta l’école à 16 ans et ne reçut sa première Bible qu’à l’âge de 47 ans.

Censurée par le Saint-Office. Méconnue du grand public et de la plupart des clercs. Et pourtant, sur la table de chevet des pontifes de Rome. Vous êtes au bon endroit.

Le pape Pie XII à son sujet : « Ceux qui liront comprendront. »

♪ Découvrez les visions de Maria Valtorta en version audio.

Recommandations : Si vous décidez de commencer la lecture des transcriptions de Maria Valtorta, je vous recommande de lire L’Évangile tel qu’il m’a été révélé dans l’ordre pour bénéficier des enseignements de Jésus dans leur cohérence chronologique et progressive. De plus, la profondeur de ces enseignements est si décapante, qu’il me semble important d’avoir simultanément un solide accompagnement spirituel (idéalement conduit par un religieux familier des textes de Maria Valtorta ; chose encore rare).

TABLE

Biographie de Maria Valtorta

Maria Valtorta naquit à Caserte (Campanie, Italie) le 14 mars 1897. Son père, Giuseppe Valtorta, était sous-officier de cavalerie et sa mère, Iside Fioravanzi, professeur de français. Maria était fille unique.

Il fit sa scolarité au célèbre collège Bianconi de Monza, où elle reçut une éducation classique. À l’âge de 16 ans, la lecture de L’Histoire d’une âme, de Sainte Thérèse de Lisieux (sa marraine spirituelle), fit grandir en elle le désir de s’abandonner et d’aimer, en Dieu.

Au terme d’exercices spirituels qu’elle fit au collège, elle comprit lors du sermon inspiré de Mgr Cazzani, qu’elle devait être son avenir face à Dieu.

Elle reçut le sacrement de confirmation par le cardinal Ferrari.

Pendant la première guerre mondiale, elle s’engagea à l’âge de 18 ans comme infirmière samaritaine à l’hôpital militaire de Florence. Sa mère, autoritaire et possessive, repoussa les prétendants de sa fille par deux fois.

Le 17 mars 1920, alors que Maria se promenait avec sa mère, un jeune anarchiste lui asséna un grand coup dans les reins avec une barre de fer en hurlant : « À bas les riches et les militaires ! » (le père de Maria étant sous-officier) et lui blessa la colonne vertébrale. Les séquelles de cette attaque lui firent garder le lit pendant trois mois et elle se remit difficilement.

Elle lut pour la première fois l’Évangile (selon Saint Luc) à 25 ans et devint, deux ans plus tard, déléguée de l’Action catholique auprès des jeunes femmes de Viareggio, la petite ville toscane où elle vivait avec ses parents.

Elle donna sa vie au Christ à 30 ans et lui offrit ses souffrances comme âme compensatrice pour la rédemption des pécheurs. Sa santé se détériora au point qu’elle se vit être définitivement alitée à partir d’avril 1934 (elle avait 37 ans). Son père qu’elle aimait tant décéda l’année suivante. Elle résidera au 257 via Antonio Fratti, à Viareggio, jusqu’à sa mort. En plus d’être semi-paralysée de la taille aux pieds, elle souffrira de maladies chroniques graves – lésion de la moelle épinière, névrite du nerf optique, myocardite, pleurite, tumeur des ovaires, pyélocystite, péritonite, parésie, pachyméningite, névralgie du trijumeau, etc. –, de maladies épisodiques et des stigmates internes. Elle accepta ses souffrances sans les laisser paraître et déclina la proposition que lui avait faite son curé de l’accompagner gratuitement à Lourdes ; non qu’elle doutât de la possibilité de guérir miraculeusement, mais par fidélité envers son sacrifice et pour l’offrir « en faveur d’une autre personne malade et qui ne se résigne pas à la maladie » (Valtorta, Autobiographie). En 1942, les médecins lui donnaient moins de deux ans à vivre.

Maria Valtorta fut seulement assistée de Marta Diciotti (1910-2001), la fille des voisins devenue son aide domestique durant les 26 dernières années de sa vie et dont elle devint très proche. Leurs deux prénoms ne sont pas sans rappeler les deux sœurs des Évangiles, Marthe et Marie, l’active et l’écoutante.

Sa mère décéda le 4 octobre 1943 et Maria, rejoignit comme tertiaire, le tiers-ordre mendiant des Servites de Marie (O.S.M.) en mars 1944. Frappé par sa grandeur d’âme, son premier directeur spirituel et confesseur, le père Romualdo Maria Migliorini, lui demanda de rédiger son autobiographie, ce qu’elle fit de février à avril 1943. C’est au terme de cette rédaction, elle vit, le Vendredi-Saint 23 avril 1943, Jésus mourant sur la Croix. Sa première vision.

Dans l’intimité de ce quotidien contemplatif, Maria Valtorta reçut, de 1943 à 1954, des centaines de visions et de dictées de Jésus et de Marie, mais aussi de l’Esprit Saint, d’Azarias (son ange gardien), de l’archange Raphaël, de Saint Joseph, de Sainte Cécile, de Sainte Agnès, de Sainte Thérèse, de l’apôtre Saint Paul, de Sainte Catherine de Sienne, de Sainte Lucie (Les Cahiers de 1944), de Saint François d’Assise, de Sainte Martine, de l’apôtre Saint Jean, du pape Saint Pie X, de Saint Laurent, (Les Cahiers de 1945 à 1950)… qu’elle transcrivit fidèlement, immédiatement et de sa propre main.

Elle voyait les scènes comme si elle y était. Elle pouvait observer et entendre les protagonistes, mais n’avait pas accès à leurs pensées intérieures. Elle ressentait la température (ex : 170.1) et les parfums (ex : 175.1 ; 181.2 ; 188.6 ; 200.5 ; 206.8 ; 208.5 ; 216.1 ; 299.1 ; 323.6 ; 391.4 ; 426.4 ; 428.6 ; etc.). Elle pouvait orienter son regard où elle souhaitait. Elle commentait ce qu’elle voyait (ex : 185.1), parfois avec une humble hésitation lorsqu’elle peine à estimer les longueurs ou les quantités (191.1). Elle écrivait tout en direct. Si elle était interrompue par un événement extérieur, les visions et les locutions s’arrêtaient et reprenaient, lorsqu’elle était de nouveau disponible, au point exact où elles avaient cessé (361.1). Elle sentait parfois un contact physique : la main de Jésus dans la sienne, un léger baiser de Marie sur son front.

Il ne s’agissait pas d' »écriture automatique » où un esprit agit à travers un médium inconscient, ni de channeling. Elle écrivait seule, un stylo-plume à la main, un cahier d’écolier sur ses genoux. Elle écrivait sans plans, brouillons, notes ou recherches préparatoires, sans documentations ou échanges avec des savants.

Tous ces écrits sont en italien. Ces pages furent ensuite dactylographiées par son confesseur, le père Romualdo Maria Migliorini (1884-1953), et reliées par le père Corrado Maria Berti (1911-1980), tous deux membres des Servites de Marie. Le père Berti était également professeur de théologie dogmatique et sacramentelle, et secrétaire de la faculté pontificale de théologie Marianum, à Rome, de 1950 à 1959.

Plus des deux tiers de ces révélations privées – soit 652 visions et dictées reçues de 1943 à 1947 – constituent son œuvre principale. Elles retracent la trame historique de la vie terrestre de Jésus Christ, de la naissance de la Très Sainte Vierge Marie à son Assomption au Ciel. Ces visions et dictées furent réunies et publiées pour la première fois anonymement en juin 1956, en italien, sous le titre de Poema di Gesù (Poème de Jésus), puis, peu après, sous le titre de Il poema dell’Uomo-Dio (Le Poème de L’Homme-Dieu). Ce recueil est aujourd’hui disponible en français sous le titre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. Les autres transcriptions (de 1943 à 1950 et, dans une moindre mesure, de 1950 à 1954) concernent, pour l’essentiel, des messages pour notre temps et des enseignements théologiques et cosmogoniques extrêmement riches.

Maria Valtorta écrivait en pleine seconde guerre mondiale. Viareggio se trouvait, pendant un an, sur la ligne de défense de l’Axe (dite « ligne gothique ») qui traversait l’Italie, de la Méditerranée à l’Adriatique, et subit de nombreux bombardements. Au plus fort des combats, Maria fut mise à l’abri dans un grenier, du 24 avril au 23 décembre 1944, à Sant’Andrea di Compito (distant de 60 kilomètres de Viareggio). Les troubles se poursuivront avec la guerre civile italienne.

Maria Valtorta décéda le matin du 12 octobre 1961, à 10h35, à l’âge de 64 ans, après une longue période de silence. Elle fut inhumée deux jours plus tard, à l’aube, au cimetière della Misericordia de Viareggio, en présence de quelques proches.

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé

Les références renvoyant à L’Évangile tel qu’il m’a été révélé (seconde traduction) sont indiquées comme ceci : (98.8) ; où 98 = 98ème vision selon le classement de l’éditeur, et 8 = 8ème passage au sein de cette vision.

Ampleur

La totalité des transcriptions de Maria Valtorta tient sur 122 cahiers d’écolier, pour un total de 13.193 pages manuscrites.

Parmi elles, quelque 9000 pages composent L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. En italien, ce recueil fait 10.800.000 caractères (espaces incluses), constituant la plus longue biographie de Jésus de l’histoire. Maria Valtorta l’a rédigé, entre le 28 avril 1943 et le 28 avril 1947 (sur un rythme journalier cumulé de 3 ans et 3 mois, exactement comme la durée de la vie publique de Jésus), pour un temps total de travail estimé à quelque 6000 heures. Elle transcrivait à toute vitesse pour être la plus fidèle aux dialogues. Il lui arrivait d’écrire pendant 18 heures d’affilée, avec une attention constante, sans que l’on puisse percevoir une baisse de qualité tant sur le fond que sur la forme. Ce seul fait constitue, à lui seul, une performance productive inédite dans l’histoire de la littérature.

Maria Valtorta reçut 166 visions (soit 26% du contenu) de manière achronologique. Elles furent ensuite classées dans l’ordre par l’éditeur, Jésus donnant lui-même des consignes de classement lors de dictées (ex : 174.10 ; 182.6 ; 229.4 ; 273.8 ; 298.1 ; 336.1 ; 352.4 ; 352.17 ; 360.16 ; 378.1 ; 410.7 ; 415.7 ; 418.8 ; 429.4 ; 467.12 ; 468.1 ; etc.).

Jésus lui dit à ce sujet :

« Des nécessités de réconfort et d’instruction pour toi, ma bien-aimée, et pour d’autres, m’ont contraint à suivre un ordre spécial pour donner les visions et les dictées qui s’y rapportaient. Mais je vous indiquerai, au moment voulu, comment répartir les épisodes des trois années de vie publique. L’ordre des évangiles est bon, mais pas parfait chronologiquement parlant. Un observateur attentif le remarque. Celui qui aurait pu donner l’ordre exact des faits — puisqu’il est resté avec moi depuis le commencement de l’évangélisation jusqu’à mon ascension —, ne l’a pas fait. En effet Jean, en vrai fils de la Lumière, s’est occupé et préoccupé de faire briller la Lumière à travers son vêtement de chair aux yeux des hérétiques qui attaquaient la réalité de la Divinité enfermée dans une chair humaine. Le sublime évangile de Jean a atteint son but surnaturel, mais la chronique de ma vie publique n’en a pas été aidée. Les trois autres évangélistes sont semblables en ce qui concerne les faits, mais ils altèrent l’ordre du temps, car un seul des trois a été présent à presque toute ma vie publique : Matthieu, et il ne l’a mise par écrit que quinze ans plus tard. Quant aux autres, ils l’ont fait encore plus tard, et après en avoir entendu le récit de ma Mère, de Pierre, ainsi que des autres apôtres et disciples. Je veux vous guider pour réunir les faits des trois ans, année par année. […] si vous faites un livre, il vaudra mieux mettre les événements à la suite, dans l’ordre chronologique plutôt que par catégories, en vous limitant à préciser, au début ou dans un renvoi, à quelle catégorie appartient chaque épisode. » (Dictée du 23 septembre 1944 ; 468.1 & 7)

Précisons encore qu’elle transcrivait, en parallèle, d’autres dictées et visions qui allaient composer d’autres œuvres importantes : Les Cahiers, Le Livre d’Azarias et Les Carnets.

À titre de comparaison, À la recherche du temps perdu de Marcel Proust – 9.609.000 caractères (espaces incluses) – est inscrit au Guinness des Records comme le plus long roman de l’histoire. Marcel Proust l’a rédigé en 16 ans et en est mort d’épuisement.

Comparaison livres Maria Valtorta et Marcel Proust

Félix Sauvage, un autodidacte et enseignant à la retraite, effectua généreusement la première traduction en français de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé dans les dernières années de sa vie. C’est la première fois que l’œuvre fut intégralement traduite dans une langue étrangère. Cette traduction sera publiée en 1979, un an après son décès à l’âge de 87 ans, par le Centro Editoriale Valtortiano (CEV). La seconde et dernière traduction française, réalisée par Yves d’Horrer et publiée par le CEV en 2016, nécessita huit années de travail. Elle est composée des 652 visions réparties en 7 parties, tenant en 10 tomes et plus de 5300 pages.

Livre de Maria Valtorta, L'Évangile tel qu'il m'a été révélé

  • Partie 1 : Proto-évangile = Naissance et vie cachée de Marie et de Jésus (visions 1 – 43 ; tome 1)
  • Partie 2 : Première année de la vie publique de Jésus (visions 44 – 140 ; tome 2)
  • Partie 3 : Deuxième année de la vie publique de Jésus (visions 141 – 312 ; tomes 3 & 4)
  • Partie 4 : Troisième année de la vie publique de Jésus (visions 313 – 540 ; tomes 5, 6 & 7)
  • Partie 5 : Préparation à la Passion de Jésus (visions 541 – 600 ; tome 8)
  • Partie 6 : La Passion et mort de Jésus (visions 601 – 615 ; tome 9)
  • Partie 7 : De la Résurrection à la Pentecôte (tome 10) = Glorification de Jésus et de Marie (visions 616 – 651), et L’Adieu à l’ouvrage (vision 652)

Voir la liste complète des chapitres ici.

La première traduction est réputée plus fidèle à l’original (meilleure sur le fond) et la seconde plus fluide (meilleure sur la forme). Dans tous les cas, toute étude théologique ou scientifique du texte devrait privilégier la version originale en italien.

Qualité

Les pages de Maria Valtorta, a fortiori en italien, frappent par leur très bon niveau littéraire. D’autant qu’elles ont été rédigées :

  • sans plans, brouillons, notes ou recherches préparatoires,
  • à la main, d’un seul jet, très rapidement,
  • et pratiquement sans retouches (il lui arrivait d’ajouter à ses pages quelques notes et commentaires sur des feuillets annexes),
  • alors qu’elle se trouvait dans un contexte très éprouvant (souffrances physiques extrêmes, seconde guerre mondiale, guerre civile).

Il est de coutume de dire, dans le monde éditorial, qu’un livre de 300 pages bien relu et corrigé comporte, en moyenne, sept coquilles orthographiques ou grammaticales. Les 13.193 pages manuscrites de Maria Valtorta – non corrigées – n’en comportent aucune.

Maria Valtorta transcrivait souvent les noms propres phonétiquement, n’hésitant pas à employer quatre ou cinq formes différentes pour un même nom propre afin de rester la plus fidèle à ce qu’elle entendait sur l’instant (ex : 41.3).

Fiabilité

Plusieurs mystiques (Sainte Brigitte de Suède, au 14ème siècle ; Sainte Thérèse d’Avila, au 16ème siècle ; Alan Ames au 20ème/21ème siècles ; etc.) eurent des visions fragmentaires des Évangiles. Mais, seules trois femmes en eurent la vision complète :

  1. la vénérable sœur espagnole Marie d’Agréda, au 17ème siècle (livre : La Cité Mystique de Dieu, environ 450 pages) ;
  2. la bienheureuse sœur allemande Anne-Catherine Emmerich, au 19ème siècle (livre : La Douloureuse Passion du Christ, quelques centaines de pages) ;
  3. et l’italienne Maria Valtorta, au 20ème siècle (livre : L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, environ 4000 pages).

Maria Valtorta a écrit immédiatement ce qu’elle voyait et entendait, et de sa propre main. Ces deux particularités donnent à ses transcriptions un gage de fiabilité inédit. En effet, nous savons que les visions d’Anne-Catherine Emmerich n’ont pas été rédigé par elle, mais consigné par son confident, le poète Clemens Brentano, sur 16.000 feuillets. Malheureusement, ces pages ont largement été remaniées par les parents et les amis de Brentano après son décès (notamment avec l’incorporation d’emprunts apocryphes). Quant à Marie d’Agréda, elle eut ses visions à l’âge de 25 ans, mais ne put les rédiger que 33 ans plus tard ; un décalage temporel important. [Source 1 ; Source 2]

Toutefois, plusieurs points communs absents des Évangiles canoniques se recoupent avec exactitude dans leurs trois récits, sans qu’elles se soient copiées entre elles. Par exemple :

  • La désignation de Joseph comme époux de Marie par le fleurissement d’un rameau en plein hiver.
  • Le décès de Joseph l’année précédant la vie publique de Jésus.

Tableau comaratif entre les mystiques catholiques ayant eu des visions abondantes de la vie terrestre de Jésus Christ

[Ouvrir le tableau ci-dessus au format .pdf]

Profondeur spirituelle

Maria Valtorta était peu instruite et n’avait pas terminé ses études secondaires. Elle reçut de son confesseur sa première Bible à l’âge de 47 ans et ne possédait, en plus de celle-ci, qu’une poignée de livres, tenant sur deux étagères de son armoire, dont un Catéchisme de Saint Pie X [source]. Or, ses transcriptions contiennent des enseignements théologiques d’une profondeur sans rapport avec ses capacités propres. Aussi, était-il fréquent qu’elle ne saisisse pas entièrement le sens de ce qui lui était transmis.

Ces transcriptions ne comportent aucun manquement envers la foi, la morale ou la doctrine catholiques et apportent de nombreux éclairages exégétiques et un solide soutien pour la pastorale. L’un des premiers théologiens de renom à l’affirmer fut Mgr Alfonso Carinci, archevêque et secrétaire de la Congrégation des rites, dès 1952 : « Il n’y a rien dedans qui soit contraire à l’Évangile. Cette œuvre contribue plutôt à une meilleure compréhension de son sens […] Les paroles de Notre Seigneur n’y sont en rien contraires à Son Esprit. » (Pisani, Pro e contro Maria Valtorta, 5ème édition, CEV, 2008, pp. 68-74)

Elles peuvent être lues, non comme un nouvel évangile (la révélation publique étant close), mais comme le déploiement et l’illustration des Évangiles canoniques. Ainsi dénombre-t-on :

  • 179 miracles détaillés réalisés par Jésus (30 dans le Nouveau Testament) ;
  • 97 paraboles complètes (39 synthétisées dans le Nouveau Testament) ;
  • 77 pages imprimées pour le Sermon sur la montagne, des visions n°169 à 174 et n°176 (6 pages imprimées dans l’évangile selon Saint Matthieu, chapitres 5, 6 et 7) ;
    • Les 9 points des Béatitudes sont développés, un à un, sur 7 pages (vision n°170) ;
  • quelque 200 pages imprimées pour la Passion.

À titre d’exemple, le père Gabriel Maria Roschini – fondateur de la faculté de théologie Marianum, à Rome, consulteur auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) et éminent mariologue (plus de 900 publications à son actif) – écrivit dans son livre La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta (éd. CEV, 2009) : « Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j’ai lus et étudiés, n’avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d’œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta ».

Dans leurs discours d’il y a 2000 ans, Jésus et Marie intégraient fréquemment, et parfois de façon très discrète, des versets de la Torah. Ainsi, dans son étude Indice biblico dell’opera “Il poema dell’ Uomo-Dio” (éd. Pisani, 1970), Edmea Dusio dénombre l’évocation explicite ou implicite de 1166 des 1334 chapitres des livres composant le Livre Saint. Et, selon le chercheur David Amos, l’œuvre contiendrait 3133 références à la Septante (la traduction en grecque de la Torah) en usage au temps de Jésus, balayant presque l’ensemble de ses 46 livres. Elle comporterait également 98,5% du contenu des quatre Évangiles canoniques (voir toutes les concordances ici).

Le père Berti rédigea, à partir de 1960, 5675 notes de bas de page et appendices théologiques pour L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

Le père Kevin Robinson, qui passa au peigne fin chacune des pages rédigées par Maria Valtorta, n’y décela qu’une seule erreur véritable : « Dans Le Livre d’Azarias, le commentaire de la messe du dimanche du Bon Pasteur liste le mot maronite parmi les schismatiques. L’original était probablement mariavite, une secte schismatique polonaise condamnée par Saint Pie X. » (Source : commentaire du 28 avril 2006.) Le père Robinson dira également que cette œuvre « est un chef-d’œuvre de la littérature sacrée, se démarquant de tout ce qui a été écrit. D’une certaine manière, c’est comme se trouver au premier séminaire, enseigné par le Maître lui-même. » (Source : commentaire du 25 avril 2006.)

Maria Valtorta entend les personnages dans un italien à la fois actuel et « araméisant » (sauf lorsque Jésus ou ses Apôtres prient en hébreux ou en araméen). Elle transcrit tout fidèlement.

Le bienheureux père Gabriel Maria Allegra, bibliste de très haut niveau, émet l’hypothèse que « Jésus a répété son Évangile à Maria Valtorta de cette façon, c’est-à-dire en le modernisant, pour enseigner que la doctrine actuelle de l’Église constitue son propre enseignement éternel » (Journal d’Allegra, Macao, 11 janvier 1970), il écrit encore : « cela a pour but de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd’hui par Son Église d’aujourd’hui, avec le langage d’aujourd’hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d’il y a vingt siècles […] on y entend une excellente traduction de la façon de parler hébraïque ou araméenne, dans un italien vigoureux, multiforme et robuste. » (Allegra, Critique de l’œuvre de Maria Valtorta).

Il n’est pas impossible que Maria Valtorta comprenne les langues des personnages qu’elle voit puisque les disciples venus de contrées éloignées, après la Pentecôte, se comprenaient miraculeusement entre eux (cf. Actes des apôtres).

Jésus rejoindrait ainsi son épouse, l’Église, dans son cheminement à la lumière de l’Esprit. Toujours dans cette dynamique, Allegra observe encore que Jésus emploie la Bible populaire, rédigée par le père Tintori et approuvée par l’Église catholique, dont disposait Maria Valtorta (Journal d’Allegra, Macao, 16 janvier 1970).

Précision temporelle

Les premières recherches matérialistes sur le contenu de l’œuvre débutent dans les années 1970, en Italie, et 1990, en France.

En plus des enseignements de Jésus, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé comporte une foule de précisions d’ordre historique, biologique, géologique, topographique, astronomique que Maria Valtorta ne pouvait connaître. Les chercheurs qui les étudièrent confirmèrent l’exactitude de quelque 20.000 de ces détails. Ce miracle semble unique, tant dans l’histoire des lettres que des religions.

Historiographie

L’œuvre comporte près d’un millier de personnages, dont :

  • 688 personnages nominatifs et contemporains de Jésus. (Jean-François Lavère et François-Michel Debroise ont retrouvé la trace historique de 270 d’entre eux, tels que : Thusnelda ; Plautina ; Sidonia ; Cecilius Maximus ; Théophile, père de Lazare et gouverneur d’Antioche ; Euchérie, mère de Lazare ; Fotinaï, la samaritaine du puits de Jacob, honorée sous le nom de Sainte Photine chez les orthodoxes ; les quatre patriciennes et disciples de Jésus que sont : Claudia Procula – la femme de Pilate et la petite-fille de l’empereur Auguste, cf. 425.3 –, Plautina, Valéria et l’humble Flavia Domitilla – l’arrière-grand-mère de Sainte Domitille – ; Lucio Elio Séjan, le préfet de la garde prétorienne de l’empereur Tibère, cf. 461.8 ; etc.) ;
  • et 150 personnages bibliques ou historiques antérieurs à Jésus.

Maria Valtorta nomme, au fil de l’œuvre, les 71 membres composant chacune des trois chambres du Sanhédrin (Prêtres, Docteurs, Anciens) ; plusieurs d’entre eux purent être historiquement authentifiés.

Maria Valtorta décrit aussi parfaitement les croyances, mœurs et coutumes juives et romaines (le minian comptant 10 témoins lors de l’examen de majorité ; le culte du dieu gréco-romain de la médecine Esculape, 116.1, 129.2 ; les fêtes romaines en l’honneur de Cérès, la déesse romaine de l’agriculture ; etc.), les monnaies (425.4), les unités de mesure (ex : le mil hébraïque, équivalant 2000 coudées et différent du mil romain, 77.1 ; le log, 382.6 ; le bat, 467.3), les rapports distances/temps (ex : vélocité des voyages à chameaux, 294.1), les mois calendaires (181.3), les outils (ex : allume-feu à l’amadou, 28.4, 261.1, 265.2 ; outils de polissage en peau rugueuse de poisson, 306.1), les jeux, les arts, l’architecture (ex : 204.4), les pratiques agricoles (ex : vendanges sur de hautes échelles, 108.1, confirmées par des mosaïques romaines ; fumure et paillage des vignes, 428.2) et ouvrières (ex : sur la fabrication des cordages en chanvre, 426.1-2), les saisons de pêches (ex : 250.1), les régimes alimentaires, la pharmacopée, les textiles et leurs méthodes de confection (ex : le byssus, 294.3 ; comment employée la pourpre pour teindre les textiles, 255.6), les véhicules (ex : 255.6 ; char capoté de cuir et tiré par deux cheveaux, 362.6), les systèmes politiques, les soubresauts historiques de l’époque (la tentative d’hellénisation forcée de la Palestine par Antiochos IV provoquant la révolte des Maccabées ; la cuisante défaite du général romain Varus ; etc.).

Ces concordances ont été particulièrement étudiées par l’italien Fernando La Greca, chercheur au département des sciences humaines de l’Université de Salerne (Campanie, Italie) et spécialiste de l’histoire gréco-romaine. Lire ses articles (en italien).

Vous trouverez un petit lexique des concordances sur le site valtorta.fr.

Botanique

L’œuvre mentionne quelque 150 espèces végétales.

Exemples : cyprès, caroubiers, chênes, palmiers, oliviers, lauriers (135.1) ; buis (135.7) ; rouvres (181.7) ; oliviers (181.1), noyers, amandiers ; clématites (273.2) ; palmiers (417.1) ; cactacées/cactées (147.1 ; 147.3) ; ajoncs (160.5) ; muguets (ou « lys des vallées », 412.1), narcisses (169.3 ; 174.12) ; chardons, églantiers (174.14) ; orties, chiendents, cuscutes, liserons, ciguës (181.4) ; joncs, roseaux, saules pleureurs, queues-de-renard, vesces, liserons, myosotis, nénuphars (187.1) ; aubépines (187.5) ; lin (204.1) ; pommiers (205.2) ; cannelle, œillets, lavande (208.5) ; pins pignons (215.1) ; agaves (221.3) ; jasmins, lauriers-cerises (Valtorta, 226.3) ; ciguës, trèfles, chicorées amères (233.1) ; orme (252) ; frênes, genièvres, genêts, myrtes, mûres, myrtilles (257.2) ; coquelicots (259.1) ; jasmin d’Inde (264.2) ; peupliers, cyprès (287.2) ; cinnamomes (300.7) ; lys, dictames, armoise (314.5) ; tamaris, lentisques (333.3) ; menthe, violettes (348.5) ; marguerites (358.10) ; fougères (360.5) ; bleuets, camomilles (382.5) ; courges, sénevés, glaïeuls sauvages, broussins (384.1) ; poireaux, ail (384.3) ; platanes (385.3) ; fenouil sauvage (388.3) ; mimosas, pistachiers, myrrhe, encens, safran, aloès, benjoins (389.2) ; gueules-de-loup, scabieuses, campanules (407.1) ; bruyères (454.9) ; chèvrefeuilles (468.2) ; etc.

Zoologie

L’œuvre mentionne quelque 200 espèces animales.

Exemples : ibis blanc et noir, flamants roses, hérons (135.1) ; onagres dans le désert de Judée ; rouge-gorge, tourterelles (160.5) ; taupes (179.6) ; rossignol, grillon (222.1) ; grillons, cigales, aspics, couleuvres (233.1) ; gros sauriens au nord de Césarée, descendant de crocodiles importés depuis l’Égypte (254) ; merles (270.3) ; hyènes, fouines, rats (300.7) ; chrysolite volante (411.2) ; hirondelles (426.11) ; scorpions, renards (428.4) ; fauvette à tête noire (430.4) ; alouette, pie (455.2) ; etc.

Géologie / Minéralogie

L’œuvre mentionne quelque 50 types de minéraux (117.6 ; topazes, rubis, émeraudes, saphirs, améthystes, béryls, onyx, chrysolithes, 294.3 ; jaspes, marbre cipolin, 370.1 ; porphyre, 375.3 ; etc.).

Dr. Vittorio Tredici, président de l’association des industries minières italiennes et familier de la recherche minière en Jordanie, confirma, en janvier 1952, les descriptions géologiques et minéralogiques de Maria Valtorta et l’absence de documents scientifiques qui auraient pu servir à ses écrits. [Source]

Géographie

L’œuvre localise, nomme et décrit sans erreur 70 nations, régions et provinces antiques, ainsi qu’une cinquantaine de groupes ethniques.

Concernant les sites naturels ou archéologiques, l’œuvre contient quelque 500 sites confirmés (sommets, cours d’eau, voies romaines, 220 localités, une cinquantaine d’édifices…), dont plus de 350 nommément désignés.

Par exemple, Maria Valtorta nomma, décrivit et localisa avec exactitude : la ville de Jérusalem (avec ses portes, ses rues, son temple, ses palais et ses principales piscines ; la forteresse Antonia, son faubourg populeux d’Ophel cf. 199.3 ; etc.) ; la ville de Sichem située entre le mont Ebal (localisé en 1980) et le mont Gerizim (dont elle dépeint fidèlement le panorama) ; la cité troglodytique de Gamla et ses environs (186) ; la forteresse de Massada (fouillée de 1963 à 1965) ; En-Dannim et son aqueduc aérien (195.5) ; les bassins du roi Salomon (208.5) ; le golf de Tarichée (187) ; les sources chaudes aux eaux sulfureuses et puantes d’Hamat Gader, situées dans la vallée du Yarmouk (356.3), à sept kilomètres au sud-est du lac de Tibériade (356) ; la florissante cité grecque Gadara (aujourd’hui nommée Umm Qeis) ; le torrent de Corozaïn ; la rivière de Chrysorrhoas ; le ruisseau Amud ; la culminance du mont Har Yona ; le torrent Nimrim Shu’eib ; le village disparu de Khirbat Humsin ; le village de Magdalgad (renommé Al-Majdal Asqalan, dans le faubourg d’Ashkelon) ; les Cornes d’Hattin (connu sous le nom de mont des Béatitudes ; détails) ; le mont Thabor ; la plaine d’Esdrelon (aujourd’hui nommée Jezreel) ; le lac Mérom (aujourd’hui drainé et nommé Semechonite ou Hula), avec l’estimation de ses dimensions (110.1 ; 298.1) ; les grottes d’Arbel (détails) ; la crête verdoyante du mont Tel-Asour (le point culminant de Judée-Samarie) faisant face à la chaîne majestueuse du Carmel ; les ruines cyclopéennes d’Hazor (160.4) ; le tombeau de Rachel avant sa modification (207.2) ; Béthléem, dont elle dessina le plan ; le quartier de Mataréa ou Al-Matariyyah, au nord-est du Caire, en Égypte, où se réfugia la Sainte Famille pour échapper au massacre des innocents commandité par Hérode (Maria Valtorta ne se trompe pas : depuis Mataréa, on ne voit que la pyramide de Khéops qui masque celles de Khéphren et de Mykérinos). Nous pourrions encore donner en exemple l’échelle de Tyr, la Source du Figuier, la citerne de Gabaon, le village de Yutta, la description du cap escarpé de Rosh Hanikra et du Cap Blanc, de la zone jordanienne Caracamoab (Al-Karak) ou du mont Casius (aujourd’hui nommé Djebel Akra). Etc.

Corroborations posthumes :

À ce jour, une centaine de sites géographiques contenus dans l’œuvre auraient été retrouvés ou confirmés après la mort de Maria Valtorta en 1961.

Par exemple, ses nombreuses descriptions de l’antique cité jordanienne de Gérasa (l’actuelle Jérash) et de ses environs (288.1), correspondent parfaitement aux conclusions des fouilles archéologiques ultérieures, publiées trente ans plus tard. Il en fut de même pour l’aqueduc de Tibériade, le pont romain sur le Jourdain, le site de Qumrân surplombant la mer Morte, la synagogue de Biram, la tombe d’Hillel le Sage (fouillé en 1974), la maison de la belle-mère de l’apôtre Simon-Pierre à Capharnaüm (fouillée à partir de 1968 et confirmée en 1990), l’enceinte fortifiée et les quatre tours quadrillant la ville de Jezreel en 479.4 (l’Ancien Testament ne mentionnait qu’une seule tour en 2 R 9, 17 ; les autres tours furent découvertes en 1987 lors de travaux de construction et fouillées à partir de 1989 ; sources 1, 2 et 3 ; détails). Elle décrivit la puissante digue de la ville maritime cananéenne Ptolémaïs (redécouverte en 2009) et dessina sa carte régionale avec six fleuves (104.1). Elle décrivit la couleur noire de la synagogue de Corozaïn, ce que confirmèrent plus tard les fouilles archéologiques en raison de ses murs en basalte.

La ville galiléenne de Bethsaïde (détruite par un tremblement de terre vers 324) fut retrouvée par l’archéologue Rami Arav en 1987 à 1,5 kilomètres au nord de l’actuelle embouchure du Jourdain, au nord du lac de Tibériade, comme le Christ l’avait indiqué à Maria Valtorta dans sa dictée du 4 juin 1947, en lui expliquant qu’en raison de « vingt siècles d’alluvions apportés par le fleuve et par les éboulis descendus des collines », la ville se trouve désormais au milieu des terres et non plus « à l’embouchure du fleuve dans le lac. » (179.1).

Sur la base des écrits de Valtorta, l’ingénieur allemand Hans J. Hopfen put correctement replacer le palais de Lazare sur le plan de Jérusalem en 1975, redécouvert par une équipe d’archéologues de l’Université hébraïque de Jérusalem en 1983 (cf. Nahman Avigad, Discovering Jerusalem, éd. Thomas Nelson, 1983). La disposition de chaque pièce ainsi que leurs caractéristiques (notamment une pièce en marbre rouge) correspondent exactement aux descriptions de Maria Valtorta (cf. Lavère, L’Énigme Valtorta, tome 1, pp. 222-226). Ce site est devenu aujourd’hui le The Wohl Museum of Archeology.

À ce sujet, Jésus dit à Maria : « Il y a quelques jours, tu disais que tu meurs sans voir satisfait ton désir de visiter les Lieux Saints. Tu les vois, et comme ils étaient quand je les ai sanctifiés par ma présence. Maintenant, après vingt siècles de profanations par haine ou par amour, ils ne sont plus comme ils étaient. Donc, à présent, toi, tu les vois et qui va en Palestine ne les voit pas. » (Maria Valtorta, Les Cahiers, 3 mars 1944).

Le père François-Paul Dreyfus (1918-1999) était un dominicain, polytechnicien et professeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF). Il confirma à Jean Aulagnier, également polytechnicien, l’exactitude des toponymes antiques – parfois connus seulement d’une poignée de savants – présents dans les écrits de Maria Valtorta (exemples : Abelmaïn ; Betlechi ; Doco ; Lesendam ; Paléocastros, 319.2 ; Jotapate ; Magdalgad ; Rohob ; Ramot ; Alexandroscène, une garnison romaine du sud Liban ; etc.). En 2000 ans, nombre de ces lieux ont changé plusieurs fois de nom ou ont été rayé de la carte. Le père Dreyfus témoigna : « J’ai été très impressionné de trouver dans l’œuvre de Maria Valtorta le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non bibliques. »

Consulter l’Index des lieux apparaissant dans l’œuvre.

Cartographie

Ci-dessous : Carte (dé)zoomable comportant 422 lieux mentionnés par Maria Valtorta dans L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, reconstituée par Jean-François Lavère et reproduite ici avec son autorisation. Actualisée en 2021.

Ci-dessous : carte reconstituée et zoomable de la Palestine au temps de Jésus selon Maria Valtorta ; dessinée par Hans J. Hopfen dans les années 1970 et reproduite ici avec l’autorisation de l’éditeur. On peut se la procurer en version papier.

Carte de la Palestine au temps de Jésus à partir des lieux décrits par Maria Valtorta (2/2).

Ci-dessous : gros plan sur la région du lac de Génésareth (Galilée).

Maria Valtorta, piano Palestina, Lago di Genezaret, GalileaCi-dessous : plan de la ville de Jérusalem au temps de Jésus dessiné par Jean-François Lavère pour son Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta (2017) ; reproduite ici avec son autorisation. Cliquez sur le plan pour l’agrandir.

Plan de la ville de Jérusalem au temps de Jésus selon les visions de Maria Valtorta (1/2).Plan de la ville de Jérusalem au temps de Jésus selon les visions de Maria Valtorta et dessiné par Hans J. Hopfen ; reproduit ici avec l’autorisation de l’éditeur :

Plan de la ville de Jérusalem au temps de Jésus selon les visions de Maria Valtorta ; en italien (2/2)Des chercheurs portugais se sont penchés sur l’ensemble du parcours de Jésus et de ses disciples, comptant quelque 500 étapes. Tout concorde : itinéraires, distances journalières, heures du coucher et du lever du soleil, phases lunaires, adaptation des déplacements en fonction des shabbats, des fêtes, de la météo, de la visibilité nocturne, etc.

On peut retrouver sur le site ValtortaMaps.com tous les tracés des déplacements de Jésus et de ses disciples, année par année (cartes au format .pdf disponibles en six langues ; reproduites ci-dessous avec l’autorisation de leur auteur, l’espagnol Carlos Martinez).

Dans ses 3 ans et 3 mois de vie publique, Jésus aurait parcouru plus de 6400 kilomètres.

Itinéraires de Jésus selon les visions de Maria Valtorta.Aussi, au cours de l’œuvre, Jésus formule plus de 200 promesses à ses interlocuteurs, notamment au sujet de ses futurs déplacements : toutes sont tenues.

Exemple de promesse donnée (et respectée) par Jésus : « Cet été, je vous préparerai à cette grande mission. Pour le mois de Tamuz, Isaac et les meilleurs disciples nous rejoindront » (237.2)

Météorologie

Une étude italienne conduite par Pr. Emilio Matricciani (du DEIB, département d’électronique, d’information et de bio-ingénierie de l’Université polytechnique de Milan) et Dr. Liberato De Caro (du IC-CNR, institut de cristallographie du Conseil italien de la recherche) souligne « l’inattendue correspondance entre le régime des pluies décrit tout au long de l’œuvre avec les données pluviométriques mensuelles et annuelles moyennes produites par l’Office Météorologique Israélienne ».

Météorologie et jours de pluie

Cette étude comparative impliqua notamment l’utilisation du logiciel Skychart.

Literary Fiction or Ancient Astronomical and Meteorological Observations in the Work of Maria Valtorta? By Emilio Matricciani and Liberato De Caro, 2017.

Astronomie

Liberato De Caro a encore produit une étude astronomique, en trois volumes, intitulée I cieli Raccontano, Indagine Sulla vita di Gesù Nell’opera di Maria Valtorta Attraverso l’Astronomia, Isola del Liri, CEV, 2014.

Pr. Lonnie Lee Van Zandt (1937-1995), diplômé de Harvard avec un PhD de physique théorique et enseignant à l’Université de Purdue (Indiana, États-Unis), et l’ingénieur Jean-François Lavère, ont pu vérifier, grâce à des logiciels d’astronomie, l’exacte concordance des 263 positions et phases lunaires, constellations et planètes décrites (ex : 320.7 ; 357.2 ; 391.1 ; 406.8 ; 426.10 ; 454.9 ; etc.) dans L’Évangile tel qu’il m’a été révélé [source 1, source 2].

Chronologie

En répertoriant et en classant les quelque 5000 indications chronologiques présentes dans les visions de Maria Valtorta, des chercheurs (Jean Aulagnier, Jean-François Lavère, David Webster, Thomas Dubé, Pr. Lonnie Lee Van Zandt, Pr. Emilio Matricciani et Dr. Liberato De Caro) purent les replacer dans l’ancien calendrier luni-solaire hébraïque, puis dans le calendrier solaire julien introduit par Jules César en 46 av. J.-C. et, enfin, dans le calendrier solaire grégorien introduit par le pape Grégoire XIII en 1582.

Notons que l’œuvre respecte parfaitement les années embolismiques, auxquelles était ajouté un treizième mois de 30 jours afin de rétablir la concordance entre le cycle lunaire et le cycle solaire.

Auparavant, personne n’était parvenu à replacer les 269 épisodes des quatre Évangiles canoniques sur une frise chronologique ordonnée et précise de la vie de Jésus.

Un exemple d’indication chronologique tiré du livre VI, n°153 de Maria Valtorta :

Syntica adressa une lettre à Jésus où elle dit que Jean d’En-Dor est « mort le sixième jour avant les nones de juin, selon les Romains [soit un 31 mai dans notre calendrier], à la néoménie [nouvelle lune] de Tamuz pour les hébreux. »

D’après toutes ces informations, la vie publique de Jésus aurait duré 3 ans et 3 mois, ou quelque 1200 jours. Ainsi, avec plus de 600 visions, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé nous fait partager près d’un jour sur deux de la vie publique de Jésus.

Téléchargeable : le compte-rendu détaillé de Jean-François Lavère sur la datation de la vie de Jésus (au format .pdf).

En plus de retrouver la quasi-totalité des événements rapportés par les quatre Évangiles canoniques, l’œuvre de Maria Valtorta les place dans un déroulé parfaitement chronologique et cohérent, ce qui est logique puisque Jésus n’a eu qu’une seule et même vie terrestre. C’est là une prouesse inédite puisque, depuis près de deux millénaires, nombre de théologiens ont tenté de faire coïncider la trame des quatre Évangiles en une seule, sans y parvenir.

Linguistique

Matricciani et De Caro analysèrent les écrits de Maria Valtorta à l’aide d’outils mathématiques et statistiques destinés à l’étude linguistique. On parle aussi de stylométrie, une approche mathématique permettant de révéler les empreintes linguistiques inconscientes et de retrouver par exemple l’identité d’un auteur écrivant sous pseudonyme. Ils en conclurent que « Maria Valtorta semble être la seule auteur capable d’une si vaste diversité littéraire, couvrant toute la gamme mathématique (convenablement définie) de la littérature italienne sur sept siècles » [source]. La cohérence psychologique de dizaines de personnages tout au long d’une même œuvre est également une prouesse rare en littérature.

A Mathematical Analysis of Maria Valtorta’s Mystical Writings. By Emilio Matricciani and Liberato De Caro, 2018.

Dans une autre étude, les mêmes auteurs font une analyse mathématique des discours de Jésus-Christ dans les écrits mystiques de Maria Valtorta – en tenant compte du contexte, des sujets et de la durée – à l’aide d’outils statistiques de deep-language.

Jesus Christ’s Speeches in Maria Valtorta’s Mystical Writings: Setting, Topics, Duration and Deep-Language Mathematical Analysis. By Emilio Matricciani and Liberato De Caro, 2020.

Scans de ses cahiers autographes, reproduits ici avec l’autorisation de la Fondation Héritière de Maria Valtorta :

Exemple de pages manuscrites dans les cahiers de Maria Valtorta (1/2)

Exemple de pages manuscrites dans les cahiers de Maria Valtorta (2/2)Anatomie

Lorenzo Ferri (1902-1975) était un célèbre sculpteur, peintre et professeur catholique italien. Il s’était spécialisé dans l’étude minutieuse du Linceul de Turin, avant de passer quatre ans auprès de Maria Valtorta, réalisant des tableaux fidèles à ses visions. Il corrobora de nombreux détails entre le Linceul et le Poème : clous dans la paume de la main gauche et dans le poignet de la main droite, luxation de 4 cm de l’épaule gauche, pied gauche cloué par deux fois, pré-trous dans le bois de la Croix, etc. En 1950, il fut reçu en audience privée par le pape Pie XII auquel il présenta certaines de ses réalisations. Il écrira le 21 janvier 1952 : « Le contenu des descriptions est si vaste qu’il peut être le sujet d’inspiration pour des œuvres d’art infinies. […] J’ai dessiné et peint, suivant ses instructions précises, en seulement trois jours, les figures des douze apôtres, le visage de Jésus, celui de la Vierge, la résurrection de Lazare et la Nativité. Au cours de mes 34 années de vie artistique, je n’ai jamais travaillé avec autant de bonheur spontané. » [source]

Le Dr Nicola Pende (1880-1970) était un médecin italien de renommée mondiale, spécialiste de l’endocrinologie et des pathologies constitutionnelles. Il fut expert pour l’examen scientifique des guérisons miraculeuses auprès de la Congrégation des Rites, dirigea l’Hôpital Umberto I, enseigna à l’Université de Rome et fut sénateur. À la demande du père Berti, il s’était rendu à Viareggio avec le Pr Duranti, radiologue de Pise, pour réaliser l’examen médical complet de Maria Valtorta. Il avait également lu, en 1949, une partie de ses écrits. Dans un témoignage manuscrit, en date du 23 janvier 1952, il dit les considérer comme « un véritable chef-d’œuvre en termes de style et de beauté du langage et de la forme, d’autant qu’il n’était pas possible de l’attendre d’une femme à la culture littéraire tout juste suffisante », et poursuivit : « Mais ce qui, en tant que médecin, a suscité en moi la plus grande admiration et le plus d’émerveillement, est l’expertise avec laquelle Valtorta décrit une phénoménologie que seuls quelques médecins accomplis seraient capables d’exposer : la scène de l’agonie de Jésus sur la croix. La douleur spasmodique, la douleur la plus atroce subie par le Rédempteur à cause des blessures de la tête, des mains et des pieds supportant avec leur, blessures, le poids du corps, provoquent, dans le récit de Maria Valtorta, des soubresauts de tout le corps, un raidissement tétaniforme du tronc et des membres, qui n’obscurcissent ni la conscience ni la volonté du mourant, bien qu’ils soient l’expression de la plus grande douleur physique produite par la plus grande des tortures. La pitié et la plus grande émotion envahissent le lecteur chrétien à la lecture de cette magnifique page, dans un style vraiment médical, du manuscrit de Maria Valtorta. »
Il continua, par la suite, à correspondre avec Maria Valtorta et à lui rendre visite.


Au sujet de toutes ces preuves factuelles, Jésus dit à Maria Valtorta : « Je ne puis permettre que l’on traite cet ouvrage comme une plaisanterie et qu’il reste à l’état de manuscrit. Nous avons affaire à un monde obtus qui ne se soucie guère de relire ces écrits pour pouvoir y reconnaître Ma présence et les approuver, mais qui porte toute son attention à éplucher l’ouvrage dans le dessein d’y trouver un mot qui puisse passer pour une erreur théologique ou simplement historique. J’agis donc en sorte que leur animosité soit déçue. » (Dictée du 21 janvier 1946, Les Cahiers)

Autorisation de l’œuvre par le pape Pie XII

En 1947, le père Corrado Maria Berti fit passer l’œuvre dactylographiée au pape Pie XII, par l’intermédiaire de Mgr Francesco Norese, archiviste de la Secrétairerie d’État.

Après lecture, dix mois plus tard, Pie XII reçut en audience spéciale, le jeudi 26 février 1948, le père Romualdo Maria Migliorini, accompagné de deux témoins : son confrère le père Corrado Maria Berti et leur prieur, le père Andrea Maria Cecchin. Cette rencontre fut attestée dans l’édition du lendemain de L’Osservatore romano, n° 48, p. 1, le journal indépendant du Vatican.

Le pape conclut cette rencontre en disant : « Publiez l’œuvre telle quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront. » (Propos rapportés sous serment par le père Berti, Affidavit du 8 décembre 1978, et le père Cecchin auprès du père Peter Mary Rookey.) Il leur dit aussi de trouver un évêque pour l’imprimatur, l’autorisation ecclésiale conventionnelle pour la publication des textes religieux.

Le cardinal Édouard Gagnon, expert de la censure ecclésiale (sa thèse de doctorat en droit canonique portait sur « La censure des livres »), rappellera plus tard que la validation donnée par le Saint-Père devant témoins le 26 février 1948 valait imprimatur (cf. père Oliva Melançon, Exorcisme et pouvoirs des laïcs, éd. Bénédictines, 1996, p. 17).

Dès 1948, un livret contenant quelques extraits de l’œuvre fut publié sous le titre Parole de Vita Eterna, avec l’imprimatur de Mgr Costantino Maria Attilio Barneschi, Servite de Marie et alors évêque de Thagaste (ville natale de Saint Augustin, Algérie).

Cette même année (1948), un prêtre de la Secrétairerie du Vatican fit demander à Maria Valtorta, par l’intermédiaire du père Berti, si ses visions lui avaient permis d’identifier l’emplacement du tombeau de Saint Pierre que les spécialistes ne parvenaient pas à localiser. Cette demande atteste de l’importance que la Secrétairerie accordait aux visions de la mystique. Cette dernière indiqua que l’hypogée du martyr se trouvait à proximité du début de la Via Nomentana, à Rome. Ses indications firent, en 2020, l’objet d’une étude universitaire détaillée.

Saint Peter’s First Burial Site According to Maria Valtorta’s Mystical Writings, Checked against the Archeology of Rome in the I Century. By Liberato De Caro, Fernando La Greca and Emilio Matricciani, 2020

Censure de l’œuvre par le Saint-Office

Mgr Barneschi fut pressenti pour accorder l’imprimatur à l’œuvre complète. Mais, en raison de sa présence à l’étranger, le pape demanda le 25 octobre 1948 aux Servites de Marie – par l’intermédiaire de Mgr Montini et de Mgr Tardini – de trouver un évêque local pour apaiser l’hostilité de certains prélats.

Rappelons que pour être conforme au droit canon, l’imprimatur devait être accordé :

  • soit par l’évêque du lieu de naissance de l’auteur,
  • soit par l’évêque du lieu de décès de l’auteur,
  • soit par l’évêque du lieu de résidence de l’éditeur de l’ouvrage.

Une société d’édition, nommée Laboremus, fut spécialement créée à Rome en vue des impressions. Mgr Michele Fontevecchia, évêque d’Aquino, de Sora et de Pontecorvo (Frosinone, Latium, Italie), se proposa de confirmer l’imprimatur (cf. Lettere a Madre Teresa Maria, vol. 2, 16 décembre 1948, p. 165.), mais, selon ses mots, on lui « arracha [le document] des mains » (Lettere a Carinci, 24 août 1950).

C’est à ce moment que quelques officiels du Saint-Office – l’institution héritière de l’Inquisition – s’interposent brutalement pour empêcher la diffusion de l’œuvre. Ces derniers sont persuadés qu’il s’agit d’une version personnelle et romancée de la vie de Jésus, cherchant à se faire passer pour révélée et véridique. Ces officiels qui ne sont pas au courant de la déclaration du pape du 26 février 1948 (cf. une note du père Roschini mentionnée par Mgr Danylak), pensent devoir agir par tous les moyens.

À cette époque, les secrétaires (plus haut niveau hiérarchique) du Saint-Office étaient :

  • Le cardinal Francesco Marchetti-Selvaggiani, du 30 avril 1939 au 13 janvier 1951
  • Le cardinal Giuseppe Pizzardo, du 16 février 1951 au 12 octobre 1959
  • Le cardinal Alfredo Ottaviani, du 7 novembre 1959 au 7 décembre 1965

Puis :

  • Le cardinal Joseph Aloisius Ratzinger, du 25 novembre 1981 au 13 mai 2005 (le Saint-Office est renommé Congrégation pour la doctrine de la foi en 1965)

Le supérieur des Servites de Marie reçut un appel téléphonique du Saint-Office, le 29 novembre 1948, menaçant les pères Migliorini et Berti de sanctions s’ils continuaient d’œuvrer à la diffusion de ces textes.

Le père dominicain Mariano Cordovani (25 février 1883 – 4 avril 1950), maître des Palais, théologien de la Secrétairerie d’État et superviseur du Saint-Office, était semble-t-il le principal opposant au Poème.

Mgr Giovanni Pepe, en charge de la censure des livres, et le père dominicain Girolamo Berutti, agissant tous deux probablement sous la houlette du père Cordovani, convoquèrent le père Berti le 15 février 1949. Ce dernier ne fut pas autorisé à parler, mais seulement à signer la lettre du Saint-Office et à remettre les manuscrits (des copies) qu’il détenait. « Ici, ils resteront comme dans une tombe », trancha Mgr Pepe (cf. attestation du père Berti : Exposizione, § 4).

Le successeur de Mgr Michele Fontevecchia, Mgr Biagio Musto, se dit prêt à accorder l’imprimatur. Mais il finit par renoncer, face aux pressions du Saint-Office (source : Albo Centoni, Una vita con Maria Valtorta, Testimonianze di Marta Diciotti, 1987, p. 388).

Le père Berti sollicita alors le cardinal Giuseppe Siri pour l’imprimatur. Mais ce dernier s’y refusa au motif que le Saint-Office « avait la main dessus et qu’il était périlleux (pericoloso) d’agir contre » (Lettre du 6 mars 1956, in Pro e contro Maria Valtorta, p. 97).

Face à ces tentatives d’imprimatur, les décisionnaires du Saint-Office interdirent de publication l’ouvrage principal de Maria Valtorta dès 1949, avant que toute étude approfondie ne puisse en être faite (les recherches théologiques et scientifiques ne commencèrent respectivement qu’une dizaine et une vingtaine d’années plus tard) et que sa diffusion ne commence à porter ses fruits. Ne pouvant attaquer l’œuvre sur le fond – vierge d’erreurs théologiques, dogmatiques ou morales –, ils concentrèrent leurs reproches sur la forme, trouvant Jésus et la Vierge Marie tantôt trop prolixe, tantôt trop poétique, ce qui aurait, selon eux, suffit à prouver que l’œuvre était le fruit d’une invention fictive et son auteur, une fausse mystique. Ils se plaignent aussi du trop grand nombre de femmes disciples. Ils cherchèrent également, mais en vain, à récupérer les originaux pour les faire disparaître.

Jésus Christ demande que deux conditions soient réunies pour la publication :

  1. Que l’œuvre reçoive l’approbation de l’Église (elle fut donnée par Pie XII en 1948) ;
  2. Que le nom de Maria Valtorta ne soit pas divulgué de son vivant.

La première condition fut remplie lorsque le pape Pie XII approuva l’œuvre en 1948. Mais la seconde ne fut pas respctée par le père Romualdo Maria Migliorini qui la diffusa en donnant l’identité de sa rédactrice, sans sa permission, et tenta même de lui interdire d’en disposer. Par deux fois, Maria Valtorta fit appel à un avocat pour empêcher aux pères Servites d’employer ses écrits prématurément, en désobéissant à l’Église.

L’éditeur italien commença les publications en juin 1956.

Pie XII décéda le 9 octobre 1958. Le 16 décembre 1959, le Saint-Office ajouta l’ouvrage principal de Valtorta à une liste de livres qu’il souhaitait interdire par décret et qu’il présenta au tout nouveau pape, Jean XXIII. Le pape signa la liste. Nul ne sait s’il connaissait l’œuvre. Le décret fut publié le 5 janvier 1960 et L’Évangile tel qu’il me fut révélé se retrouva ainsi à l’Index.

Cette condamnation fut commentée dans un article de L’Osservatore Romano daté du 6 janvier 1960. Cet article non signé (comme c’était l’usage) pourrait avoir été rédigé par le père Berutti. Intitulé Une vie de Jésus mal romancée, il fut rédigé sur un ton très agressif. Une fois délesté de toutes ses formulations insultantes, on peut dégager les neuf motifs de condamnation suivants :

  1. Jésus et la Vierge Marie parleraient trop ;
  2. Jésus et la Vierge Marie donneraient des enseignements théologiques corroborant les connaissances les plus avancées des spécialistes [un éloge rare pour une laïque ayant arrêté ses études à l’âge de 16 ans] ;
  3. De « vains bavardages », de nouveaux faits, de nouvelles paraboles, de nouveaux personnages sont mentionnés ;
  4. De nombreuses femmes disciples suivent Jésus ;
  5. Les transcriptions crues de la confession de la pécheresse Aglaé et d’une danse exécutée devant Pilate pourraient choquer des religieuses et des étudiantes et les troubler sur le plan spirituel ;
  6. « Les spécialistes des études bibliques trouveront certainement beaucoup d’erreurs historiques, géographiques et autres » [supposition formulée comme une évidence, mais sans exemple à l’appui] ;
  7. Les approfondissements donnés au sujet du péché originel, de la Vierge Marie, du Paradis surpassent la compréhension des décisionnaires du Saint-Office ;
  8. L’auteur déclare avoir reçu des visions de tout le temps messianique ;
  9. Le Saint-Office avait interdit l’impression de ces textes et ordonné leur disparition ; leur impression constitue donc « une désobéissance grave » [ce motif qu’est la publication en l’absence d’imprimatur écrite, qu’au demeurant le Saint-Office avait tout fait pour empêcher, présente cette condamnation comme une décision disciplinaire sanctionnant le passage en force du père Berti, opposé au canon 1385, CIC/1917, §1, 2° ; fait confirmé par Mgr Roman Danylak].

Notons que cette mise à l’Index ne concerne que le Poème. Les six autres livres de Maria Valtorta – tout aussi révélés et profonds – n’ont fait l’objet d’aucune condamnation.

Les détracteurs de Maria Valtorta tentèrent aussi de la faire passer pour aliénée ; hypothèse formellement démentie par le professeur Giovanni Gemignani, dirigeant l’hôpital psychiatrique de Maggiano (Lucca, Italie), qui la rencontra en personne, et, plus tard, par le professeur Francesco Marciante de l’université de Palerme (Sicile, Italie) qui étudia ses écrits sous l’angle clinique.

Mgr Pepe sera démis de ses fonctions par le pape Pie XII pour avoir mis à l’Index, le 3 août 1952, huit livres sur le Padre Pio (pas encore béatifié), sans lui en avoir référé.

L’Index fut définitivement aboli le 14 juin 1966 par le pape Saint Paul VI (anciennement secrétaire particulier de Pie XII), avec l’Acta Apostolicæ Sedis.

La règle de l’imprimatur fut assouplie en 1975.

Le Code latin abrogea en 1983 :

  • Le canon 1385 imposant la censure ecclésiastique pour les contenus religieux ;
  • Le canon 1398 interdisant l’édition, la lecture, la conservation, la traduction, la communication des livres prohibés ;
  • Le canon 1399 listant les types d’ouvrages prohibés.

La crise de la modernité des années 1970 frappa l’Église catholique qui connut le plus grand nombre de prêtres défroqués de son histoire. La situation fut encore aggravée les scandales financiers et sexuels. [Je ne peux pas affirmer que ces drames n’auraient pas eu lieu si l’Église avait obéi au Seigneur, en lisant, étudiant et diffusant son œuvre, mais je pense qu’elle aurait été vivifiée dans de telles proportions qu’elle se serait régénérée avec une vigueur équivalente à celle de ses premiers temps.]

En 1993, à l’initiative du cardinal Joseph Ratzinger – préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et futur pape Benoît XVI –, le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Dionigi Tettamanzi, adrassa le 6 mai 1992 une lettre à l’éditeur de Maria Valtorta, Emilio Pisani, demandant : « qu’il soit clairement indiqué, dès les premières pages, que les “visions” et les “dictées” auxquelles il est fait allusion sont simplement des formes littéraires utilisées par l’auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d’origine surnaturelle. »

Le cardinal Ratzinger n’a jamais prononcé de constat de non-surnaturalité (ne venant pas de Dieu) à l’encontre des écrits de Maria Valtorta. Il a émis un non-constat de surnaturalité (pour l’instant, on ne peut pas affirmer qu’ils viennent de Dieu).

Ce non-constat de surnaturalité fut donné sans expliquer comment une personne seule, physiquement affaiblie et peu instruite ait pu rédiger en quatre ans une œuvre monumentale d’une telle précision théologique et factuelle. Si bien qu’on ignore si, à cette date, les cardinaux Mgr Ratzinger et Mgr Tettamanzi avaient lu ces textes, connaissaient leurs fruits spirituels et les recherches menées sur ces contenus. Quoi qu’il en soit, nous ne connaissons pas ses motivations profondes du cardinal puisqu’il ne les communique pas.

L’éditeur répondit ne pas avoir l’autorité de déclarer de lui-même que les « visions » et les « dictées » dans les écrits de Maria Valtorta ne pouvaient être retenues d’origine surnaturelle. Mais il se dit prêt à imprimer sur tous les volumes une telle déclaration si elle était établie de manière officielle par l’autorité ecclésiastique compétente. Il n’obtient jamais de réponse.

Le cardinal Ratzinger reviendra plus tard sur son premier jugement et autorisera la diffusion des transcriptions de Maria Valtorta. Une fois pape, il béatifira deux soutiens affichés de Maria Valtorta. (Cf. détails plus bas.)

Dieu avait communiqué à Maria Valtorta une exégèse complète de l’Épître de Saint Paul aux Romains et prévoyait de commenter l’ensemble des lettres apostoliques. Mais, en raison des injustices commises contre l’œuvre, Jésus Christ annonça qu’il s’en abstiendrait (cf. Valtorta, Les Carnets, dictée du 17 mai 1953).

À ce jour, l’institution ecclésiale n’est pas revenue sur sa position officielle, essentiellement formulée avant que des recherches théologiques et scientifiques approfondies ne soient menées sur l’œuvre et connues.


Si vous êtes ou devenez lecteur de Maria Valtorta, vous tomberez probablement sur des catholiques (laïcs comme religieux) lui étant hostiles, en raison de sa mise à l’Index. Je vous suggère alors de leur poser ces trois questions successives, afin de discerner la solidité et le pragmatisme de leur hostilité :

  1. Connaissez-vous la vie de Maria Valtorta ?
  2. Avez-vous lu l’un de ses 16 volumes ?
  3. Envisagez-vous de le faire ?

Vous serez surpris de vous entendre répondre Non, Non et Non quasiment à chaque fois.

L’un des principaux points communs des pourfendeurs de l’œuvre est bien qu’ils ne l’ont généralement pas lue – et encore moins étudiée – et qu’ils ne projettent pas de le faire ; à l’instar du Saint-Office qui interdit d’emblée la publication de l’œuvre.

L’absence de connaissance n’est pas problématique. Le problème advient lorsqu’on passe de la neutralité à l’hostilité, de la vigilance à la défiance, de l’ignorance involontaire à l’ignorance volontaire. Lorsqu’on juge sans même désirer avoir les éléments nécessaires pour juger.

Jésus nous dit de « ne pas juger pas, pour ne pas être jugés » (Mt 7, 1-2). Et son vicaire, le pape Pie XII avait anticipé : « Ceux qui liront comprendront ».

Autre point commun : tous taisent les milliers de concordances factuelles évoquées plus haut.

Une très petite minorité d’opposants s’est donnée la peine d’ouvrir le premier tome avec la ferme intention de prouver la « supercherie » en y cherchant obstinément l’erreur qui confirmera leur postulat. Cela donne des résultats capillotractés que l’on peut découvrir au hasard du web. Cette méthode téméraire sans cœur, au contraire, en a convaincu plusieurs de l’authenticité de l’œuvre, à l’instar de Jean-François Lavère ou de Stephen Austin.

« N’éteignez pas l’Esprit Saint […] mais vérifiez tout : ce qui est bon, gardez-le. » (1 Th 5, 19-21)

De manière générale, les « croyants » qui s’opposent à Maria Valtorta ont une vision très arrêtée sur qui est Dieu, sur ce qu’il devrait faire et sur comment il devrait le faire. Ils refusent, par exemple, que l’Esprit Saint puisse continuer à éclairer la Révélation au fil des siècles (notamment par les révélations privées), que la vie mystique puisse approfondir la théologie, que la cour céleste puisse prendre la parole. Il serait, par conséquent, impossible que Maria Valtorta fut guidée par Dieu.

D’autres encore s’opposent à elle et refusent de la lire pour protéger leurs positions (négation des dogmes et des sacrements catholiques, foi en la réincarnation, Dieu doit être aride et économe en mots ; etc.).

Comment expliquer l’hostilité du Saint-Office ?

Un contexte farouchement anti-mystiques

Les attaques du Saint-Office intervienrent dans un contexte farouchement hostile aux mystiques catholiques. Ainsi, à la même période, toujours sous la direction du cardinal Alfredo Ottaviani, le Saint-Office :

  • Mit à l’Index Le Petit journal de la mystique sœur Helena Kowalska (1905-1938) et interdit la diffusion de l’image de Jésus Miséricordieux en mars 1959, réprimanda durement le père Michel Sopoćko chargé de faire connaître son œuvre et censura ses écrits. Le pape Saint Paul VI lèvera l’interdit sur son œuvre en 1978 et Helena Kowalska inspirera la seconde encyclique du pape Saint Jean-Paul II, Dives in misericordia (Dieu riche en miséricorde), publiée deux ans plus tard (source). Elle sera béatifiée en 1993 et canonisée en 2000, sous le nom de sœur Sainte Faustine. Le père Michel Sopoćko sera, quant à lui, béatifié en 2008.
  • Décréta, le 1er juin 1960, la fin du procès de béatification de sœur Yvonne-Aimée de Malestroit (1901-1951), et l’interdiction de publier et de donner l’imprimatur à tout ouvrage sur elle. Or, l’évêque de Vannes, Mgr Boussard, accorda l’imprimatur en 1985 à une première biographie sur cette très grande mystique (rédigée par l’abbé René Laurentin), et, en 2009, son successeur, Mgr Raymond Centène, demanda au Vatican de rouvrir l’enquête en vue de sa béatification.
  • Violenta Luigina Sinapi (1916-1978), une jeune mystique italienne très proche du pape Pie XII. Elle était haïe par le Saint-Office, l’antichambre pontificale et de nombreux prélats de la curie romaine aux motifs qu’elle rapportait au pape les terribles agissements de très hauts prélats et défendait l’œuvre de Maria Valtorta. En représailles, ils la calomnièrent, la frappèrent, tentèrent de l’exorciser, de l’interner et pire encore (cf. Valtorta, Lettere a Madre Teresa Maria, vol. 2, pp. 279-283, avril 1950).
  • Réprimanda le Padre Pio (1887-1968), en 1961. Il fut interdit de célébrer la messe en public pendant huit ans. Or, le Padre Pio sera béatifié en 1999 et canonisé en 2002, sous le nom de Saint Pie de Pietrelcina.

Ces condamnations erronées illustrent la faillibilité du Saint-Office dans sa mission, a fortiori à cette période.

Notons que c’est encore à cette époque que les hauts responsables de l’Église refusèrent de rendre public, comme le demandait la Sainte Vierge, le troisième secret confié aux trois petits voyants de Fatima (Portugal). Sous la pression des fidèles, ils en fournirent une version sujette à caution quarante ans plus tard et le cardinal Joseph Ratzinger, alors Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en donna l’interprétation théologique.

Dans les mêmes années, les jeunes voyantes des apparitions mariales de Garabandal (Espagne) subirent des pressions et des menaces terribles de la part des clercs pour démantir leurs témoignages [source].

Les histoires de Maria Valtorta de Luigina Sinapi nous aussi révèlent une guerre profonde entre le pape Pie XII et certains aux dignitaires de Rome.

Une décision prise à chaud et sans recul

Le Saint-Office interdit la publication de l’œuvre seulement deux ans après son achèvement. Il n’est pas réaliste de penser, qu’au regard de la charge de travail de cette congrégation, ses décisionnaires aient trouvé le temps de lire et d’étudier ces milliers de pages en si peu de temps. De même, une telle promptitude empêcha d’estimer les fruits de cette lecture.

Un contexte pré-Internet

Replaçons ces attaques dans leur contexte. Nous sommes avant Internet. L’information circule mal et très lentement, d’autant plus au Vatican, où l’information est potentiellement freinée, perdue ou altérée à chaque étage de la pyramide hiérarchique et où l’informatisation fut plus tardive que le reste des sociétés occidentales (les fuites de l’ambassade étasunienne au Vatican, publiées sur Wikileaks, révélèrent que dans les années 2015, la très grande majorité des plus hauts prélats de Rome n’avait pas même d’adresses email). Il est donc fort probablement que le cardinal Ratzinger et ses prédécesseurs ignoraient les recherches factuelles menées sur le Poème.

Si l’Église a dominé les outils techniques et les savoirs (universités, médecine, productions littéraires, musique, espionnage, etc.) tout au long du Moyen Âge, force est de constater qu’elle est, aujourd’hui, très largement dépassée par les nouvelles technologies et leurs productions.

La persécution comme norme

Bien rares sont les Saints qui n’ont pas été persécutés par leur famille religieuse, celle-là même pour laquelle ils ont renoncé aux conforts temporels et à eux-mêmes. À ce titre, ils rejoignent les prophètes et, plus encore, le Christ, trahi par son ami Judas, renié par son choisi Pierre, crucifié par son peuple. L’obéissance des Saints les sanctifie dans le sillage du Christ qui, obéissant au Père, va librement au Golgotha. Ces persécutions sont souvent symptomatiques des vies radicalement offertes à l’Amour.

L’Église a condamné de nombreuses fois des personnes et des productions qu’elle reconnut par la suite. Cela se produit lorsqu’elle discerne sur la base de critères plus terrestres que célestes. Puis, vient le jour où, se réveillant de sa fièvre, elle réalise que ces âmes qu’elle accablait sont les plus chastes. Percevant alors sa faute, elle s’abîme dans l’humilité et la repentance, et élève ses persécutés à son faîte, mouvements qui, anéantissant son orgueil, la sanctifient et la rapprochent de Dieu.

Exemples :

  • Mgr Cauchon condamna Jeanne d’Arc (1412-1431) au bûcher (à l’âge de 19 ans !). Or, elle sera canonisée cinq siècles plus tard et nommée par Pie XI, en 1922, sainte patronne secondaire de la France. La première sainte patronne de la France étant la Vierge. L’effigie de Jeanne d’Arc se trouve désormais dans presque toutes les églises de France et figure dans le Catéchisme de l’Église catholique (CEC, La grâce, 2005).
  • Philippe Néri (1515-1595), prêtre fondateur de la congrégation de l’Oratoire, fut accusé de folie et persécuté. Il répondit à ces attaques par la joie et l’obéissance à l’Église. Il sera béatifié en 1615 et canonisé en 1622.
  • Le prêtre carme, Jean de la Croix (1542-1591), fut est exclu de son ordre monastique, mis au cachot, privé de Bible, humilié, fouetté, insulté, diffamé, excommunié par ses frères. Gravement malade et mourant, il sera interdit de visites. Très vite réhabilité pour sa sainteté et ses écrits magistraux, il sera béatifié en 1675, canonisé en 1726 et déclaré Docteur de l’Église en 1926.
  • Jean Bosco (1815-1888), prêtre et fondateur de la congrégation des salésien, fut expulsé à maintes reprises avec les jeunes désœuvrés dont il s’occupait. Il fut interdit de donner le sacrement de réconciliation. Deux chanoines, Don Nasi et Don Alsoneti, tentèrent de le faire interner dans un asile psychiatrique. Il sera béatifié en 2 juin 1929 et canonisé en 1934.
  • Mélanie Calvat (1831-1904) et Maximin Giraud (1835-1875), les deux petits voyants de la Salette, furent malmenés par un clergé acquis à Napoléon III, en raison du sévère Secret que leur confia la Vierge. Maximin qui voulait ardemment accompagner et témoigner auprès des pèlerins venant au sanctuaire de la Salette fut éconduit par le clergé qui s’y était installé et mourut dans l’indigence. L’authenticité des messages de Notre Dame de la Salette est aujourd’hui reconnue, même si le Secret reste peu partagé.
  • La stigmatisée bretonne Marie-Julie Jahenny (1850-1941) de La Fraudais (France) fut interdite de communion pendant onze ans et demi, jusqu’à ce que le pape intervienne en personne en 1888 pour la sortir de cette torture.
  • Les petits voyants de apparitions mariales de Fatima furent menacés de mort afin qu’ils disent avoir menti. Fatima, aujourd’hui reconnu, est l’un des plus grands pèlerinages mariaux au monde.
  • Marcel Van (1928-1959) persécuté par l’aumonier de sa jeunesse en raison de sa piété, puis chassé du séminaire. Considéré comme apôtre de l’amour aux côtés de Sainte Thérèse de Lisieux, sa cause de béatification a été ouverte en 1997.
  • Bien d’autres exemples pourraient être mentionnés : Hildegarde de Bigen (devenue docteur de l’Église), Thérèse d’Avila, Luisa Piccarreta (mystique italienne de la divine volonté, mise à l’Index, classée dans les Archives secrètes du Saint-Office, puis réhabilitée ; 1865-1947), Madeleine Aumont (la voyante de Dozulé ; 1924-2016), etc.

En réalité ces persécutions internes ont épargné si peu de Saints, qu’elles en sont venues à constituer la norme comme le remarque le cardinal jésuite et savant Henri de Lubac dans Méditation sur l’Église (1953). Le cardinal de Paris, Mgr Jean-Marie Lustiger, disait quant à lui que « tant qu’on a pas été persécuté par l’Église, on n’est pas un vrai chrétien ».

« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5, 11)

Il y a sur terre un grand combat pour les âmes entre Dieu et le diable. Et ce combat est d’autant plus intense au sein de l’Église, car le diable sait que si elle tombe (Jésus a dit que cela n’arrivera pas, cf. Mt 16, 18), tout tombe.

Quelle est l’origine des écrits de Maria Valtorta ?

Nous pouvons dégager cinq grandes hypothèses, trois naturelles (1, 2, 3) et deux surnaturelles (4, 5) :

1. L’imagination et/ou les connaissances de Maria Valtorta.

Cette hypothèse fut celle défendue par le Saint-Office de 1949 à 1963, et par le cardinal Ratzinger et la Conférence des évêques italiens en 1993.

Démentis :

  • Maria Valtorta n’avait pas les connaissances qu’elle délivrait.
  • Des milliers de concordances avec la réalité d’il y a 2000 ans furent attestées ultérieurement.
  • Des dizaines de sites parfaitement décrits par Maria Valtorta ne furent découverts ou confirmés par les archéologues qu’après sa mort, en 1961.

2. Un collège de rédacteurs extérieurs.

On peut supposer que des dizaines de grands spécialistes internationaux – de mèche avec Maria Valtorta, ses médecins et les Servites de Marie – décidèrent de réaliser l’un des plus grands canulars religieux de l’histoire. Ces géographes, historiens, archéologues, anthropologues, linguistes, théologiens, météorologues, astronomes, graphologistes… auraient travaillé jour et nuit, en pleine seconde guerre mondiale, sans logiciels puissants ni Internet, pendant une dizaine d’années, dans l’anonymat le plus complet et en effaçant la moindre trace de leurs travaux, le tout en réussissant à subvenir à leurs besoins matériels. Cette hypothèse n’a, semble-t-il, été défendue par personne à ce jour.

Démentis :

  • Des dizaines de sites parfaitement décrits dans L’Évangile tel qu’il me fut révélé ne furent découverts par les archéologues que longtemps après sa publication.
  • S’il s’était agit d’un canular visant à favoriser l’Église catholique, la censure acharnée du Saint-Office en aurait largement court-circuité le résultat.

3. Le hasard.

Cette hypothèse n’a, semble-t-il, été défendue par personne à ce jour.

4. Le diable.

Lui qui connaît l’histoire de Jésus dans les moindres détails et pourrait la reraconter en y glissant des erreurs théologiques en vue de nous égarer et de nous diviser. Cette hypothèse est émise occasionnellement par des personnes n’ayant pas lu les transcriptions de Maria Valtorta sans qu’elles n’apportent de preuves pour l’étayer. D’ailleurs, Jésus Christ l’anticipe et la désamorce dans certaines dictées.

Démentis :

  • En dépit de son acharnement contre l’œuvre, le Saint-Office n’a pas été en mesure de relever un seul élément contraire à la foi catholique, ni dans les 13.000 pages de Maria Valtorta, ni dans la vie de celle-ci.
  • Ces textes sont une magistrale et constante exhortation à la conversion, à l’Amour et au bien (Mt 12, 26 ; Mc 3, 23 ; Lc 11, 18) et à lutter contre le mal.
  • Si ces révélations venaient du diable, ce ne serait pas seulement Maria Valtorta qui se serait faite « piéger », mais également Pie XII, Saint Paul VI, le Padre Pio, Saint Jean-Paul II, le bienheureux père Gabriel Allegra (premier bibliste à avoir traduit l’intégralité de la Bible en chinois) et tant d’autres mystiques, érudits et grands connaisseurs des écritures qui ont été touché par ses écrits. [Cf. la section « Réhabilitation posthume »]
  • On constate des fruits spirituels abondants chez les lecteurs. Le bienheureux Gabriel Maria Allegra dit à ce sujet, en 1970 : « Maintenant, sans anticiper le jugement de l’Église, que dès à présent j’accepte avec une absolue soumission, je me permets d’affirmer qu’étant donné que le principal critère de discernement des esprits est le mot du Seigneur :  »À leurs fruits vous les reconnaîtrez » (Mt 3, 20), et avec les bons fruits que le Poème produit dans un nombre toujours croissant de lecteurs, je pense que cela vient de l’Esprit de Jésus. »
  • Maria Valtorta avait une vie de prière et sacramentelle constante. Elle faisait partie d’une communauté religieuse, était accompagnée sur le plan spirituel par des prêtres et a toujours été fidèle à l’Église catholique. Imaginer qu’elle ait pu être trompée quotidiennement par le diable pendant des années est une accusation grave qui ne devrait pas être lancée sans le moindre fondement.
  • Aussi, depuis quand l’Église catholique enterre-t-elle de faux mystiques dans ses basiliques ? [Cf. la section « Réhabilitation posthume »]

5. Dieu.

C’est ce qu’affirme explicitement Maria Valtorta et Jésus Christ dans ses dictées. C’est l’hypothèse largement majoritaire chez ceux qui ont lu l’œuvre, catholiques ou non, consacrés ou non, scientifiques ou non.

Dans le domaine surnaturel, l’une des erreurs communes consiste à croire que puisqu’une chose fonctionne (channeling, reiki, leveur de feu, etc.), elle est bonne (d’origine divine). Cependant, Dieu et le diable agissent sur les plans naturels et surnaturels et peuvent procurer des capacités hors-norme à des humains. En effet, si les artifices du diable étaient sans effets – bien que superficiels et temporaires – personne ne s’y laisserait prendre. Il convient donc de discerner avec rigueur chaque phénomène mystique. Pour cela, l’Église catholique retient plusieurs grands critères de discernement – devant impérativement être cumulés – pour s’assurer de l’origine divine d’un charisme :

  1. La personne ne doit pas avoir recherché/demandé le charisme dont elle dispose, par exemple au moyen d’exercices ou d’initiations, mais l’avoir reçu (« les dons extraordinaires ne doivent pas être témérairement recherchés », in Lumen Gentium, 1964) ; aussi, le charisme reçu peut-il disparaître à tout moment ;
  2. Les qualités de la personne qui reçoit le charisme sont avérées ;
  3. Le charisme ne doit pas servir les intérêts personnels de la personne qui le reçoit (gloire, enrichissement), mais l’unité et l’édification de l’Église. « C’est toujours pour le bien commun que le don de l’Esprit se manifeste dans un homme » (1 Co 12, 7) ;
  4. Les communications reçues doivent être exemptes d’erreurs doctrinales et morales ;
  5. L’œuvre et son auteur doivent produire des fruits spirituels abondants et constants, et une saine dévotion. (Exemple : témoignage du père Benjamin Dewitte-Dubrana, salésien de Don Bosco, chanteur et fondateur de Cap Cœur, sur sa propre vie spirituelle.) ;
  6. L’œuvre et son auteur produisent des miracles durables (plan surnaturel).

Les transcriptions de Maria Valtorta cochent chacun de ces six critères haut la main en faveur d’une origine divine. Or l’Église laisse la liberté aux fidèles de méditer les révélations privées, dès lors que ces critères se trouvent tous cumulés.

Les transcriptions de Maria Valtorta peuvent être vues comme un miracle intégral en ce qu’elles manifestent la présence de Dieu et révèlent dans une parfaite clarté et générosité ce qu’il attend de nous. De plus, ce miracle s’offre à l’étude de toutes les disciplines de la science athée.

Objections habituelles

Dieu ne peut pas nous forcer à croire en lui, car cela serait contraire à la liberté intrinsèque à son Amour.

Réponse : Dieu peut nous donner, à tout moment, des manifestations fortes de son existence – Jésus réanimant son ami Lazare mort depuis quatre jours ou montrant ses plaies à Thomas, apparition et message à Paul sur le chemin de Damas, le voile de Véronique, le linceul de Turin, la tilma de Guadalupe, les corps incorrompus de 330 Saints catholiques, les 136 miracles eucharistiques, le miracle solaire de Fatima devant 70.000 personnes, etc. –, mais il n’oblige pas. Nous restons toujours libres de nous saisir ou non de ces manifestations. Ainsi, face au retour à la vie de Lazare, le Sanhédrin décide de torturer et d’assassiner Jésus, face à Maria Valtorta, le Saint-Office et le cardinal Ratzinger ne voient que le fruit d’une imagination personnelle. C’est bien librement qu’ils ont choisi l’incrédulité. Plus encore, les démons croient en Dieu, mais ont librement choisi de ne pas l’aimer (cf. Fabrice Hadjadj, La Foi des démons, L’athéisme dépassé, Albin Michel, 2011).

Il ne peut pas y avoir de cinquième évangile

Le but premier des quatre évangiles canoniques n’est ni historique ni biographique, il est de transmettre la Révélation (évangile veut dire « bonne nouvelle » en grec ancien) : la deuxième personne de la Trinité – le Verbe – s’est incarnée afin de s’offrir en sacrifice expiatoire parfait pour la rémission des péchés de ceux qui se repentent et le reconnaissent comme Sauveur. Les faits et les enseignements rapportés par les évangélistes, parfois dans un ordre achronologique, servent à illustrer ce but. Si « Jésus a accompli en présence des disciples encore beaucoup d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce livre, nous dit Saint Jean, ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. » (Jn 20, 30-31) D’ailleurs, consigner toute sa vie publique semblait d’ailleurs matériellement impensable comme le dit Saint Jean en conclusion de son texte : « Jésus a accompli encore bien d’autres actions. Si on les relatait en détail, le monde même ne suffirait pas, je pense, à contenir les livres qu’on en écrirait. » (Jn 21, 25)

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé n’est ni un cinquième Évangile, ni un texte apocryphe. Il est une somme de révélations dites “privées”, apportant un déploiement miraculeux, généreux et solide des Évangiles canoniques, visant à clarifier la vie et les enseignements de Jésus pour les temps présents et futurs, et à soutenir la formation spirituelle pour la nouvelle évangélisation. Comme le dit le Catéchisme de l’Église catholique, « si la Révélation est achevée [avec le Nouveau Testament], elle n’est pas complètement explicitée ; il restera à la foi chrétienne d’en saisir graduellement toute la portée au cours des siècles. » Le rôle des révélations privées est « d’aider à vivre plus pleinement [la Révélation définitive du Christ] à une certaine époque de l’histoire. » (CEC, 1992, § 66 et 67). Leur lecture n’est pas indispensable pour accéder à la Parole de la vie éternelle et être sauvé, mais elle n’est pas négligeable.

Ainsi, Jésus précise à Maria Valtorta que cet « ouvrage […] n’est pas un livre canonique. [… mais] un livre inspiré que je vous accorde pour vous aider à comprendre certains passages des livres canoniques. » (Les Cahiers, dictée du 28 janvier 1947)

L’Évangile suffit. On peut se passer des écrits de Maria Valtorta.

Réponse : Il est vrai que la lecture des évangiles suffit à l’acquisition de la connaissance nécessaire au Salut et que les révélations privées ne conditionnent pas la foi catholique. Toutefois Jésus ne parle pas en vain. Chacune de ses paroles est porteuse d’une multitude de bienfaits. Une créature devrait faire preuve d’une prodigieuse suffisance pour juger si les paroles de son Créateur sont optionnelles ou non, surtout avant même de les avoir écoutées.

Les chemins qui conduisent à Dieu sont multiples. Pour l’amour de vos frères ne leur barrez pas certaines voies saintes, au seul motif égoïste que vous, vous pouvez vous en passer.

Les lecteurs de Maria Valtorta ne lisent plus que ses écrits, au détriment de la Bible.

Réponse : Les personnes qui entreprennent de lire Maria Valtorta expérimentent généralement une forte croissance dans leur vie religieuse (prière, célébrations, sacrements, méditation de la Parole…). Si bien, que même si elles partagent avec joie leur découverte, il est probablement factuellement faux (en volume horaire), de dire qu’elles ouvrent moins leur Bible qu’avant.

Ces écrits, en amenant nombre de leurs lecteurs à critiquer l’Église pour son inertie à leur égard, sont un facteur de division et font le jeu du diable.

Réponse : Cet argument ne résiste pas aux faits. Certes, la douleur de voir ce joyau délaissé peut susciter des critiques, mais pas des divisions. Je n’ai jamais rencontré une personne ayant quitté l’Église catholique après avoir découvert Maria Valtorta, et pour cause : Valtorta lui vouait une fidélité inaltérable et Jésus désigne très clairement, dans ces révélations, le catholicisme romain comme étant l’unique religion véritable. Loin d’éloigner de l’Église, beaucoup d’âmes viennent à elle par cette lecture (écouter ici le témoignage de Florian Boucansaud).

Il est normal que les prêtres ne se prononcent pas sur ces révélations privées tant que l’Église ne les a pas reconnues.

Réponse : Comme l’a rappellé le cardinal Édouard Gagnon, expert de la censure ecclésiale, la validation donnée par le Saint-Père devant témoins le 26 février 1948 vaut reconnaissance. Et, comme le stipulent les articles 218 et 219 du code de droit canonique de 1917, le pouvoir de juridiction papal est suprême, entier et souverain sur l’Église universelle (Saint-Office inclue).

Si Dieu désire que cette œuvre soit connue et lue, il s’en chargera.

Réponse : Laissons Jésus répondre. Il dit à Maria Valtorta, dans sa dictée du 16 août 1949 :

« Quand j’entends cette phrase hypocrite et absurde : “Si c’est l’œuvre de Dieu, il s’en occupera et la fera triompher” qui est un défi à la charité, à la sagesse, à la justice ainsi qu’un écran pour cacher leur volonté contraire – si audacieusement, si orgueilleusement et même si lâchement opposée à la mienne –, je voudrais dans un sursaut de sainte colère descendre sur terre et réitérer le geste par lequel j’ai débarrassé le Temple de ses changeurs, voleurs et marchands. C’est ce que je devrais faire. Mais je suis la Miséricorde, et je le resterai aussi longtemps que l’homme sera sur la terre. J’attends leur conversion aussi longtemps qu’il leur reste un souffle. Mais ensuite, pour les obstinés et pour ceux qui tentent le Seigneur – ils le savent en effet trop bon à leur égard –, viendront le premier et le second jugement ; ils connaîtront alors un visage du Seigneur différent de celui contre qui ils lancent le crachat de leur phrase provocante.
Que devrais-je faire pour m’occuper de l’Œuvre et la faire triompher ? Je devrais faire intervenir le Dieu terrible du Sinaï, le Dieu des temps de l’indignation et de la rigueur, et je devrais les foudroyer dans leur péché, dans leurs péchés plutôt, car ceux qu’entraîne leur obstination contre ma volonté sont nombreux. Quoi d’autre, si ce n’est cela ? Par ton intermédiaire, j’ai donné toutes les preuves. Il n’y a en toi aucun péché de rébellion, de simulation ou d’orgueil. Tu es une victime docile de leur volonté. Parce qu’ils sont “l’Église”, tu défends toi-même leur volonté contre ceux qui voudraient la piétiner. En raison de ta crucifixion, il est certain que tu ne peux scruter les livres des docteurs. En raison de ton niveau culturel, il est certain que tu ne peux écrire ces pages. Que demandent-ils d’autre, si cela ne leur suffit pas pour reconnaître : Oui. L’Esprit de Dieu est bien présent ici ? Il ne s’y trouve aucune erreur dogmatique ; en vérité il n’y en a pas dans l’Œuvre.
Si l’Esprit a donné des lumières (des lumières de grâce) pour rendre pleinement lumineux ce que, en vingt siècles, telle ou telle école a seulement éclairé d’un rayon sur tel point précis, qu’ils bénissent Dieu pour sa grâce au lieu de prétendre : “Mais nous, nous disons autre chose”.
Qui est la Sagesse ? Est-elle leur servante ou leur reine ?
Mais pour ne pas se dire rebelles par orgueil humain, pour dissimuler ces plaies en eux, ils disent : “Cela regarde Dieu”. […]
Tu informeras tes et mes vrais amis qu’ils ne doivent plus jamais dire cette phrase. Ils la disent sans penser à mal. Mais cela me fait souffrir pareillement. Puisqu’ils veulent être fils de la Vérité, qu’ils se taisent à ce sujet ou qu’ils disent la vérité : “Jésus ne peut triompher grâce à l’Œuvre parce que les hommes ne le veulent pas”. […]
Préviens-les tous, laïcs et prêtres, afin qu’ils ne me causent pas cette peine. Quelle douleur ! Quelle souffrance ! Voir, moi qui suis Dieu, ma volonté foulée aux pieds par les hommes et me voir incompris au point de m’entendre dire : “C’est à lui de s’en occuper !”.
Personne ne réfléchit-il au fait que cette phrase “si c’est l’œuvre de Dieu, c’est à lui de s’en occuper” est la preuve qu’ils doutent qu’elle soit de Dieu, ce en quoi ils m’offensent ? Ne pensent-ils pas qu’ils offensent la charité à mon égard en insinuant que Dieu devrait, pour les convaincre, accomplir des œuvres extraordinaires en vue de faire triompher celles qui sont déjà extraordinaires, et qu’ils en font autant à ton égard en insinuant, ne serait-ce qu’inconsciemment, que tu as simulé ou que tu as eu les Ténèbres pour maître ? Qu’ils ne le disent plus. Plus jamais.
Voici longtemps que je voulais le dire. Je vois en effet ton cœur se couvrir de blessures au fur et à mesure que cette phrase stupide est dite. Mais tu es maintenant trop blessée, mon âme, pour me permettre de me taire davantage.
Mon âme, mon âme, mon âme ! Viens pleurer ici, pour pouvoir vivre encore. Viens à moi, ici. Pleurons ensemble, car encore une fois je suis venu “chez moi et je ne fus ni accueilli ni reconnu” (Jn 1, 10-11), et encore une fois “Jérusalem tue ses prophètes entre le temple et l’autel…” (Lc 13, 34).
Depuis la création des anges et de l’homme, combien d’œuvres parfaites de Dieu furent méprisées ou gaspillées par les hommes ! Si elles n’ont pas triomphé, serait-ce parce qu’elles ne venaient pas de Dieu ? Au contraire, c’est précisément parce qu’elles venaient de Dieu qu’elles furent foulées aux pieds. Je t’affirme que c’est vrai. »

Et la Vierge Marie dit à Maria Valtorta le 4 juillet 1953 (Cf. Les Carnets) : « Je voudrais que la révélation qui t’a été faite soit connue du monde, car elle serait un filet de pêche miraculeuse, une lumière dans les ténèbres de nombreux cœurs, et du sel, du pain, du vin de vie qui y sont mis ; je pleure sur ceux qui empêchent la diffusion de l’Œuvre, sur toi, enfin sur ceux qui meurent en état de péché parce qu’ils en ont été privés. »

Dix tomes ? Je n’ai pas le temps !

Combien de temps gaspillons-nous, au cours de notre vie, à lire des choses autrement plus futiles ?

Mère Teresa avait certainement un agenda plus rempli que vous et moi réunis et est parvenue à lire l’œuvre avec joie.

Une vision fait en moyenne 7 ou 8 pages. Donc, en lisant L’Évangile tel qu’il m’a été révélé au rythme d’une vision par jour, on aura achevé ses 10 tomes en 1 an et 10 mois. Celui qui lit deux visions par jour l’aura achevé en moins d’un an.

Il est vrai que de nombreux prêtres sont surchargés. Certains, passant beaucoup de temps sur la route, écoutent l’œuvre au volant (elle est disponible sur supports usb et cd).

Réhabilitation

Reconnaissance et honneurs posthumes

Le 12 octobre 1971, une messe fut concélébrée par neuf prêtres, à la Basilique San Andrea, pour commémorer le dixième anniversaire de la mort de Maria Valtorta.

Le lundi 2 juillet 1973, jour de la fête de la Visitation de la Vierge Marie, la sépulture de Maria Valtorta fut transférée du petit cimetière communal de Viareggio à la chapelle du chapitre au Grand Cloître de la la basilique de la Santissima Annunziata, à Florence. L’exhumation du corps fut conduite par le père Berti en présence de plusieurs prêtres et laïcs. La cérémonie eut lieu dans la chapelle du Chapitre, dans le grand cloître, là où se trouve désormais la tombe de Maria Valtorta.

On sait, grâce au témoignage de la journaliste Geneviève Esquier, que l’abbé André Richard publiait, dans les années 1990, de nombreux articles très favorables à Maria Valtorta dans le journal catholique français L’Homme Nouveau. Or, un jour, le cardinal Ratzinger, qui était un lecteur assidu du journal, demanda au rédacteur en chef du bimensuel (Marcel Clément) de suspendre la publication des contenus sur Maria Valtorta, le temps de vérifier quelques points doctrinaux sur la théologie du mariage. Un an plus tard, le cardinal lui adressa une nouvelle lettre pour le remercier de son obéissance et lever sa réserve, car rien de contraire à la doctrine de l’Église n’avait été décelé dans les transcriptions de la mystique.

Mgr Roman Danylak, administrateur apostolique de l’éparchie de Toronto et de l’Est du Canada, au terme d’une minutieusement étude de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, en italien et en anglais, approuva cet écrit le 24 juin 2001 dans un document élogieux.

En avril 2001, les Servites de Marie demandèrent l’introduction de sa cause en béatification.

Le 15 octobre 2011, la messe commémorative du cinquantenaire de la mort de Maria Valtorta fut présidée, dans la basilique où elle repose, par Mgr Pier Giacomo De Nicolò, ancien nonce apostolique et archevêque de Martana (Italie).

Une fois pape, Benoît XVI béatifia en 2012 deux soutiens affichés des transcriptions de Maria Valtorta : bienheureuse mère María Espinosa (1904-1981) et bienheureux père Gabriel Allegra (1907-1976).

Indifférents aux condamnations du Saint-Office, des Saints, des bienheureux, des cardinaux, des évêques, des théologiens et des biblistes de premier plan (voir liste plus bas), ainsi qu’une multitude de laïcs, s’enthousiasmèrent pour l’œuvre de leur sœur dans la foi. Mais, chose peu ordinaire, ce sont probablement les scientifiques qui firent le plus pour la faire (re)connaître.

Aujourd’hui, la Fondazione Erede di Maria Valtorta – à but non lucratif – a pour mission de protéger et de diffuser les œuvres de Maria Valtorta. Elle a également la responsabilité de sa maison qu’elle fait visiter gratuitement sur rendez-vous.

Soutiens ecclésiastiques

Le livre Pro e contro Maria Valtorta (éd. CEV) d’Emilio Pisani et le site Internet associatif Maria-Valtorta.org [lien 1, lien 2] répertorient les principaux témoignages fac-similés ecclésiastiques en faveur de Maria Valtorta, et leurs propos. Voici une liste indicative :

  • Saint Padre Pio (1887-1968) : d’après le témoignage d’Elisa Lucchi
  • Sainte Mère Teresa de Calcutta (1910-1997) : d’après le témoignage écrit du père Leo Maasburg, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires autrichiennes et confesseur pendant 4 ans de Mère Teresa, la Sainte lui aurait recommandé la lecture de Maria Valtorta qu’elle aimait particulièrement.
  • Bienheureux Gabriel Maria Allegra (1907-1976), prêtre, bibliste et linguiste franciscain, fondateur du Studium Biblicum Franciscanum, l’Institut biblique de Hong-Kong (1945), traducteur de la première Bible complète en chinois (de 1935 à 1968), et rédacteur d’un dictionnaire biblique en chinois (1975). Il rédigera un opuscule de 27 pages intitulé Critique de l’œuvre de Maria Valtorta (Macao, 1970) et dira de l’œuvre, un an après sa mise à l’Index, qu’elle est « un trésor inestimable de la littérature universelle ». Il donna plusieurs conférences sur Maria Valtorta à la fin de sa vie, y compris au Vatican, conduisant plusieurs pontifes à la lire. Il fut béatifié en 2012 sous le pontificat de Benoît XVI.
  • Bienheureuse mère María Inés Teresa Arias Espinosa (1904-1981), fondatrice des Missionnaires clarisses du Saint Sacrement. Elle écrivit le 22 mai 1978 dans une lettre adressée à Emilio Pisani : « J’aime beaucoup lire Le Poème de l’Homme-Dieu. C’est vraiment devenu l’une des plus belles sources de lecture spirituelle. » et l’offrit à chacun des 35 monastères qu’elle avait fondés dans le monde (source).
  • Cardinal Augustin Bea (1881-1968), jésuite, confesseur du pape Pie XII, recteur de l’Institut biblique pontifical, conseiller du Saint-Siège. Il dit : « Une œuvre aussi intéressante qu’édifiante. » et en écrit le 23 janvier 1952 : « J’ai lu plusieurs fascicules rédigés par madame Maria Valtorta, en prêtant une attention particulière aux éléments exégétiques, historiques, archéologiques et topographiques. En ce qui concerne son exégèse, dans aucun des documents que j’ai examinés, je n’ai trouvé d’erreurs de quelque importance. J’ai d’ailleurs été très impressionné par le fait que les descriptions archéologiques et topographiques étaient proposées avec une remarquable précision. » (Pisani, Pro e contro Maria Valtorta, 5ème édition, CEV, 2008, p. 67)
  • Cardinal Édouard Gagnon (1918-2007), notamment conseiller théologique lors du Concile Vatican II et président du conseil pontifical pour la Famille de 1974 à 1990.
  • Mgr Alfonso Carinci (1862-1963), archevêque, secrétaire de la Congrégation des rites, responsable de la cause des Saints au Vatican, proche de Pie XII : « Une œuvre si belle, du point de vue littéraire, et d’un point de vue doctrinal et spirituel si élevée, si accessible, si profonde, et attrayante à la lecture. » « Je remercie le Seigneur qui nous a donné une œuvre doctrinalement et spirituellement si élevée » (source). Ce dernier rencontra Maria Valtorta, célébra la messe dans sa chambre et entretint une correspondance avec elle pendant six ans.
  • Mgr René Laurentin (1917-2017), docteur en théologie, docteur ès lettres, exégète, spécialiste des apparitions mariales, expert du concile de Vatican II (1960-1965), officier de la Légion d’honneur française, quatre prix de l’Académie française, plus de cent ouvrages et de deux mille articles à son actif. Il dira à propos de Maria Valtorta que « sa longue vie de souffrance, vécue dans un abandon total à Dieu témoigne de sa sainteté ».
  • Mgr Ugo Emilio Lattanzzi (1899-1969), doyen de la Faculté de Théologie de l’Université pontificale du Latran, conseiller du Saint-Siège.
  • Mgr Roman Danylak (1930-2012), administrateur apostolique de l’éparchie de Toronto de l’Est du Canada, docteur en droit canonique et en droit civil, diplômé de l’université Pontificale du Latran (Rome), administrateur apostolique de l’Église gréco-catholique ukrainienne pour l’est canadien, consulteur auprès de la Commission pontificale pour la révision du droit canon traitant des Églises orientales.Il étudia l’œuvre complète de Maria Valtorta en langue originale et synthétisa ses observations dans un article intitulé In Defense of The Poem (publié dans A Call to Peace, août-septembre 1992, vol. 3, no. 4). Il l’approuva dans un document du 24 janvier 2001. Il dit : « Je recommande vivement que tous les critiques se procurent et étudient L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, qu’ils le lisent dans son intégralité et sans communiquer sur des impressions superficielles ou des répétitions d’autres critiques. Ils y trouveront, j’en suis sûr, la paix et la joie, la connaissance plus profonde et plus intime de Notre Divin Sauveur et de Sa Sainte Mère, que moi-même et un nombre incalculable d’autres lecteurs dans le monde, y avons trouvé. »
  • Mgr Alberto Gaudêncio Ramos (1915-1991), archevêque de Belém (Brésil). Il donna son imprimatur à une anthologie sur L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, publiée en 1978.
  • Mgr Gaetano Bonicelli (1924-), alors évêque d’Albano (Italie) et futur archevêque métropolitain de Siena-Colle di Val d’Elsa-Montalcino (Italie), a donné son imprimatur le 28 mai 1978 au livre de Vincenzo Cerri, La S. Sindone e le intuizioni mistiche di Maria Valtorta (1978), traitant du Saint Suaire de Turin et faisant l’éloge de l’exactitude scientifique et théologique de l’œuvre.
  • Mgr Maurizio Raffa (1887-1968), fondateur du Centre romain de comparaison et de synthèse, nommé membre du Conseil pontifical pour les communications par le pape Pie XII. Il observa notamment que « pour écrire une seule partie de l’œuvre [de Maria Valtorta], il faudrait être un auteur (qui n’existe pas aujourd’hui) tout à la fois grand poète, bibliste talentueux, théologien confirmé, expert en archéologie et en topographie, et profond connaisseur de la psychologie humaine. » (Pro e contro Maria Valtorta, éd. CEV, 7ème édition, 2017, Gli attesti del 1952 e une petizione a Pio XII, p. 89)
  • Mgr João Pereira Venâncio, évêque de Leiria-Fatima, Portugal, de 1958 à 1972 ; il enseigna aussi la théologie dogmatique à l’université pontificale, à Rome.
  • Mgr George Hamilton Pearce (1921-2015), évêque d’Apia (Samoa), puis archevêque métropolitain de Suva (îles Fidji). « Il m’est impossible d’imaginer que quelqu’un puisse lire ce travail monumental, avec un esprit ouvert, et ne pas en être convaincu que l’auteur ne peut être autre que l’Esprit-Saint de Dieu. »
  • En mars 1992, sept évêques de l’Inde saluent la traduction de l’œuvre de Maria Valtorta en langue malayalam (source) :
  • Mgr Ottavio Michelini (1906-1979), prêtre et mystique italien honoré du titre de chapelain de Sa Sainteté par le pape Saint Paul VI. Jésus lui a confirmé être l’auteur du Poème (cf. Don Michelini, Confidences de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles, éd. du Parvis).
  • Mgr Gianfranco Nolli, directeur du Muséum égyptien du Vatican, écrira : « Quiconque lit le poème de l’homme-Dieu est obtient bénédiction spirituelle et paix intérieure. » (1971).
  • Père Gabriel Maria Roschini, professeur de l’Université pontificale du Latran, mariologue, principal théologien du tiers-ordre des Serviteurs de Marie, membre de la Congrégation des rites, réviseur de livres au Saint-Siège et auteur du livre La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta. Initialement très réservés envers le Poème, ce sont ses pages sur la Vierge Marie qui ont convaincu le père Roschini de son immensité.
  • Honorable Camillo Corsanego (1891-1963), juriste italien (droit canon et droit pénal), cofondateur du parti Démocratie chrétienne, élu à 31 ans président de la Jeunesse catholique italienne (qui deviendra l’Action catholique), député au Parlement, maître de conférences à l’Université pontificale du Latran, procureur au tribunal de l’État de la Cité du Vatican et doyen des conseillers consistoriaux chargés de plaider les causes de béatification et de canonisation. Il fut le seul membre laïc à assister aux professions de foi de Jean XXIII et de Paul VI lors à l’ouverture des deux premières sessions de l’assemblée du Concile œcuménique Vatican II. Il dit en janvier 1952 : « Dans ma vie, désormais assez longue, j’ai lu beaucoup d’ouvrages apologétiques, hagiographiques, théologiques et d’exégèse biblique ; mais je n’ai jamais trouvé un ensemble de science, d’art, de piété et d’adhésion aux enseignements de l’Église comme dans l’œuvre à propos des Évangiles de Mme Maria Valtorta. »
  • Père jésuite Fernando Bortone (1902-1982). Revenu à Rome, après avoir passé 18 ans en Chine comme missionnaire, il tança des prélats romains hostiles à Maria Valtorta : « On ne jette pas une montagne d’or seulement parce qu’elle pourrait contenir un grain de sable. »
  • Père Vernard Poslusney (1918-2005), conseiller au Saint-Office. Il rédigea 36 conférences sur Maria Valtorta et son œuvre.
  • John Haffert (1915-2001), co-fondateur et directeur de l’association L’Armée Bleue de Notre Dame de Fatima qui compta jusqu’à 25 millions de membres. Il écrivit en 1995 : « J’ai les dix volumes du Poème de l’Homme-Dieu en italien et en français. C’est l’œuvre la plus merveilleuse que j’ai jamais lue et je la considère comme une bénédiction de Dieu. Je suis dans mes soixante-dix ans. Et, dans toute ma vie, parmi tous les livres que j’ai lus, Le Poème de l’Homme-Dieu est celui qui m’a fait le plus de bien dans ma vie spirituelle. » (source)
  • Mère Teresa Maria de Saint Joseph (1900-1985), carmélite cloîtrée et très intime spirituellement de Maria Valtorta. Elles entretinrent une abondante correspondance écrite pendant 11 ans, en partie publiée en italien en deux volumes, sous le titre Lettere a Madre Teresa Maria (source).
  • Père Daniel Ange de Maupeou d’Ableiges (1932-), missionnaire, moine ermite, docteur honoris causa de l’Université Catholique de Lublin Jean Paul II (Pologne), auteur de 68 ouvrages sur le christianisme et fondateur de l’école de prière et d’évangélisation Jeunesse-Lumière. Lecteur de Maria Valtorta, il lui arrive de lire des passages des ses transcriptions dans ses homélies (source).
  • Père Nicolas Buttet (1961-), fondateur et modérateur de la Fraternité Eucharistein et de plusieurs œuvres en Suisse et en Europe.
  • Etc.

Les papes suivants auraient lu, tout ou en partie, l’œuvre :

  • Vénérable Pie XII (d’après Mgr Francesco Norese, archiviste de la Secrétairerie d’État, qui lui a remis en main propre l’œuvre en 1947) ;
  • Mgr Giovanni Battista Montini (futur Saint Paul VI) :
    • Mgr Pasquale Macchi, secrétaire particulier du pape Paul VI, confia en 1963 au père Corrado Maria Berti que le pape avait lu, en partie, Maria Valtorta et lui avait demandé d’envoyer l’œuvre complète au grand séminaire de Milan, à l’époque où il était archevêque de cette ville sous le nom de Mgr Giovanni Battista Montini, de 1954 à 1963 (fait rapporté sous serment par le père Berti dans son affidavit de 1978, cf. le second document Esposizione, § 9, pp. 7-8) ;
    • Paul VI a également félicité, le 17 janvier 1974, le père Gabriel Maria Roschini, via la Secrétairerie pontificale, pour son livre La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta ;
  • Saint Jean-Paul II (d’après son secrétaire, le cardinal Stanislas Dziwiz, qui confia au père Yannik Bonnet, lorsque ce dernier étudiait à Rome, avoir souvent vu les œuvres de Maria Valtorta sur la table de chevet du Saint Père).

Autres témoignages :

Medjugorje :

En 1982, à la question de Marija, l’une des voyantes de Medjugorje, « Quelqu’un qui le demande peut-il lire l’œuvre de Maria Valtorta ? », la Vierge Marie répond : « Vous pouvez la lire ». Le 27 janvier 1988, Vicka, une autre des voyantes, précise dans un entretien accordé à Jan Conell, un avocat américain du Pittsburgh Center for Peace, que le livre La Cité Mystique de Dieu de Marie d’Agreda (une révélation privée en quatre volumes) « est une version authentique » de la vie de Marie, et que Notre Dame confirme que L’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta « est la vérité [et] que si une personne veut connaître Jésus, il doit lire [ce texte]. Ce livre est la vérité. »

D’autre part, à la fin des années 90, le Centro Editoriale Valtortiano a reçu des photos de Vicka, se recueillant sur la tombe de Maria Valtorta à la basilique Santa Annunziata.

Sources : « Eco di Maria » n° 124, déc. 1995/janvier 1996. Fac-similé de l’entretien de Vicka, paru dans la Queen of Peace Newsletter.

Diffusion

À ce jour (2020), les œuvres de Maria Valtorta furent traduites dans 28 langues (italien, français, espagnol, anglais, portugais, vietnamien, chinois, coréen, japonais, russe, roumain, swahili, etc. ; en cours : arabe, suédois, etc.), souvent par des prêtres et des missionnaires.

Les 43 premiers chapitres (tome 1 : la vie cachée) furent traduits en chinois et publiés en 2006. Le 27 avril 2007, les évêques chinois, préparant un synode sur La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église, demandèrent à ce que les œuvres de Maria Valtorta continuent à être traduites « pour aider le peuple de Dieu à apprécier le message évangélique » (cf. le site officiel du Vatican ; traduction en français).

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé s’est écoulé à environ 4 millions d’exemplaires dans le monde. En France, on estimait, en 2017, à 50.000 le nombre de ses lecteurs.

Jésus Christ à Maria Valtorta : « Prenez cette œuvre et ne la scellez pas, mais lisez-la et faites-la lire, car le temps est proche et que celui qui est saint se rende encore plus saint. » (dictée du 3 février 1947, vision 652)

Le combat spirituel continue.

Depuis plus de dix ans, un petit nombre d’auteurs anonymes censure la page Wikipédia FR de Maria Valtorta. Leur but est de réduire l’oeuvre à la condamnation du Saint-Office pour en dissuader la lecture. Ainsi, suppriment-ils dans les heures ou les jours qui suivent tout ajout positif, même dûment sourcé. Il s’agit malheureusement d’une pratique courante sur cette encyclopédie alternative.

Cette biographie à charge a trompé une multitude de laïcs, religieux, prêtres, évêques et journalistes, d’autant que cette page apparaît en tête sur les moteurs de recherche. Pour exemple, le 29 septembre 2021, la commission doctrinale de la Conférence des évêques de France (CEF) publie une note intitulée Bref avertissement au sujet de la diffusion de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta, reprenant point pour point le narratif présent sur Wikipédia, avec les mêmes omissions. Sur la base de cette note, un évêque français fait interdire le lendemain un atelier qui devait présenter les transcriptions de Maria Valtorta et la presse catholique (La Croix, Famille chrétienne) relaie la note auprès de dizaines de milliers de lecteurs.

Nous voyons ici comment quelques individus, bien organisés et agissant hors de l’Église, parviennent à en orienter les membres les plus influents et, par ruissellement, des milliers d’âmes.

Intérêts de l’œuvre

Maintenant que nous avons vu la solidité de l’œuvre, il convient de se questionner sur les intérêts qu’elle représente.

Les sept raisons de Jésus

Jésus Christ, lui-même, énumère sept raisons qui ont motivé la transmission de cette œuvre (cf. Valtorta, L’adieu à l’ouvrage, tome 10, vision 652) :

  1. Combattre les erreurs
  2. Réveiller chez les prêtres et chez les laïcs un vif amour pour l’Évangile
  3. Donner aux maîtres spirituels et aux directeurs d’âmes une aide pour leur ministère
  4. Ramener à leur vérité les figures du Fils de l’Homme et de Marie
  5. Connaître exactement la complexité et la durée de sa longue passion (200 pages)
  6. Montrer la puissance de sa Parole
  7. Faire connaître le mystère de Judas (468.7)

Ces raisons sont détaillées ici.

Clarifier la vie et les enseignements de Jésus

Jésus traite, dans les écrits de Maria Valtorta, tous les sujets auxquels un humain peut être confronté au cours de sa vie.

Exemples : Comment le monde fut-il créé ? Quelle est la place de l’homme dans l’univers ? Quel est le sens de l’existence ? Pourquoi le mal et la souffrance ? Pourquoi Dieu a-t-il placé, dans le jardin d’Éden, un arbre aux fruits défendus ? L’enfer et le purgatoire existent-ils ? À quoi ressemble le Paradis ? Existe-t-il d’autres formes de vie en dehors de notre planète ? Que dit-il du concubinage et de la relation de couple ? et de la sexualité ? Comment honorer ses parents ? Quel rapport avoir au travail, à l’argent, à l’injustice, aux autorités politiques et militaires ? Qu’adviennent les animaux après leur mort ? Ont-ils une âme ? Que dit Jésus au sujet du suicide ? Que dit-il des autres religions ? Judas était-il prédestiné à trahir ? Aurait-il encore pu être sauvé, par son repentir et la miséricorde divine, après avoir livré Jésus ? Etc.

D’autres éléments plus factuels sont également éclairés.

Exemple : Comment Jésus organisait-il ses déplacements et où logeait-il avec ses disciples ? Jésus a-t-il produit des écrits de sa main (comme des lettres) ? Etc.

Parfaitement conformes à la révélation (Écritures, tradition et magistère de l’Église catholique, apostolique et romaine), les transcriptions de Maria Valtorta permettent d’éviter bien des erreurs d’interprétation.

Que dit Jésus de lui-même ? Sa pensée évoluait-elle dans le temps (ici, la transcription des échanges du jeune Jésus au Temple de Jérusalem nous aide à répondre) ? Qui sont les bergers appelés les premiers à venir adorer l’enfant Jésus et que sont-ils devenus ? Jésus avait-il des frères et des sœurs de sang (Mt 12, 46 ; Mt 13, 55-56 ; Mc 6, 3 ; Jn 7, 2 ; Ac 1, 14 ; 1 Co 9, 5 ; dans l’œuvre : 323.5 note, 348.9-12) ? Pourquoi Jésus a-t-il été si dur envers la Syrophénicienne qui implorait la guérison de sa fille possédée (Mt 15, 21-28 ; Mc 7, 24-30) ? Marie de Béthanie et Marie de Magdala sont-elles la même personne ? Y a-t-il eu une ou deux multiplications des pains ? Jésus chassa-t-il une ou deux fois les marchands du Temple de Jérusalem ? Que s’est mis à écrire Jésus sur le sol avec son doigt lorsque les juifs voulurent lapider la femme adultère ? Que signifie le sabbat « second-premier » (Lc 6, 1) ? Qui, parmi les disciples, se trouvait au pied de la Croix lors de l’agonie du Christ ? Quel était le nom et l’histoire du bon larron (609.11-14) ? Que sait-on sur le voile de Véronique se trouvant à Manoppello ou sur le suaire de Jésus se trouvant à Turin ? Etc.

Notons encore que le fait que Maria Valtorta rédige ses visions et locutions directement en italien moderne dissipe les débats autour de la fidélité des traductions et des interprétations des textes antiques.

Jésus Christ parle de ces problématiques à Maria Valtorta, le 17 mai 1945 : « Je te fais seulement remarquer comment une seule phrase omise ou un mot mal retranscrit peut tout changer. […] Réfléchis donc et comprends comment vingt siècles ont pu priver l’Évangile apostolique de certaines parties ; certes, cela ne nuit pas à la doctrine, mais à la facilité de comprendre l’Évangile apostolique. » (165.11) [Note : Cette remarque s’applique particulièrement aux noces de Cana et à la question « des frères et des soeurs » de Jésus.]

Jésus présente cette œuvre comme « un don extraordinaire : une nouvelle annonce de l’Évangile qui vient confirmer l’ancienne » (Valtorta, Les Carnets, dictée du 23 décembre 1948)

Dissiper les hérésies

Au fil des siècles, et plus particulièrement dans la période récente, de nombreuses personnes ont cherché à insérer leurs propres spéculations entre les lignes des Évangiles, ou à contester l’authenticité.

Voici les plus répandues :

Jésus a-t-il réellement existé ou bien est-il un personnage composite fusionnant plusieurs mythes locaux ? Sa mère était-elle vraiment vierge et éternellement sans péché ? A-t-il eu des frères et sœurs ? Jésus et/ou Jean-Baptiste furent-ils initiés par des esséniens ? Jésus s’était-il formé en Inde avant sa vie publique ? Était-il végétarien ? Était-il en couple avec Marie-Madeleine et a-t-il, éventuellement, eu une descendance cachée ? Jésus a-t-il parlé de la réincarnation ? Ou, s’en est-il sciemment abstenu car ses contemporains n’étaient pas prêts à recevoir une telle information (Jn 16, 12) ? Jean le Baptiste est-il la réincarnation du prophète Elie (Ml 3, 23 ; Mt 17, 9-13 ; Mt 11, 11-15 ; Mc 9, 9-13 ; Lc 1, 17 ; Jn 1, 19-21) ? A-t-il vraiment fait tous ces miracles (marcher sur l’eau, multiplier les pains et les poissons, réanimer le défunt Lazare, etc.) ? Les miracles sont-ils des phénomènes naturels rares pouvant être expliqués rationnellement ? Judas est-il l’artisan secondaire et indispensable de la Rédemption (468.7 ; 605.14) ? Judas a-t-il servi de bouc émissaire, libérant les autres disciples de leur culpabilité d’avoir abandonné Jésus ? Jésus a-t-il vraiment été crucifié, comme le conteste l’islam (sourate 4, verset 157) ? Ou bien a-t-il échappé à la crucifixion en mettant Judas à sa place, comme le pensent certains musulmans ? Le Christ est-il mort sur une croix ou sur un poteau, comme l’affirment les Témoins de Jéhovah ? L’apôtre Jean et l’évangéliste Jean sont-ils deux personnes distinctes (464.17 ; 468.1) ? Sommes-nous, nous aussi, fils et filles de Dieu, à l’égal de Jésus ? Est-il vraiment Dieu incarné ou simplement un grand sage-philosophe, à l’instar de Socrate ou de Lao Tseu ? Jésus voulait-il vraiment créer une religion nouvelle ? Jésus parlait-il réellement de Dieu au masculin (Le Père) ? Qu’a-t-il dit au sujet des sacrements, de la transsubstantiation, de la communion des Saints ? Saint Paul a-t-il travesti l’enseignement de Jésus Christ ? Les Évangiles ont-ils été altérés par leurs rédacteurs ou ultérieurement ? L’empereur Constantin a-t-il déifié Jésus – en le présentant comme Fils de Dieu – afin de diffuser une théologie plus conforme à ses vues impériales ? Les rédacteurs du Nouveau Testament ont-ils sciemment occulté certains faits qui auraient pu donner une image moins parfaite de Jésus ? Nos traductions actuelles de la Bible déforment-elles le message de Jésus ? L’Église tente-t-elle de cacher certaines vérités à ses fidèles, notamment en rejetant les évangiles apocryphes des premiers siècles ? Le catéchisme et le magistère actuels de l’Église catholique sont-ils toujours conformes aux enseignements d’origine ? L’histoire du Christ a-t-elle des racines communes avec d’autres grands récits traditionnels, tel que celui de Krishna en Inde ? Marie est-elle vraiment co-rédemptrice de l’humanité avec son Fils ? Le diable est-il une créature voulue maléfique par Dieu afin de permettre aux humains de choisir entre le bien et le mal ? Le terme pluriel Elohim, que l’on trouve dans la Genèse, renvoie-t-il à des êtres extraterrestres ayant créé l’homme par manipulation génétique ? Etc.

Unifier les chrétiens

Par la profondeur de leurs détails – vérifiables – et leur production récente, les transcriptions de Maria Valtorta offrent aux chrétiens de toutes traditions un éclairage unificateur.

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé est l’un des plus grands leviers pour la conversion, la clarification et l’unité.

Même les musulmans, qui croient au retour de Jésus à la fin des temps (le Mahdi) et à la virginité de sa mère (Maryam), peuvent trouver un réel intérêt à lire cette œuvre pour mieux connaître ces deux personnes qu’ils aiment.

Évangéliser en notre temps scientiste

Dieu aurait pu offrir ce formidable cadeau à l’humanité il y a 500 ans, par l’intermédiaire d’un autre de ses fidèles. Nous pouvons donc nous demander pourquoi au milieu du XXème siècle ? Trois raisons, au moins, m’apparaissent :

  • L’athéisme, l’agnosticisme, le scientisme, l’humanisme immanent et le relativisme de masse sont des croyances extrêmement récentes qui ont accompagné la modernisation, l’industrialisation et la technicisation du monde. Aucune époque n’a jamais été aussi incrédule que la nôtre. Elle a déplacé sa foi dans la science, prétendument salvatrice. Maria Valtorta reçoit ses révélations en pleine seconde guerre mondiale, alors que le scientisme révèle le paroxysme de son horreur dans les totalitarismes nazi et communiste, s’adonnant respectivement à l’eugénisme de masse et à la « dictature scientifique du prolétariat ». C’est au cœur de cette période que Dieu a jugé bon d’offrir à ses enfants l’Évangile dans ses moindres détails. Et, de fait, ces derniers sont si nombreux qu’ils fournissent un matériel suffisamment dense (big data) pour être analysé scientifiquement (data mining), en une époque où ce qui n’est pas « prouvé scientifiquement » est dévalorisé.
  • Seule notre époque dispose des capacités techniques nécessaires pour vérifier la solidité des transcriptions de Maria Valtorta (archivages historiques, fouilles archéologiques, big data, logiciels de statistique et d’astronomie, cartographies satellites, etc.).
  • Notre époque dispose des moyens techniques nécessaires pour diffuser aisément et massivement cette œuvre volumineuse en version papier, numérique et audio (chose impensable pour les moines copistes du Moyen Âge).

Notons que Dieu a offert ce cadeau, certes, lorsque la science était suffisamment avancée, mais juste avant l’informatisation du monde, de sorte qu’on ne puisse accuser Maria Valtorta d’avoir bénéficié de puissants logiciels par l’intermédiaire de complices. De plus, ces écrits furent donnés en italien, une langue actuelle et facile à traduire.

C’est donc une œuvre taillée pour transcender le rationalisme et son cœur de pierre.

Dans une lettre dictée à Maria Valtorta et destinée au pape, le Très Haut parle de l’œuvre comme de « la Bonne Nouvelle ré-évangélisée afin de confirmer l’Évangile qui a traversé les âges, afin de t’aider, ô Père de la Chrétienté, et d’aider la chrétienté toute entière contre laquelle s’avance le Dragon maudit. » (Dictée du jeudi 23 décembre 1948)

 

Et, dans L’Adieu à l’Œuvre (tome 10), Jésus dit « donner [par cette oeuvre] à la sainte Église un plus grand nombre de moyens pour combattre le modernisme qui, bien que condamné par mon saint vicaire Pie X, dégénère aujourd’hui en diverses doctrines de plus en plus nuisibles. »

Écrits de Maria Valtorta

Michele Pisani (1896-1965) fut le premier éditeur de Maria Valtorta. Son fils, le Dr. Emilio Pisani, fonda, avec son épouse Claudia Vecchiarelli, la société d’édition Centro editoriale valtortiano (CEV), entièrement dédiée aux écrits de Maria Valtorta. Le siège de la maison d’édition se trouve dans la ville d’Isola del Liri (Frosinone, Lazio, Italie).

Les écrits inspirés (5 livres, 16 volumes)

  • L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, éd. CEV, 2016 : compilation des visions et des dictées sur la vie de Jésus, reçues du 28 avril 1943 au 28 avril 1947, 4600 pages en 10 tomes. Commander l’œuvre en version papier (seconde traduction) ; on la trouve également dans presque toutes les libraires catholiques.
    Vous pouvez lire gratuitement l’intégralité des 10 tomes de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé en français sur le site maria-valtorta.org. Pour vous orientez dans la table des matières complète de l’œuvre, cliquez-ici.
  • Les Cahiers (Quaderni) rassemblent des dictées d’ordre catéchétique, en lien avec l’ascèse, l’exégèse et la doctrine, des commentaires d’Isaïe, d’Ézéchiel, de Sophonie, de Habacuc, d’Abdias, des enseignements sur notre époque et son devenir, des visions des premiers martyrs (Agnès, Perpétue, Félicité, Pétronille, Phénicule, Cécile, Anaclet, Diomède, Irène… ou, plus récemment, Flore et Marie au IXème siècle, à Cordoue, sous le règne d’Abd al-Rahman II), du Paradis, de l’enfer ou d’évènements présents ou à venir, d’apparitions de Jésus et de Marie, etc. Les Cahiers furent publiés en trois tomes :
    1. Les Cahiers de 1943, éd. CEV, 2002. Parcourir en ligne.
    2. Les Cahiers de 1944, éd. CEV, 2003. Parcourir en ligne.
    3. Les Cahiers de 1945 à 1950, éd. CEV, 2004 : dont 70 pages de commentaires sur l’Apocalypse. Parcourir en ligne.

    Vous pouvez écouter gratuitement Les Cahiers en ligne ici.

  • Le Livre d’Azarias, éd. CEV, 2002 : 58 messes festives du missel romain de Saint Pie V (pré-Vatican II) commentées par Azarias, l’archange Raphaël, l’ange gardien de Maria Valtorta. (Observons que dans le Livre de Tobie figurant dans l’Ancien Testament, l’archange Raphaël se présente à Tobit et à sa famille sous le nom d’Azarias ; Tb 5, 4-13.) Le livre comprend également des révélations sur la chute de Lucifer. Lire en ligne.
  • Leçons sur l’Épître de Saint Paul aux Romains, éd. CEV, 1999 : 48 leçons dictées par l’Esprit Saint à Maria Valtorta, de 1948 à 1950, commentant l’Épître verset par verset. Thèmes : la création, la grâce, la justice, la miséricorde, la venue du Royaume de Dieu. Parcourir en ligne.
  • Les Carnets, éd. CEV, 2018, 298 pages, traduction française : Yves d’Horrer. Les Carnets parurent pour la première fois en 2007 en Italie, sous le titre Quadernetti. Ils rassemblent les dernières dictées de Jésus Christ à Maria Valtorta, de 1943 à 1954. Thèmes : premiers temps de l’Église, crise de l’Église, commentaires de Jésus sur le Notre Père et le Je vous salue Marie, conseils pastoraux, précisions sur certains textes évangéliques, messages de Marie, révélations sur l’emplacement du tombeau oublié de Saint Pierre.

Les écrits « non inspirés » (2 livres, 3 correspondances)

  • Cuore di una donna (Cœur de femme en français) : écrit antérieur aux visions et dictées, détruit en 1978 conformément à la demande de Jésus Christ, afin que Maria Valtorta soit « seulement connue comme écrivain pour l’œuvre » (cf. Les Carnets : document non daté n° 5). Personne n’a lu le contenu de ce manuscrit.
  • Autobiographie : à la demande de son confesseur, Maria Valtorta rédige son autobiographie de février à avril 1943. Ces 550 pages écrites (en version imprimée) en deux mois et demi seront publiées après son décès. Le bienheureux père Gabriel Maria Allegra écrivit dans son Journal le 18 juin 1970 au sujet de ce livre : « L’Autobiographie de M. Valtorta se détache des œuvres similaires, même celles écrites par des saints. Elle est puissante et originale au point de me faire souvent penser à celle de B. Cellini quant au style, robuste, vivace, spontané. […] Style vigoureux et très vivace, foisonnant et coloré, qui peut-être dépasse celui du Poème de l’Homme-Dieu. Des pages riches de pensées et de profondeurs psychologiques, qui nous aident à comprendre la physionomie spirituelle de la porte-parole de Jésus : Maria Valtorta. »
  • La correspondance de Maria Valtorta comprend des centaines de lettres (non disponibles en français à ce jour) :

Compilations thématiques

Les maisons d’édition CEV et Rassemblement À Son Image ont réalisé plusieurs compilations thématiques :

  • Saint Joseph de Nazareth (texte et audio)
  • Marie-Madeleine
  • Le Mystère de Judas (700 pages)
  • Etc.

Quelques extraits

Voici quelques extraits de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé :

Jésus : « Le Décalogue, c’est la Loi. Mon Évangile c’est ma doctrine, qui vous rend plus claire cette Loi et qui vous donne le goût de la suivre. Cette Loi et cette doctrine suffiraient pour faire, des hommes, des Saints. » (35.7)

Jésus : « La présomption c’est la ruine. » (54.3)

Jésus : « Simon, fils de Jonas. Sais-tu ce qu’est le cœur de ton Jésus ? Tu n’as jamais vu la mer, la vraie mer ? Si ? Eh bien ! Mon cœur est bien plus vaste que son étendue. Il y a de la place pour tous. Pour toute l’humanité. Le plus petit y a place comme le plus grand. Et le pécheur y trouve l’amour comme l’innocent. » (55.4)

Jésus à Jonas, l’un des bergers de la nativité : « Dis aux morts que je suis la Vie, à ceux qui dorment que je suis le Soleil qui se lève pour les tirer du sommeil. Dis aux vivants que je suis la Vérité qu’ils cherchent. » (88.4)

Jésus à ses disciples : « Grande est votre destinée ! Mais aussi : grande et redoutable est votre mission ! Rappelez-vous que celui à qui on a donné davantage est tenu de fournir davantage. Et à vous, c’est le maximum qui sera donné en fait d’instruction et de don. Vous êtes instruits par moi, le Verbe de Dieu, et vous recevez de Dieu le don d’être ‘les disciples’, autrement dit les continuateurs du Fils de Dieu. Je voudrais que vous ne cessiez de méditer sur le choix dont vous êtes l’objet, que vous vous examiniez, que vous vous soupesiez… Et si l’un d’entre vous se sent capable d’être seulement fidèle, mais ne trouve pas en lui l’énergie d’un apôtre, qu’il se retire – je ne veux pas même dire : s’il se sent pécheur et endurci, mais simplement : s’il ne se sent incapable d’être plus que fidèle –. Moi, je n’offre rien d’autre que la sainteté. Sur la terre c’est la voie la plus étroite, la plus pauvre, la plus escarpée, la plus épineuse, la plus persécutée qui soit. Au Ciel, son étroitesse se change en immensité, sa pauvreté en richesse, ses épines en un tapis de roses, son escarpement en un sentier facile et agréable, sa persécution en paix et béatitude. Mais ici-bas, c’est un effort héroïque que d’être saint. Moi, je n’offre que cela. » (98.8)

Jésus à Lazare : « Tu t’inquiètes de trop de choses… et si peu importantes ! Laisse faire le temps : ce sont des bulles d’air qui crèvent et disparaissent avec leurs reflets gais ou tristes. Regarde vers le Ciel. Lui, il ne s’évanouit pas : il demeure pour les justes. » (113.5)

Lire les réponses que donne Jésus au sujet de la réincarnation.

Écoutez le chapitre ci-dessous en version audio pour vous faire une idée de la profondeur de l’œuvre : Jésus instruit Judas Iscariote (première traduction en français).

Aller plus loin :

Ressources numériques

En français

L’Évangile tel qu’il m’a été révélé :

Lire le Nouveau Testament et la transcription lui correpondant :

Lire l’Évangile du jour et la transcription lui correspondant :

Lire l’Évangile du dimanche et la transcription lui correspondant :

(Aussi disponible en version imprimée.)

Sites généralistes :

Vidéos :

Audios :

App (téléphones et tablettes) :

En langues étrangères

En italien

En anglais

Voir le sommaire complet des 10 tomes en anglais.

Lire en ligne et gratuitement 20% du livre principal de Maria Valtorta, traduit en anglais, The Gospel as Revealed to Me :

Autres sites :

En espagnol

En allemand

En polonais

Titre de l’ouvrage principal en polonais : Poemat Boga-Człowieka.

En lituanien

Recherches scientifiques

En français

En anglais

Livres sur Maria Valtorta et son œuvre

En français

  • Dernière traduction en français : L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, 10 tomes, traduit depuis l’italien par Yves d’Horrer, éd. CEV, 2016
  • Père Gabriel Maria Roschini, La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta, éd. CEV, 2013.
  • Emilio Pisani, Padre Pio et Maria Valtorta, éd. CEV, 2000
  • Jean Aulagnier :
    • Maria Valtorta, qui es-tu ?, 1992 : sur les raisons qui poussent l’auteur à croire dans la fiabilité des transcriptions de Maria Valtorta ; comprend aussi des annexes sur vénérable Marie d’Agréda et bienheureuse Anne-Catherine Emmerich
    • Avec Jésus au jour le jour, éd. Résiac, 1994
  • Jean-François Lavère :
    • L’Énigme Valtorta, tomes 1 et 2, éd. Rassemblement à Son Image, 2012 et 2014. Télécharger gratuitement le tome 1 au format .epub, via l’association Maria Valtorta.
    • Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta, éd. Maria Valtorta, éd. Rassemblement à Son Image, 2017
    • Enquête sur la datation de la vie de Jésus éclairée par l’étude des évangiles et les écrits de Maria Valtorta, éd. CEV, mai 2021
  • Mgr René Laurentin et François-Michel Debroise, La Vie de Marie d’après les révélations des mystiques, Que faut-il en penser ?, éd. Presses de la Renaissance, 2011
  • Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise et Jean-François Lavère, Dictionnaire des personnages de l’Évangile selon Maria Valtorta, éd. Salvator, 2012
  • Mgr René Laurentin et François-Michel Debroise, La Vierge des derniers temps, éd. Salvator, 2014
  • François-Michel Debroise :
    • Maria Valtorta et l’Église, Quelle attitude avoir envers les visions et dictées de Maria Valtorta ?, éd. Rassemblement à Son Image, 2015
    • Maria Valtorta, visionnaire et mystique pour notre temps, éd. Maria Valtorta, 2016
    • Trilogie À la rencontre de Maria Valtorta, 2019-2020:
      • Tome 1 : Sa vie (140 pages)
      • Tome 2 : Son œuvre (280 pages)
      • Tome 3 : Sa spiritualité
  • Bienheureux père Gabriel Maria Allegra, Éloge de l’œuvre de Maria Valtorta, éd. Rassemblement à Son Image, 25 juin 2020
  • Les éditions Rassemblement à Son Image gèrent la diffusion des œuvres pour la France. Elles ont aussi réalisé de très nombreuses adaptations écrites ou audios (CD ou clé usb) des textes de Maria Valtorta : l’œuvre en 260 heures d’enregistrement, livres et enregistrements thématiques, versions adaptées pour les enfants (4-8 ans ; 8-12 ans ; 13 ans et plus), version simplifiée en 11 tomes, bandes dessinées, L’Évangile du dimanche (les deux textes en miroir), etc. Ils éditent également la revue Chrétiens Magazine.

En langues étrangères

En italien

  • L’Evangelo come mi è stato rivelato : titre actuel de l’œuvre principale de Maria Valtorta en italien.
  • Albo Centoni, Una vita con Maria Valtorta, Testimonianze di Marta Diciotti, CEV, 1987 : témoignage de celle qui fut la femme de ménage de Maria Valtorta pendant les 26 dernières années de sa vie.
  • Emilio Pisani, Pro e contro Maria Valtorta, CEV : rassemble notamment les témoignages fac-similés de membres éminents de l’Église en faveur de Maria Valtorta.
  • Fernando La Greca, Gesù e il mondo greco-romano nell’opera di Maria Valtorta, CEV, 2019, 218 pages : sur les concordances historiques avec le monde gréco-romain d’il y a 2000 ans.
  • Vincenzo Cerri, La S. Sindone e le intuizioni mistiche di Maria Valtorta (1978) : étude sur le Saint Suaire de Turin d’après les transcriptions de Maria Valtorta. Ce livre fut complété par le supplément d’Ugo Bertolami intitulé La Sindone secondo Maria Valtorta (14 pages).
  • Dr. Emilio Pisani :
    • Lettera a Claudia, CEV : témoignage du président-fondateur de la Fondazione Erede di Maria Valtorta sur l’engagement de son couple pour la diffusion des œuvres Maria Valtorta.
    • Casa Valtorta, CEV : fascicule sur la maison de Maria Valtorta à Viareggio.
    • Bollettino Valtortiano : bulletin bi-annuel, depuis 1972, sur l’actualité de Maria Valtorta.
  • Les documents concernant l’emplacement de l’hypogée (tombeau) de Saint Pierre ont inspiré le roman I giorni della tempesta (Les jours de tempête), du journaliste italien Antonio Socci (éd. Rizzoli, 2012).

En anglais

  • The Gospel as Revealed to Me : titre actuel de l’œuvre principale de Maria Valtorta en anglais. La traduction anglaise est considérée comme l’une des meilleures traductions à ce jour.
  • A Summa and Encyclopedia to Maria Valtorta’s Extraordinary Work, juin 2017 : étude historique et théologique en anglais de 1369 pages réalisée par le chercheur catholique Stephen Austin (pdf gratuit).
  • Le Maria Valtorta Research Centre (MVRC) est un groupe d’étude interdisciplinaire travaillant depuis 1981 sur les transcriptions de Valtorta. Le MVRC a compilé ses recherches dans Sunrise of Truth, une encyclopédie en plusieurs volumes.
  • Vincenzo Cerri, The Holy Shroud and the Visions of Maria Valtorta, 1994 : étude sur le Saint Suaire de Turin d’après les transcriptions de Maria Valtorta.

En espagnol

  • El Evangelio como me ha sido revelado : titre actuel de l’œuvre principale de Maria Valtorta en espagnol.

Bienfaisances et initiatives

  • Jean-Louis Lacourt, encouragé par le père Xavier Malle (prête de la commuauté Emmanuel et recteur du sanctuaire marial de Notre-Dame de la Prière à L’Île-Bouchard, puis consacré évêque de Gap et d’Embrun en 2017), coordonne des groupes de lecteurs de Maria Valtorta sur toute la France (tél : 02 44 27 61 85 ou 06 30 77 78 09, mél : lacourtjeanlouis(a)gmail.com) ; présentation vidéo.
  • L’association Lecteurs sans frontières, fondée par Stéphane Jah Nadir, organise des sessions de lectures de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé auprès des personnes hospitalisées (tél : 06 60 84 30 66, mél : nadirjah(a)gmail.com).
  • Le professeur Léo A. Brodeur PhD et le père Kisito Vodounon ont développé les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola en lien avec les écrits de Maria Valtorta.
  • Les éditions Rassemblement à Son Image offrent gracieusement les droits éditoriaux de leurs adaptations pour les enfants de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé.
  • Chaque année, des pèlerinages sont organisés en Terre Sainte sur le pas de Jésus selon Maria Valtorta, en partenariat avec Pax Tour.
  • L’association Maria Valtorta (France) :
    • envoie gratuitement le premier tome de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé aux prêtres de France qui en font la demande en écrivant à : m.valtorta(a)gmail.com
    • organise quelque 200 conférences par an, en France, pour faire connaître la richesse de ces écrits (carte ci-dessous).

Association Maria Valtorta : 200 conférences par an en France

Cet article a 3 commentaires

  1. Mario GAGNÉ

    C’est une découverte tardive. J’ai aussitôt voulu tout savoir sur cette mystique. J’ai commandé le premier volume de son Évangile et me suis mis à le lire, puis je savais que j’irais jusqu’au bout. Et j’ai ensuite voulu tout lire. J’annotais et surlignais comme on fait d’un classique. Je crois sincèrement, même si je ne suis pas une autorité, que son œuvre est inspirée. Elle nous donne accès à des centaines de «pages perdues». C’est copieux et savoureusement traduit. Tout est intéressant. Quelle chance pour les chrétiens ! Une somme qui se situe entre la Tradition et les Apocryphes.

  2. Alban

    Article exceptionnel, merci!

Laisser un commentaire

2 + 8 =